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2, rue St Gilles 44210 PORNIC
 
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LES MENTIONS « PÈRE » ET « MÈRE » APPELÉES À DISPARAÎTRE DES FORMULAIRES D’ÉTAT CIVIL À PARIS

Le 26 mars, le Conseil de Paris a adopté à l’unanimité le vœu de Danielle Simonnet, élue de la France Insoumise, de supprimer les mentions de « père » et « mère » sur les formulaires de demandes d’actes d’état civil ; ces mentions devraient désormais être remplacées par « parent 1 » et « parent 2 ».

 
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Marc Vannesson, délégué général de Vers Le Haut, publie chez Bayard Éditions un plaidoyer pour une société éducatrice.
A lire d'urgence !

A lire d'urgence !

 
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Le collectif Vigi-Gender 49 et bientôt Vigi-Gender 44

vous présenterons prochainement un livret réalisé par des parents Vigi-Gender, qui a pour but de vous informer de ce qu’est le « genre » et de quelle manière, il se diffuse dans notre société.
 
Comme vous le savez certainement,
l’Egalité Homme-Femme est au cœur des programmes scolaires, des chartes d’entreprises, de la politique, de la communication, de notre environnement social et culturel….
 
Parents, enseignants, médecins, psychologues, orthophonistes, bibliothécaires, spécialistes de la petite enfance…, nous refusons que le terme
‘Egalité Homme-Femme’ revienne à une interchangeabilité de l’Homme et de la Femme, au motif que tout ne serait qu’une construction sociale. C’est ce que promeut, l’idéologie du genre qui se propage dans tous les domaines (école, collège, lycée, film, publicité, littérature, entreprise, politique,…)
 
En espérant vivement contribuer à votre information sur ce sujet important, nous restons à votre disposition pour toute question ou tout renseignement.

 
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Livret-genre.pdf (8,65 Mo)
Téléchargez le livret et diffusez-le auprès des responsables des bibliothèques pour enfants, les directions d'écoles etc ...
 
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Sortie 1er février

A VOIR EN FAMILLE PENDANT LES VACANCES

Ils ont entre six et neuf ans, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils mènent un combat contre la maladie et nous montrent avec beaucoup de sérénité et d’amour le chemin du bonheur.

Certaines images donnent des frissons, quelques phrases s'impriment comme des leçons et  bientôt les visages d'Ambre, Camille, Imad, Charles et Tudgual deviennent inoubliables.

S'asseoir sur un banc 79 minutes avec eux rendra tous les sensibles heureux.

 

 

 
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PMA, GPA, SÉPARATION SEXUALITÉ ET PROCRÉATION, TRANSHUMANISME…

Et si tout cela nous conduisait vers l’utopie technologique et totalitaire décrite par Aldous Huxley dans son roman Le Meilleur des mondes ?

C’est ce que pense Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus et ancien président de la Manif pour tous, qui vient de publier Résistance au meilleur des mondes avec Eric Letty.

Il a répondu aux questions des Cahiers Libres


 
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JULLIARD OUVRE LES YEUX ET OUVRE LE FEU !

Un vibrant pamphlet de Jacques Julliard contre la dernière réforme scolaire et, au-delà, contre la désagrégation depuis quarante ans de l’école républicaine. 

L’ÉCOLE EST FINIE Jacques Julliard. Flammarion. 127 PAGES, 12 €.

Au commencement était le journal.

Un premier, puis un second article dans l’hebdomadaire Marianne, en pleine bataille contre la réforme des programmes scolaires engagées par Najat Valaud- Belkacem. Avec ses éditoriaux frémissants d’une colère légitime et talentueuse, Jacques Julliard fit partie de cette escouade de « pseudo-intellectuels » dénoncés par la ministre, qui chargèrent et sabrèrent avec la fureur et l’efficacité redoutable de la cavalerie de Murat à la bataille d’Eylau. Aussitôt lus dans l’hebdomadaire, aussitôt repérés par un éditeur à l’œil acéré ; aussitôt commandés, imprimés, publiés. Les deux éditos sont désormais précédés d’une longue et utile mise en perspective, mais ils n’en constituent pas moins le cœur battant du texte. À juste titre. Ils méritaient les honneurs d’une publication. Le coup d’éditeur n’est pas seulement cette fois simple ravaudage commercial. Le travail a été rapide, expédié mais pas bâclé ; le libelle de circonstance s’avère le produit d’une lente et profonde maturation.

Julliard et ses alliés d’un jour

- Bruckner, Finkielkraut, Ferry, Onfray, Debray, Nora, Gueniffey, etc. - viennent pour la plupart de la gauche ; le gouvernement socialiste a crié à la trahison ; la réponse revient comme un boomerang : avec cette réforme, c’est la gauche au pouvoir qui trahit l’idéal scolaire de la République. « Ce livre n’est pas partisan. Il ne se réclame ni de la gauche ni de la droite, mais du patriotisme. » Julliard est un faux naïf : pas partisan peut-être, mais éminemment politique. Le patriotisme, c’est l’enjeu, le clivage, la ligne de front aujourd’hui. Les deux camps ne sont pas ceux qu’on croit. Pas la droite contre la gauche (Luc Chatel, ministre de l’Éducation de Sarkozy, a d’abord approuvé la réforme ; et Alain Juppé ne propose pas autre chose que les socialistes dans son programme présidentiel), mais ceux qui croient encore à la France et ceux qui sont passés à autre chose. Ceux qui veulent encore utiliser l’école comme un moyen de transmettre l’héritage historique et culturel de nos pères et ceux qui, au contraire, se servent de l’école pour nettoyer les cerveaux des nouvelles générations et les transformer en citoyens du monde hors sol, sans racines ni passé. Julliard est dans le camp des premiers. « Il y aurait une identité de la Méditerranée, une identité de l’Europe, et il n’y aurait pas une identité de la France ? »

Il se retrouve avec des gens qui furent longtemps ses adversaires ou même ses ennemis.

Il partage avec eux une culture commune, une langue, un héritage, un désir de les transmettre. Une civilisation. Mais son catholicisme de gauche et son engagement européen ont fait qu’il a longtemps frayé avec les seconds. D’où ses déchirements intérieurs devant les cris d’orfraie de ses anciens amis. C’est le drame des périodes charnières où l’Histoire bascule. Julliard se retrouve dans la situation douloureuse de son maître Péguy, qui se détourna et se retourna contre son ami Jaurès, au moment où le danger allemand se précisait à la veille de la guerre de 1914. Julliard fait feu sur le quartier général de ses anciens amis devenus des ennemis qui détruisent la République au nom de la République. Il a compris qu’il est minuit moins le quart. Qu’il n’est plus temps de s’embarrasser de précautions progressistes ; que les progressistes affichés sont les fossoyeurs de l’école de la République, et que les vrais progressistes sont les prétendus réactionnaires.

Alors, cap sur la réaction !

L’école d’avant Mai 68, seule issue pour sauver l’école ! Julliard, après d’autres, analyse le basculement de Mai 68, comme le moment décisif de l’alliance entre libéraux de droite et libertaires de gauche, pour dynamiter la vieille école : « La principale fonction sociale de l’école n’est plus désormais la diffusion du savoir mais la garderie des enfants et l’encadrement des adolescents. » Notre auteur s’élève contre les discours égalitaristes et libertaires qui dominent la gauche depuis quarante ans, avec des accents qui l’auraient fait passer, dans les années 1970, pour un scrogneugneu ringard : « Le but premier de l’éducation n’est pas d’égaliser, mais d’éduquer. » Et même seulement d’instruire, a-t-on envie d’ajouter. Les parents devraient se charger de la rude tâche d’éduquer leur progéniture. « Le maître n’est pas un moniteur, ni un animateur du Club Med. C’est un homme qui a la maîtrise du savoir qu’il enseigne, et qui doit être respecté pour cette raison même. »

Julliard tire à vue sur tous les faiseurs de l’école moderne, tous ces pédagogistes qui font la pluie et le beau temps Rue de Grenelle, et qui tiennent les ministres - de droite ou de gauche - pour de simples « attachés de presse » de leurs chimères nihilistes : « Cette école de la bienveillance n’est en réalité qu’une école de la complaisance. » Il analyse pertinemment la lente désagrégation de l’école, d’abord vendue au « consumérisme » avant d’être livrée au communautarisme : « Ferment de mort pour la nation ; c’est un pistolet braqué au cœur de l’école. » Il pointe la lâcheté des responsables politiques : « La France a peur de sa jeunesse, voilà l’origine du mal. » Et les mille et un trucs de leurs marionnettistes : « Si l’école de ce pays - c’est là son mérite et son destin - n’était pas lourdement pénalisée à cause de la présence d’enfants d’immigrés non francophones qui souvent ignorent tout du français, son classement international remonterait singulièrement et rejoindrait sans doute l’exemplaire, la chimérique, la bienheureuse Finlande, à qui les pédagogistes un peu truqueurs attribuent des mérites qui ne sont en réalité que l’effet d’une grande homogénéité culturelle de départ. »

Julliard a compris qu’il n’était plus temps de composer.

Que la Rue de Grenelle était irréformable, car tenue solidement en main par les ennemis de l’école républicaine. « Raser la Rue de Grenelle », n’hésite-t-il plus à clamer, pour sauver l’Ecole. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ? « Je le dis tout net : si je devais me convaincre que la gauche est, fût-ce à son corps défendant, l’agent de la marginalisation de notre littérature dans la France moderne, je n’hésiterais pas une seconde, ce n’est pas avec la littérature, ma patrie quotidienne, que je romprais, ce serait avec la gauche. »

Il est temps, cher Jacques : rompez.

Eric Zemmour : Le Figaro du 15 octobre

 
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SIGNEZ LA PETITION (en cliquant sur l'image)

SOS Éducation, principale association indépendante rassemblant parents d'élèves et professeurs pour que l’école transmette à chaque enfant les savoirs fondamentaux et le goût de l’excellence, n’a cessé de combattre cette réforme, dénonçant la casse des disciplines, le sabotage de filières jouant un rôle d’ascenseur social, et l’idéologie de nivellement par le bas profondément contraire aux valeurs de l’école républicaine.

 
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" L'école doit aider à conquérir sa liberté"

Le diagnostic de Jean-Michel Blanquer sur l'Education est celui d'un expert lucide/ Il le détaille dans un livre qui vient de paraître - L'école de la vie (Odile Jacob). Pour l'Express paru le 4 septembre , l'actuel patron de l'Essec explique pourquoi le système scolaire doit faire sa révolution culturelle.

 
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Nous avons fait le choix de présenter des faits,

L’origine du concept de genre (ou gender) et des études de genre ayant déjà fait l’objet de  communications diverses. 

Tous les documents présentés viennent de sources clairement identifiées (services de l’État, Europe, OMS, sites de l’Éducation Nationale,  programmes de télévision, presse, etc.) et sont faciles à vérifier.

 
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Stop au Gender à l’Ecole.

Les enseignants instruisent et les parents éduquent.

Soyons complémentaires pour
le bien des enfants.
 

 
 
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UN LIVRE DE CHEVET POUR LES ENSEIGNANTS

UN RAPPEL A L'ORDRE POUR LES PARENTS SOIXANTE-HUITARDS EMBARRASSES DANS L'EDUCATION DE LEUR ENFANT

 

FRANCOIS-XAVIER BELLAMY 

Professeur de philosophie

En 2008, à 22 ans, il est normalien et agrégé de philosophie.

En 2009, après l'IUFM, il enseigne la philosophie au lycée d'Asnières, puis en classe préparatoire littéraire à Paris.

Il publie en 2014 un essai intitulé Les Déshérités ou l'urgence de transmettre, où il analyse la faillite de l'Éducation nationale comme le résultat d'une idéologie refusant la transmission de la culture dont les principaux représentants seraient René Descartes, Jean-Jacques Rousseau, et Pierre Bourdieu[ 

 

"Cinquante ans après Les Héritiers de Pierre Bourdieu", paru en 1964,

François-Xavier Bellamy dresse le constat suivant : nous voulons toujours éduquer, mais nous ne voulons plus transmettre. Cette crise de la culture n’est pas le résultat d’un problème de moyens, de financement ou de gestion. Il s’est produit, dans nos sociétés occidentales, un phénomène unique, une rupture inédite : une génération s’est refusée à transmettre à la suivante ce qu’elle avait à lui donner, l’ensemble du savoir, des repères, de l’expérience humaine qui constituait son héritage.

Dans cet ouvrage, l’auteur pose la question : comment reconstruire le dialogue des générations ? Et trace des pistes pour ne pas laisser dans le dénuement une génération qui crie qu’elle ne veut pas mourir.

Dans le chapitre : refuser l'indifférence :

Comment nous affranchirons-nous de cette encombrante altérité ?

Le chemin à suivre est bien connu: déconstruire la nature - en l'occurrence la réalité organique de la différence sexuelle - il faut déconstruire la culture. Toutes les représentations que les cultures humaines élaborent à partir de cette différence initiale doivent donc être considérées comme stéréotypes qui aliènent notre liberté et nous empêchent décider de ce que nous voulons être. Ce soupçon porte un nom : LE GENRE ...

extrait du livre page 65 et suivantes

 
 
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Les représentants de SOS Éducation vont régulièrement à l’Assemblée nationale et au Sénat pour rencontrer les élus.

Occasionnellement, ils peuvent aussi s'entretenir avec les membres des cabinets ministériels, en premier lieu à l’Éducation nationale, bien sûr, mais également à l’Élysée, dans les rectorats ou encore dans les collectivités territoriales, qui ont certaines compétences en matière éducative.
 
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GENDER ET ÉDUCATION AFFECTIVE ET SEXUELLE :

UN TOUR DE FRANCE AFC

Dans la continuité de leurs travaux sur le sujet et de leur mobilisation de terrain pour apporter des réponses aux parents dans le contexte de la diffusion du Genre à l’école, les AFC organisent des conférences dans de nombreuses villes.

Pascale Morinière, vice-présidente de la Confédération nationale des AFC, médecin et auteur, avec Laura Bertail, de Lucas ou l’aventure de la vie, y interviendra pour transmettre une vision de la relation homme-femme où le cœur et le corps sont à l’unisson pour le bonheur de chacun, seule vraie réponse – et authentique –  aux discours inspirés par la perspective de genre.

 
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Certains parents craignent des « paroles trop crues »

AGNÈS LECLAIR

 

AU-DELÀ des rumeurs les plus folles, le délicat sujet de l’éducation à la sexualité à l’école inquiète souvent les parents. « C’est un sujet très intime. L’inquiétude est d’autant plus forte qu’on ne sait pas qui va venir parler à nos enfants et ce qui va leur être dit. C’est un discours qui demande beaucoup de délicatesse. Sera-t-il bien ajusté à l’âge de l’enfant ?

 

« L’éducation à la sexualité dès le CP, cela me semble un peu tôt, considère pour sa part Sophie, cadre parisienne et mère de trois enfants. Ce sont des questions difficiles à aborder en primaire. À cet âge, les enfants ne peuvent pas toujours restituer à leurs parents ce qu’ils ont entendu et le risque existe que les intervenants présentent les choses de manière trop crue. Avec les plus grands, l’échange est plus aisé. »

 

À l’heure de la diffusion massive du porno en ligne, Sixtine juge cependant « nécessaire d’expliquer aux enfants que la sexualité n’est pas qu’un acte mécanique » et « de parler du sens de la vie affective, de la dignité du corps, du respect ». « Mais l’école doit en parler aux parents avant et ces derniers doivent rester les premiers à aborder ce sujet avec eux. L’école ne doit pas se substituer à la famille », poursuit-elle.

 

Informer et associer les parents d’élèves à la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité : cette recommandation figure noir sur blanc dans la circulaire de 2003 de l’Éducation nationale qui a mis en place les trois séances annuelles d’éducation à la sexualité.

 

« Ces dernières années, ce dialogue avec les parents a été oublié dans certaines écoles, juge Pascale Morinière, vice-présidente des Associations familiales catholiques (AFC).

 

Or cette absence d’échange peut créer de très fortes tensions. Les parents n’ont pas envie d’être contournés ou déshabilités sur ce sujet qui touche à la construction de la vie de leurs enfants. Ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants et la liberté de conscience des familles doit être respectée », défend-elle.

 

Ajouter de l’« affectif »

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rès soucieux de ne pas raviver la polémique des « ABCD de l’égalité », Jean-Michel Blanquer a martelé sa volonté de renouer un dialogue serein. Début septembre, le thème de l’éducation à la sexualité à l’école, au collège et au lycée était au menu d’une rencontre du ministre avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf). L’institution a réitéré sa demande de voir ajouter l’adjectif « affectif » à l’intitulé de ce cours. Un mot qui a déjà fait son apparition dans les éléments de langage du ministre de l’Éducation nationale et de Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

 

En primaire, l’éducation à la sexualité « doit porter sur le respect de son corps, le respect de l’autre ». Et au collège, « il est surtout nécessaire de partir des questions des jeunes et de former les enseignants », ont plaidé les représentants de l’Unaf. Enfin, ils ont insisté sur l’importance de délivrer « toutes les informations aux parents ».

 

Pour ce faire, Jean-Michel Blanquer mise notamment sur le site « Mallette des parents », un outil du ministère dédié au dialogue entre les parents d’élèves et l’école.

 
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L’éducation sexuelle à l’école recadrée

Fausses rumeurs, fantasmes et inquiétudes… Depuis juillet, le sujet agite le Web. Une circulaire est publiée ce jour.

CAROLINE BEYER

 

ÉDUCATION La nouvelle circulaire d’éducation à la sexualité, qui paraît ce 13 septembre, fait parler d’elle depuis le mois de juillet… « Des choses absurdes ont été dites cet été par des gens qui ont un intérêt idéologique à attiser le feu sur ces questions », a éclaté Jean-Michel Blanquer mercredi matin lors d’une conférence de presse tenue sur un tout autre sujet. Le 31 août, au micro de RTL, le ministre de l’Éducation dénonçait la circulation de « fausses informations » destinées à « effrayer les gens, avec parfois l’intention de les attirer dans de nouvelles écoles privées hors contrats fondamentalistes ». Il invitait chacun à être « attentif » à des propos venus de « milieux catholiques et musulmans intégristes ».

 

Rumeurs sur les réseaux sociaux autour d’un enseignement à la masturbation dès l’âge de 4 ans, montée au créneau de sites identitaires tels Le Salon beige ou Riposte laïque, grand retour de Farida Belghoul, proche de l’extrême droite, qui, en 2014, dénonçant une « théorie du genre » à l’œuvre dans les établissements scolaires, invitait les familles musulmanes à retirer leurs enfants de l’école…

 

Année après année, le sujet reste sensible. Avec son lot de fausses nouvelles, de fantasmes et d’inquiétudes. Au centre des polémiques, la légitimité de l’école à intervenir sur ce champ, le contenu des enseignements dispensés et les intervenants.

 

En 2014, les « ABCD de l’égalité », imaginés par le duo Peillon-Vallaud-Belkacem pour lutter contre les stéréotypes de genre à l’école, avaient déclenché une tempête. Cet été, c’est une déclaration de Marlène Schiappa qui a remis le sujet sur la table.

 

La secrétaire d’État, porteuse de la loi de lutte contre les violences faites aux femmes promulguées début août, évoquait la nécessité de mettre effectivement en place dans les écoles, de la primaire au lycée, les trois séances annuelles d’éducation à la sexualité prévues depuis la circulaire de 2003. Ces séances « parleront du consentement, du respect d’autrui, des rapports entre les femmes et les hommes, et de la manière dont ce n’est pas faire la fête que d’aller mettre une main aux fesses à une femme ».

 

Le nouveau texte rédigé par la Rue de Grenelle veut répondre aux enjeux du XXIe siècle, à commencer par l’exposition des plus jeunes à la pornographie sur Internet.

 

Mais il n’entend pas changer la donne. Il reprécisera l’obligation d’éducation à la sexualité fixée depuis par le texte de 2003, dans la foulée de la loi Aubry sur l’IVG et la contraception. Car dans les faits, seuls 10 % des classes de première et 47 % des classes de CM2 suivent les trois séances annuelles, animées par des professeurs et des associations agréées, comme Le Planning familial, selon une étude publiée en 2016 par le Haut Conseil à l’égalité hommes femmes. L’instance pointait aussi une approche centrée sur la biologie et sur la reproduction. Dans ses prises de parole sur le sujet,

 

Jean-Michel Blanquer a choisi d’utiliser l’expression « Éducation sexuelle et affective ».

 

Un détail qui n’en est pas un. À l’Apel, l’Association de parents du privé catholique sous contrat, on défend depuis de nombreuses années « une éducation affective, relationnelle et sexuelle ». « Les trois dimensions sont liées », insiste Gilles Demarquet, son président, avant de rappeler que « les parents sont les premiers éducateurs ».

 

Web-série pédagogique - Education affective et sexuelle

 
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LA FAUTE DE BLANQUER

 

Non, il ne faut pas enseigner l’arabe à l’école

GUILLAME ROQUETTE

 

Dans son nouveau et passionnant livre *, Eric Zemmour cite l’écrivain André Suarès, Français juif comme lui, qui définissait la patrie comme « la terre des pères » en ajoutant aussitôt : « Il y a les pères selon la chair et les pères selon l’esprit. » C’est cette double paternité qui permet à chaque Français de se reconnaître descendant des Gaulois, même sans avoir une seule goutte de leur sang dans les veines. On ne saurait mieux définir l’assimilation.

 

Cette dernière suppose, pour les nouveaux arrivés, qu’ils abandonnent une partie de leur identité d’origine pour embrasser celle de leur pays d’adoption, avec son mode de vie, son histoire et bien sûr sa langue. Et c’est parce que la France n’ose plus imposer cette règle d’airain à ses nouveaux enfants que l’immigration maghrébine et africaine du dernier demi-siècle se révèle si conflictuelle.

 

Voilà belle lurette que l’école a abandonné sa mission de transmission du roman national pour enseigner une histoire « inclusive » et, comme si cela ne suffisait pas, elle veut désormais mettre à l’honneur l’enseignement de l’arabe. Après Najat Vallaud-Belkacem, qui voulait qu’on puisse l’apprendre dès le CP, c’est au tour de l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, de vouloir lui donner du prestige avec « toute une stratégie qualitative vis-à-vis de la langue arabe », à laquelle il ne trouve que des qualités, comme au chinois ou au russe.

 

 

Pour une fois, Blanquer se fourvoie. Non seulement il n’est pas nécessaire d’enseigner l’arabe à l’école publique (commençons par donner à tous les élèves un niveau correct en anglais), mais il est souhaitable de ne pas le faire. L’arabe n’est pas une langue comme les autres, il est l’une des deux armes (l’autre étant évidemment l’islam) dont se servent ceux qui veulent séparer les musulmans du reste de la communauté française.

 

Nul besoin d’être licencié en sciences de l’éducation pour comprendre que cette option facultative serait d’abord choisie par des enfants issus de l’immigration maghrébine, ou plus exactement par leurs parents, désireux de les enfermer dans leur culture d’origine.

 

Et l’argument selon lequel l’enseignement de la langue et de la civilisation arabe à l’école pourrait réduire l’attractivité des mosquées et autres écoles coraniques, comme l’affirme aujourd’hui l’Institut Montaigne, ne tient pas la route une seconde.

 

Voilà près de mille ans qu’un supposé « islam des lumières » prêché par Averroès et une poignée de penseurs éclairés se trouve rejeté par l’immense majorité des musulmans du monde entier. Qui peut croire sérieusement que quelques malheureux professeurs de collège pourront renverser le mouvement ?

Ne soyons pas les idiots utiles de l’islamisme.

 

* Destin français (Albin Michel).

Le Figaro Magazine - vendredi 14 septembre 2018

 
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LA REFORME BLANQUER : UNE ECOLE EN TROMPE-L’OEIL ?

 

Tribune. Mesures d’apparat, communication maîtrisée, cynisme et logique totalitaire : le ministre de l’Éducation serait, en réalité, le meilleur élève d’Emmanuel Macron, dénonce le philosophe Vincent Coussedière.

  

Les commentateurs ont pris l’habitude de souligner que Jean-Michel Blanquer était le meilleur élève de la classe de Macron. Nous le pensons aussi mais pour des raisons différentes des leurs — non pour nous en réjouir, mais pour le déplorer.

Blanquer fait avec l’école ce que Macron fait avec la France : il plaque une communication admirablement maîtrisée et des réformes d’apparat sur une réalité dont le pourrissement ne sera pas ralenti, mais simplement parfaitement masqué

Les meilleurs esprits se laissent prendre au piège et se réjouissent d’une réforme du baccalauréat qui est en réalité une réforme du lycée tout entier ne faisant qu’entériner le renoncement à refonder l’école de la nation. De même que Macron a su tirer profit de la décomposition du système partisan et l’accélérer, Blanquer sait tirer profit de la décomposition de l’école et de l’extraordinaire lassitude du corps enseignant, après d’innombrables réformes toutes plus inutiles ou nuisibles les unes que les autres.

 

Chez Macron comme chez Blanquer, le cynisme a su revêtir les habits de la modernité et de l’utopie : la nation n’est plus, faisons croire qu’on lui redonnera sa grandeur avec davantage d’Europe ! Le baccalauréat n’est plus, vive le contrôle continu et le grand oral qui lui redonneront son prestige ! On mesure la profondeur de l’engagement républicain de nos grandes consciences, capables de croire à de telles sornettes. Macron et Blanquer nous refont le coup de Mitterrand et Chevènement : ils savent murmurer à l’oreille des intellectuels ce que ceux-ci veulent entendre, pour ne pas avoir à sortir des beaux principes sur lesquels ils ont fondé leur carrière de vigiles de l’école.

 

Bergson disait que le comique était du mécanique plaqué sur du vivant. On pourrait dire la même chose des réformes actuelles si leurs conséquences ne risquaient pas plutôt d’être tragiques. Car la mécanique institutionnelle plaquée par Blanquer sur la blessure vivante de l’école ne parviendra à aucun résultat, elle échouera, comme échouera la politique globale de Macron pour la France.

 

Certes, Blanquer, comme une grande partie de l’équipe de Macron, est un très bon technocrate, et l’on peut dire que l’ère Macron se signale surtout en ceci : avoir su relever le niveau de la technocratie au pouvoir, avoir su s’entourer des meilleurs. Mais la technocratie, aussi brillante soit-elle, sera incapable de relever le défi de l’école, qui n’est pas un défi technique, mais un défi moral et politique. Les technocrates sont incapables de revitaliser les fins d’un système qu’ils croient encore vivant. La technocratie et l’administration sont incapables de faire renaître la vie, mais peuvent seulement conserver celle-ci sous forme d’habitudes, lorsqu’elle existe encore.

 

Ce dont l’école se meurt n’est pas tel ou tel moyen qui lui manquerait : organisation du bac, répartition des disciplines, programmes, redoublement ou non-redoublement, etc. Ce dont l’école se meurt, c’est d’avoir perdu sa finalité vivante, finalité qui devrait la transcender et l’orienter, finalité qui est la liberté même. L’école ne sait plus qu’elle doit transmettre la liberté. Elle croit qu’elle doit se transmettre elle-même. Elle est devenue son propre contenu. Elle est devenue autoréférentielle. L’école enseigne l’école. Elle étouffe la vie dont elle est devenue le seul horizon, accompagnée de celui du travail avec lequel elle voudrait ne faire plus qu’un.

 

La réforme Blanquer, en cherchant à intégrer davantage le lycée et le supérieur, le supérieur et le monde du travail devenu lui-même école et formation permanente, ne rompt en rien avec cette logique totalitaire. Au contraire, elle cherche à l’achever et à la rendre définitive. Les enseignants, les élèves, les administrateurs, les parents, les employeurs sont devenus les ouvriers et les serviteurs de cette école protéiforme et monstrueuse. Ils cliquent sur des tablettes et des ordinateurs et se transmettent des informations qui n’“informent” plus rien, mais rendent au contraire difformes et misérables des générations entières.

 

Le but de l’école est de restituer les élèves aussi rapidement que possible en fin de parcours, aussi aliénés qu’elle les a reçus à leur entrée dans la scolarité, pour les remettre en circulation dans le système de la production et de la consommation. Et il est vrai que pour parvenir à ce but, il n’est pas justifié qu’elle coûte trop cher. La neutralité de l’école, sa transparence, le fait qu’elle redouble inutilement la société et que la société inutilement la redouble, rend effectivement méfiant quant à son coût. Comment accepter de payer encore des milliards pour quelque chose qui ne sert à rien ? Pourquoi la société paierait-elle pour l’école, puisque l’école, c’est elle-même ? À moins que le coût de l’école ait pour fonction d’accréditer l’idée qu’elle existe encore alors qu’elle est devenue depuis longtemps un espace de vie coextensif à la vie sociale, de “vie scolaire”, dans lequel on se bécote, on consulte son portable, on s’insulte, on se bat, on deale de la drogue et on croise un policier qui veille sur tous.

 

Dans ce terrain vague, on ne rencontre plus guère d’hommes libres, plus de maîtres ni d’éducateurs, mais des enseignants à l’allure d’enseignés, errant l’air hagard et répétant comme des mantras les slogans vide du système : TPE [travaux personnels encadrés], lycée 4.0, pédagogie inversée, inégalités, etc. L’école meurt parce que ceux qui pourraient la faire vivre sont partis depuis longtemps.

 

Ne restent plus que des enseignants ayant eux-mêmes été les élèves de cette école autoréférentielle, parfaitement soumis à son absurdité et montrant les dents à ceux qui voudraient la remettre en question ou leur faire levez le nez de leur ordinateur. Ils cliquent avec acharnement sur leur souris pour projeter des cours ou envoyer des corrigés qui n’intéressent plus personne.

 

C’est ce terrain vague que Blanquer et Macron vont repeindre aux couleurs d’une énième refondation républicaine.

Chapeau les artistes !

 

 

 

 
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Communiqué de presse

 

ENSEIGNEMENT : RESPECTER LA LIBERTE DES FAMILLES

 

Le mercredi 21 février, une proposition de loi a été examinée au Sénat, visant à "simplifier et mieux encadrer le régime d'ouverture des établissements privés hors contrat", précise son initiatrice la sénatrice UDI Françoise Gatel.


Un peu plus d'un an après la censure par le Conseil Constitutionnel de l'article 14 de la loi Égalité et Citoyenneté, portée par Najat Vallaud-Belkacem et ayant pour objectif de durcir le régime d'ouverture de ces écoles, une soixantaine de sénateurs se saisissent à nouveau de ce sujet.


Cette proposition de loi, si elle ne prévoit pas cette fois d'autorisation préalable, cherche à prévenir d'éventuelles dérives, notamment de radicalisation religieuse ou philosophique.


Les AFC restent particulièrement attentives cependant à ce que :


- la liberté pédagogique des écoles hors-contrat, qui constitue précisément une raison de leur succès, ne soit pas entravée ;


- la liberté de choix éducative des parents ne soit pas restreinte.

En effet, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme affirme que "les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants" (Art 26-3).

 Pour les Associations Familiales Catholiques, la liberté de choix d'une école - qu'elle soit publique, privée sous contrat ou hors contrat, ou qu'il s'agisse d'une scolarisation à domicile - est pour les parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants, un droit fondamental qui doit être facilité par l'État et non pas restreint.


Les AFC demeurent plus que jamais vigilantes contre toute atteinte à la liberté scolaire des familles.

Madame El Haïry député de la 5ème circo (Nantes) répond

 
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■ PROPOS RECUEILLIS PAR ALEXANDRE DEVECCHIO

Si la faillite de l’école est devenue un marronnier éditorial, le dernier livre de Barbara Lefebvre dépasse largement ce constat. 

 

A travers Génération j'ai le droit (Albin Michel), l’essayiste et professeur dans le secondaire aborde des enjeux tels que la démission des familles, la dérive multiculturaliste de notre modèle d’assimilation ou encore l’instrumentalisation politique de l’histoire.

 

Et livre une réflexion puissante sur la crise de l’autorité qui mine notre société ultra-individualiste.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR ALEXANDRE DEVECCHIO

 

 

Que pensez-vous de la nomination de Jean-Michel Blanquer à l’Education nationale ?

Un ministre peut-il remporter seul la bataille de civilisation qui se joue à l’école ?

 

Un ministre ne peut pas tout. Combien de temps occupe-t-il le poste ? Mais il peut beaucoup par la parole qu’il porte et les conseillers dont il s’entoure. On en a vu les effets calamiteux avec Najat Vallaud-Belkacem.

 

Je pense qu’il y a une volonté, chez M. Blanquer, de redonner à l’école le sens de sa mission : transmettre des savoirs exigeants d’un point de vue culturel et scientifique dans un cadre enfin sécurisant pour tous les élèves. Il y a beaucoup à faire, notamment dans la formation des enseignants. Xavier Darcos avait cette ambition en 2007 mais sans le soutien de l’exécutif de l’époque. J’espère qu’il n’en sera pas de même pour M. Blanquer quand il attaquera dans le dur et que la vindicte pédago se déchaînera. Il y a des gens, à l’Education nationale, qui n’ont pas intérêt à voir le système se transformer !

 

Il devra lutter contre ce conservatisme qui se prétend progressiste.

 

Et je pense qu’il est en phase avec un grand nombre d’enseignants qui, eux, sont sur le terrain, et de parents qui ont envie de reprendre confiance en l’école de la République.

 
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Les illusionnistes de l’Education

Par Jean-Paul Brighelli / Vendredi 26 janvier 2018 à 14:45

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On connaît le principe d’action des illusionnistes : de la main droite ils agitent ostensiblement un chiffon rouge, sur lequel se fixe l’attention des spectateurs, pendant que de la main gauche ils font sortir des lapins de leur chapeau. L’esprit a du mal à se connecter à deux problèmes très distincts.

Pierre Mathiot a donc présenté mardi à Jean-Michel Blanquer et à la presse ses conclusions pour un Nouveau bac après trois mois de consultations intensives : ça, c’est le chiffon rouge, celui sur lequel se sont jetés les commentateurs. Le Bac est en France un tel totem que tout ce qui tourne autour est immédiatement sacré.

Pendant ce temps, de la main gauche, est sortie la nouvelle (et probable, même si Jean-Michel Blanquer doit statuer sur ces questions à la mi-février) organisation du lycée.

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« Manon, Alex et les autres -

Le cours de la vie 3 »,
une nouvelle web-série des AFC sur l’amour et la sexualité pour les jeunes de 16 à 20 ans

A la suite des deux premières web-séries, « Lucas et Léa » pour les parents et leurs enfants de 7 à 11 ans, puis « Hugo et Lucie » destinée aux collégiens, les AFC, en partenariat avec le Cler Amour et famille, TeenSTAR et les Scouts Unitaires de France lancent une troisième saison pour parler d'amour et de sexualité aux jeunes de 16 à 20 ans.

A travers 7 vidéos, cette web série s’adresse aux jeunes confrontés à des interrogations durant cette période particulière au cours de laquelle ils doutent de pouvoir rencontrer un jour celui ou celle qui pourrait combler leur désir d’aimer et d’être aimé.Elle sera aussi utile aux parents et aux éducateurs pour comprendre et dialoguer avec les jeunes.

Manon, Alex et leur bande, étudiants, sont amoureux, vivent des échecs, attendent, se sentent seuls, désirent, espèrent…

De nombreuses questions se posent alors dans cette période qui précède « la » rencontre : Que faire des échecs que j’ai vécus ? Comment apprivoiser le sentiment aigu de solitude et comprendre quel est son sens positif ? Comment creuser en moi l’intériorité pour être apte à faire une vraie rencontre ? Comment rester attentif à toutes les rencontres sans m’enfermer trop vite dans une relation à deux ? Que faire de la sexualité ? Est-ce : « Tu me consommes, je te consomme » ou a-t-elle un sens ? Que faire de tous ces désirs qui m’agitent et comment les ordonner pour être heureux ?

Ce sont toutes ces thématiques que la web-série Manon, Alex et les autres tente d’éclairer pour susciter la réflexion et la discussion.

Conçue par des éducateurs à la vie, des conseillères conjugales et familiales, un médecin, cette web-série veut offrir des repères positifs aux jeunes pour les accompagner dans leur construction affective et relationnelle.

Manon, Alex et les autres


 
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WEB-SÉRIE PÉDAGOGIQUE - EDUCATION AFFECTIVE ET SEXUELLE

LUCAS ET LÉA, LE COURS DE LA VIE

Lucas et Léa, le cours de la vie est une web-série pédagogique de 7 courtes vidéos en accès libre sur internet, destinée aux enfants de 7 à 11 ans et à leurs parents.

Dans l’esprit des « cours en ligne », ces vidéos cherchent à répondre aux questions des enfants sur tous les thèmes qui touchent à la transmission de la vie, à l’amour, à la puberté et à la sexualité. Les parents y trouveront les mots du dialogue et de l’accompagnement de leurs enfants.

Les 7 thèmes sont traités sous forme de vidéos vivantes et humoristiques au sein d’une famille avec Papa, Maman, Léa et Lucas.

 1. La rencontre
 2. Tu es née fille
 3. Tu es né garçon
 4. L'identité sexuelle5. La relation sexuelle et la conception
 5. La relation sexuelle et la conception
 6.La grossesse
 7. Mon corps, c'est moi

 

« Hugo et Lucie, le cours de la vie 2», la nouvelle websérie des AFC pour les adolescents

 

Hugo et Lucie - Le cours de la vie 2 une nouvelle web-série des AFC sur l'éducation affective et sexuelle pour les collégiens de 12 à 15 ans.A la suite de la première série, "Lucas et Léa - Le cours de la vie 1" (près de 100 000 vues), destinée aux parents et à leurs enfants de 7 à 11 ans, les AFC, en partenariat avec le Cler Amour et famille et TeenSTAR, lancent une 2ème saison "Hugo et Lucie" pour parler d'amour et de sexualité aux adolescents (12-15 ans).

 

Hugo Lucie


 

 
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« Il faut que l’échec éducatif soit immense pour que notre école, qui mobilise depuis longtemps le premier budget de la nation, conduise pourtant tant de jeunes à un tel degré de désintégration », explique François-Xavier ­Bellamy.

 

Dans votre livre Les Déshérités vous écriviez redouter un choc des incultures…

Nous y sommes sans doute… À l'heure où je vous réponds, nous n'avons pas encore de certitudes sur l'identité des auteurs de l'attentat ; mais il semble que ces personnes aient grandi en France. Comme tant d'autres désormais avant eux: Cherif et Saïd Kouachi, Amedy Coulibaly, Mohamed Merah, Mehdi Nemmouche… Autant de jeunes, car ils sont tous jeunes malheureusement, qui ont passé des milliers d'heures sur les bancs de notre école. Alors bien sûr, l'école ne peut pas tout, et le contexte national et international pèse beaucoup pour expliquer ces basculements délirants ; mais malgré tout, le terrain n'aurait pas été aussi friable si nous avions su transmettre à tous nos élèves les éléments fondamentaux d'une culture commune, d'une histoire partagée, d'une capacité de dialogue et de discernement, d'une distance rationnelle, d'un projet professionnel…

Il faut que l'échec éducatif soit immense pour que notre école, qui mobilise depuis longtemps le premier budget de la nation, conduise pourtant tant de jeunes à un tel degré de désintégration.

Faut-il se résigner au terrorisme, comme le suggère le gouvernement ?

Comment pourrait-on s'y résigner ?

Ce serait reconnaître la fin de l'État, la dissolution de la société politique, le retour à la loi du talion… Nous n'avons même pas le droit de renoncer: ce serait se résigner à la barbarie. Bien sûr, la répétition des attentats viendra nous éprouver encore, et il faudra du temps avant de sortir de ce cauchemar ; mais comme l'écrivait Bernanos dans d'autres années noires : "La plus haute forme d'espérance, c'est le désespoir surmonté."

Il est évident qu'il faut ajuster en profondeur notre action en matière de justice et de sécurité, pour prévenir autant que possible de nouveaux attentats. Il serait scandaleux que le gouvernement tente, sous couvert d'union nationale, d'étouffer la démocratie : elle suppose la libre interrogation, et le débat qu'elle fait vivre est plus utile que jamais pour éviter l'explosion de la société. Toutes les questions doivent être posées. Est-il normal qu'un jeune Français parti faire le djihad en Syrie, intercepté par la Turquie, arrêté par la Suisse, soit relâché dans la nature par la France ?

Nous payons les résultats de la politique pénale désastreuse de Christiane Taubira, dont les discours emphatiques et les petits tweets poétiques ne nous sont d'aucun secours aujourd'hui…

Quand la faillite d'un système est si évidente, quand le renouvellement est si nécessaire, l'union nationale ne saurait servir de prétexte pour éviter à ceux qui nous gouvernent d'assumer leur responsabilité.

Mais, au-delà de ces débats importants sur la justice et la sécurité, derrière les impératifs du court terme, il n'y a en fait qu'une seule véritable urgence, c'est la refondation éducative, qui est la condition de la survie même de notre pays.

 

 
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ROBERT REDEKER “L’ÉCOLE S’APPLIQUE À EFFACER LA CIVILISATION FRANÇAISE”

PROPOS RECUEILLIS PAR PATRICE DE MÉRITENS

En ne remplissant plus sa fonction traditionnelle de transmission, l’école de la République est devenue une fabrique de zombies et d’individus hors sol, explique le philosophe dans « L’Ecole fantôme », un essai percutant dans lequel il analyse les causes de ce désastre et trace des voies pour l’avenir.

Robert Redeker est un philosophe à l’esprit lucide et au verbe tranchant. Il le paye depuis dix ans en vivant loin du monde sous garde rapprochée, suite à une chronique célèbre où il dénonçait les intimidations de l’islamisme. Auteur de nombreux ouvrages, il n’a cependant jamais cessé de publier du fond de sa retraite. Il livre aujourd’hui un terrible constat de ce qu’est devenue l’école en France. Crise de l’enseignement, crise de l’éducation, crise de la vie. Selon lui, il n’y a pas d’école sans une pensée de l’homme, de la société et de l’identité nationale, toutes notions qui ont profondément été bouleversées depuis 1981.

La question de l’école n’a-t-elle pas pris une dimension quasi ontologique en cette période de trouble ?

Vers quoi cette volonté politique se dirige-t-elle ?

Quel diagnostic culturel portez-vous sur les dernières décennies ?

Que vous inspire l’enseignement de l’arabe dès le CP ?

Qui détient le pouvoir actuellement au sein de l’enseignement ?

La droite n’a-t-elle pas été partie prenante dans cette entreprise de démolition ?

Quelles sont vos solutions - et quelle est votre vision de l’avenir ?



 
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Chantiers Education

Le mot « chantier » renvoie à une réalisation en cours qui se construit progressivement. L’éducation est aussi toujours en mouvement, jamais figée. L’ambition des Chantiers-Éducation est de permettre de résoudre au quotidien les difficultés familiales et de réfléchir, avec d’autres, aux solutions les meilleures pour remplir pleinement sa mission de parent.
Dans une société en perte de repères, les Chantiers aident les parents à transmettre des valeurs humaines, morales et spirituelles, sans lesquelles aucune véritable éducation n’est possible.

Ce service s’adresse à tous, adhérents et non adhérents des AFC.

 
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V

L’égalité des chances, l’effort et l’exigence

La philosophe constate que le renoncement à tout effort dans le système éducatif public revient à pénaliser surtout les familles défavorisées.  

Allons-nous enfin prendre à bras-le-corps la question de l’Éducation nationale ? D’année en année, on aperçoit à quel point les inégalités scolaires s’accroissent, alors même que notre école est censée viser d’abord l’égalité.

Quand il s’agit de l’égalité des chances par l’école, il existe chez nous un consensus presque total : lequel d’entre nous accepterait que seuls les riches puissent passer les concours ? Jusqu’à la fin du XXe siècle environ, les élites des grandes écoles pouvaient être issues des milieux les plus défavorisés. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas : de plus en plus, on peut parler d’une reproduction des élites.

Que s’est-il passé ?

On peut égaliser les portefeuilles : école et université gratuites pour tous. On peut tenter d’égaliser, le plus possible, les chances : la France le fait par la carte scolaire, par l’interdiction des classes de niveau - même si ces mesures sont discutables au regard de leur but. À partir de là, les conditions, ou chances, étant autant que possible semblables, à chacun de réussir par son propre effort.

Cependant, voilà ce qui arrive : on en est venu à vouloir égaliser aussi les efforts !

À juger injuste que certains travaillent plus que d’autres, s’appliquent, s’acharnent plus que d’autres… Voici la vulgate de ce temps : il est injuste de réussir grâce au rang de sa famille, grâce à l’argent de sa famille, mais il est aussi injuste de réussir grâce à l’effort consenti, qui produit une inégalité supplémentaire. Le bon sens nous souffle que l’effort consenti suscite les seules inégalités justes…

Mais le pédagogisme ambiant ne l’entend pas de cette oreille.

Il faut supprimer les notes, qui soulignent les efforts. Il faut égaliser les programmes au niveau le plus bas. On dit : « Pour ces élèves de familles défavorisées, exiger l’orthographe serait inégalitaire : ils resteraient en arrière ; étudier La Princesse de Clèves serait inégalitaire, etc. »

Or c’est le contraire.

Exiger l’orthographe (par exemple) serait susciter dans les familles défavorisées une élite de l’effort et du mérite, comme cela se passait dans les grandes écoles quand elles étaient encore peuplées de fils de personne.

Autrement dit, le souci de l’égalité est allé jusqu’au vertige : jusqu’à suspecter la notion d’effort. L’enfant qui ne déploie pas assez d’efforts devrait tout de même arriver en haut. Sinon, c’est injuste. Tous ont droit à la place d’élite - non pas « tous peuvent avoir accès à la place d’élite par leur travail », mais « tous y ont droit sans se fatiguer ».

Ce « pourtoussisme » serait hilarant s’il n’était pas dramatique.

Car, avec une théorie pareille, qu’arrive-t-il ? Si tous sont l’élite, il n’y a plus d’élite, juste une société d’égaux tous également médiocres, comme la Suède régie par les lois de Jante : « Ne t’imagine pas que tu es meilleur que nous en quoi que ce soit, ne t’imagine pas que tu as quelque chose à nous apprendre », etc. Seulement, la France n’est pas la Suède, elle tient à ses grandes écoles capables de fabriquer des élites. Si bien que, finalement, seuls les enfants qui ont appris à faire des efforts à la maison (puisque l’école ne veut plus apprendre cela), réussiront : d’où la reproduction des élites. Si les enfants des classes défavorisées n’accèdent plus aux grandes écoles (ou si peu), c’est parce que, depuis l’école primaire, on n’exige plus rien d’eux. Et l’on n’exige plus rien par une honteuse démagogie égalitaire, celle que décrivait Platon : le père rit sottement des bêtises de son fils, et les hommes laissent passer les ânes devant sur le chemin.

La suite de l’histoire est édifiante :

 La plupart des familles le savent bien, que l’école doit exiger des efforts pour donner ses chances aux plus méritants des fils de personne. Aussi, dès qu’elles le peuvent, elles émigrent vers des écoles exigeantes, et même elles s’y précipitent. À ce point que l’État, pour protéger son système, a instauré depuis les années 1980 le ratio de 20 % que les écoles privées sous contrat ne peuvent pas dépasser.

Depuis des décennies, les gouvernements de toute obédience interdisent l’ouverture de classes dans le privé au-delà de cet étiage, et cela en dépit de la demande toujours croissante, et même exponentielle, des familles affolées par la démagogie ambiante. Sans ce ratio de 20 %, le système public serait largement démasqué dans ses errements par la concurrence, et dans bien des cas n’aurait plus qu’à fermer. Ainsi, pour protéger l’impéritie du système public, on interdit d’en haut le développement du privé, plus demandé. En désespoir de cause, dans certaines localités, des familles, même parmi les moins aisées, préfèrent sortir du système gratuit pour choisir des écoles hors contrat où au moins l’enfant sera bien encadré. À Montfermeil, l’école Alexandre-Dumas, hors contrat, reçoit essentiellement des enfants de milieux défavorisés : autrement dit, les familles les plus pauvres préfèrent payer pour que l’on demande des efforts à leurs enfants. Même chose au niveau supérieur : les familles se saigneront pour envoyer leurs enfants dans des universités privées, pour fuir la démagogie laxiste des universités où tout le monde doit réussir sans conditions.

Il faudrait en tirer des leçons ; mais on préfère fermer les yeux, et crier au développement de l’école des riches…

Si les gouvernements successifs voulaient vraiment, comme ils le prétendent, le bien des enfants et une véritable égalité des chances, ils permettraient aux familles de choisir librement les écoles exigeantes. Et le pédagogisme démagogue s’éteindrait vite, faute de clients. La seule chance véritable pour tous de faire partie de l’élite, passe par la rigueur.

Faute de quoi, ou bien la France deviendra une grande Suède, tressant des couronnes à la médiocrité ; ou bien ne continueront à accéder à l’élite que les fils de l’élite. Parce qu’en réalité les familles de l’élite se caractérisent moins par l’argent ou par le rang que par l’exigence éducative. Et la plus injuste des inégalités commence quand on fait de la démagogie avec les enfants défavorisés, les jugeant incapables, eux, de faire des efforts.

Simone Weil disait dans L’Enracinement qu’une société qui refuse de demander des efforts à ses membres « est tarée et doit être transformée ».

CHANTAL DELSOL POUR « LE FIGARO »

 

Contactez-nous : famillesderetz@gmail.com