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Vign_Aude_Mirkovic_pma

LA PMA :

UN ENJEU DE SOCIÉTÉ

Va-t-on enfin prendre les droits de l'enfant au sérieux ?
La PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes est l'une des mesures phare de la révision de la loi de bioéthique de 2011, et l'attente du public en la matière est forte. Mais, au moment d'envisager cette PMA non thérapeutique, la société doit choisir : jusqu'où voulons-nous aller avec ces techniques de procréation artificielle ?
 
La PMA doit-elle demeurer une mesure d'exception, destinée à compenser un problème médical, ou devenir un mode habituel de procréation entraînant la société vers une nouveauté anthropologique, selon les termes du Comité consultatif national d'éthique ?
 
Les Français qui se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes célibataires seraient-ils du même avis si la question leur était posée du point de vue de l'enfant : « pensez-vous que la loi doive organiser la conception d'enfants privés, délibérément et légalement, de père ? »
 
Ce qui se joue désormais n'est pas seulement la PMA pour les femmes, mais un bouleversement majeur de la société qui ne saurait en rester aux cas individuels et à l'émotion qui s'en dégage. Il est urgent de mesurer ce que signifie exactement la PMA pour les femmes, pour en saisir les enjeux et prendre nos décisions en connaissance de cause.
 
C'est le propos de ce livre.

 
Vign_Adeline_Le_gouvello

Le CCNE a publié le 27 juin 2017 un avis sur l’autoconservation des ovocytes, la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation par autrui (GPA) qui ouvre la porte, malgré de graves réticences, à la « PMA pour toutes ». Adeline Le Gouvello, avocate, décrypte pour Gènéthique les grandes lignes de propositions controversées.

 

Avis de Maître Adeline Gouvello à la CCNE
 
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Vign_Blanche_Streb

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un ouvrage aussi riche qu'alarmant, Blanche Streb fait le point sur les avancées de la médecine procréative. Selon elle, la science rend possible et le droit rend parfois légal une nouvelle forme d'eugénisme.

  

Blanche Streb est docteur en pharmacie. Après avoir travaillé douze ans en recherche et développement dans l'industrie pharmaceutique, elle est aujourd'hui directrice de la formation et de la recherche pour Alliance VITA. Elle vient de publier Bébés sur mesure, le monde des meilleurs (Artège, 2018).

 

FIGAROVOX. - En fait, Blanche Streb, vous êtes à la mode : vous prônez en quelque sorte un retour au bio, sans colorants ni conservateurs, contre la tentation des OGM que sont les « bébés sur mesure » ...

 

Blanche Streb. - Je prône surtout un retour au bon sens humain, qui heureusement n'est jamais très loin lorsque les enjeux sont clairement et globalement exposés. Mais votre comparaison est intéressante. Vous évoquez l'écologie, or de nos jours il y a une prise de conscience incontestable des dégâts que la fascination de l'homme pour certaines technologies ou l'absence de respect de la nature ont pu engendrer. La même prise de conscience sur l'état d'urgence éthique dans lequel nous sommes devient incontournable, vitale ! Aujourd'hui, l'homme s'octroie le droit de manipuler la vie, dès son commencement. Des bébés génétiquement modifiés sont nés, en Ukraine, au Mexique, en dépit de tout principe de précaution. Préoccupant !

 

Vous écrivez que «la France est devenue un pays eugéniste ». Quoi, déjà ?

En effet, osons regarder cette vérité en face : en France, malheureusement, est né et se répand un nouvel eugénisme, technique, consensuel, démocratique et bientôt… chronique, si notre société continue de s'y acclimater.

 

La FIV a rendu l'embryon « disponible », sous l'œil du biologiste, et inévitablement « un contrôle qualité » des embryons s'est imposé. L'eugénisme qui se met en place est largement induit par les biotechnologies. Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) permet de contrôler l'ADN des embryons in vitro pour les trier. En France, le cadre de cette pratique est restreint aux couples risquant la transmission d'une pathologie grave et incurable. Mais certains poussent pour la banalisation de ce passage au crible des embryons : le DPI pour tous, c'est-à-dire pour tous les couples, et pour tout, c'est-à-dire pour décrypter ce que l'on sait déjà dire ou prédire (avec parfois des marges d'erreur) de l'ADN.

 

Télécharge et imprimer l'entretien de Blanche Streb

 
Vign_Jacques_Testard_faire_des_enfants_demain

FAIRE DES ENFANTS, DEMAIN :

Trente-cinq ans après le premier « bébé-éprouvette », près de 3 % des enfants sont conçus avec l'aide de la biomédecine dans les pays industrialisés.

Qu'en sera-t-il dans les décennies à venir ?

S'il ne s'agit, selon la loi actuelle, que d'aider les couples stériles, l'assistance médicale à la procréation a désormais atteint ses buts avec l'optimisation des actes biologiques et médicaux.

Mais la technique, sous couvert de médecine de pointe, cherche toujours à agrandir son territoire et à régenter nos vies, même lorsque la nécessité ne s'impose pas.

Aussi, puisqu'aujourd'hui la régulation bioéthique fait l'objet d'une permissivité croissante, la question se pose de savoir jusqu'où ira la médicalisation de la procréation, et comment la société pourra en maîtriser les dérives sociétales et eugéniques.

 

 

Pourquoi vouloir un plus à ce qu'on me propose ?

Pourquoi bouder l'épine, ne vouloir que la rose ?

"Si la réalité n'est pas douce, ni heureuse,

A vouloir la cacher je la rends ténébreuses.

Ô certes l'accepter semble veule idée pieuse,

Seule la réalité peut tou à fait combler

Et mener sans tromper vers des jours apaisés.

Pourquoi bouder l'épine, ne vouloir que la rose ?"

Cédric Barut : extrait du livre 

Le récit d'une famille qui évolue sous nos yeux, le témoignage bouleversant d'un couple que la souffrance rend perméable à leur humanité profonde, une vérité qui concerne chacun.

 
Vign_Sophie_barut

Un jeune couple avec ses hauts et ses bas, les petits tracas subitement balayés par le drame d'un soir. On ne peut pas mourir à 30 ans, pas quand on vient de se marier. On ne meurt pas de faire du vélo.

Veuve à 25 ans, ce n'est pas possible. L'attente, l'angoisse, l'espérance folle, la réalité douloureuse, les doutes et les colères, les rêves¿ mais toujours l'amour, celui qui ne baisse pas les bras, dans ce pacte mutuel qui rend tout possible. Tu vas te battre pour moi et moi je me battrai pour toi.

 

 

 
Vign_Benoit_clermont

" Normalement, dans la vie, les parents ne voient pas leur enfant mourir. Ce n'est pas dans l'ordre des choses, et la raison en est simple : c'est infiniment trop dur à supporter.

Pourtant, Gaspard nous a appris à aimer mieux, à nous donner plus. Avec lui, c'était somme toute assez simple. Il ne demandait qu'une seule chose : être cajolé, dorloté, caressé, bercé, câliné, embrassé, enlacé. Bref, aimé !

Cette capacité à aimer, nous la possédons tous. Chacun d'entre nous. "

Marie-Axelle et Benoit, parents de Gaspard, diagnostiqué à l'âge de 13 mois d'une maladie neurodégénérative, livrent ici la façon dont sa maladie et sa disparition ont radicalement changé leur vie.

Une leçon d'humanité. Marie-Axelle et Benoit Clermont sont mariés depuis douze ans. Ils ont quatre enfants.

 
Vign_Tobee_du_nid

« Le 31 mai 2013, tu arrives, enfin. C’est l’excitation générale à la maison.

Ton lit est prêt depuis début janvier. Nous avons choisi avec les enfants tes doudous, ta turbulette. Tout le monde veut dormir avec toi.
La première nuit est magique. Impossible pour moi de fermer l’œil, je tiens ta main si petite. Tu dors paisiblement comme si tu étais installée dans ton “nid” depuis toujours.
Je ne me lasse pas de te regarder comme un trésor... Un trésor enfin trouvé. »

Clotilde Noël raconte son parcours pour adopter Marie,un bébé atteint de trisomie 21.. Elle évoque la naissance du projet, les démarches administratives, sa joie et son amour grandissants, la réaction de son mari et de ses enfants, la rencontre en 2012, et toute l’énergie qu’il a fallu déployer pour offrir un foyer à cette petite fille.

 
Vign_Letempsdelhomme
L'avenir de l'homme est la grande question de notre temps. Fragilisée par cinquante ans de déconstruction libertaire, l'humanité va-t-elle s'engouffrer dans la promesse du transhumanisme, de l'homme sans limite, unisexe, invulnérable et immortel ? C'est le nouveau fantasme totalitaire. Le défi du millénaire.
Pour Tugdual Derville, il est temps pour l'homme de préserver sa liberté d'une dissolution dans l'absolutisme technologique, la vacuité consumériste et le déni de ses repères culturels et naturels.
La solution ? L'écologie humaine, qui propose de revenir au réel - celui d'un homme fragile, sexué, enraciné corps et âme - et considère « tout l'homme et tous les hommes » comme critère de chaque décision.
Encouragée par le pape François, ardente en France, cette révolution silencieuse est en marche, qui invite chacun à se relier aux autres pour « veiller au bien ».  Personnalité influente du monde associatif, Tugdual Derville est fondateur d'À bras ouverts, délégué général d'Alliance VITA et co-initiateur du Courant pour une écologie humaine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont La Bataille de l'euthanasie (Salvator, 2012).
 
Vign_Olivier_Rey

Si c'est au nom d'un futur toujours meilleur que le monde a été transformé en un chantier permanent, nous sommes arrivés à un stade où le rapport entre les bénéfices du "développement" et ses nuisances s'avère de plus en plus défavorable. La perte de confiance dans le progrès doit alors être compensée par une inflation de ce qu'il est censé apporter : plus le monde va mal et menace de s'écrouler, plus il faut abreuver les populations de promesses exorbitantes.

Tel est le rôle du transhumanisme - et peu importe que ce qu'il annonce ne soit pas destiné à se réaliser. Lui accorder trop d'importance, c'est donc se laisser captiver par un leurre. Faudrait-il refuser d'y prêter attention ? Cela n'est pas si simple. Le transhumanisme nous trompe parce qu'il joue en nous sur des ressorts puissants. Se donner une chance de désamorcer la fascination qu'il exerce et le malheur qu'il propage, réclame de mettre au jour ce qui nous rend si vulnérables à ses illusions.

Contactez-nous : famillesderetz@gmail.com