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Réécrire l’histoire est un sport national.

Les 5 ans de la loi Taubira qu’on vient de commémorer ne font pas exception.

A la façon dont certains régimes osent expurger leurs photographies officielles d’anciens dirigeants bannis, certains redessinent le grand mouvement social d’opposition au mariage et à l’adoption homosexuels. Quand on a participé à un évènement, entendre ce qu’en disent certains médias peut choquer. « Tiens ! J’étais dans ce tableau et je ne le reconnais pas… »

L’érosion tenace de l’idéologie a fini par creuser des trous dans la mémoire collective.


 
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PMA : le Conseil d'État rend un avis technique

 

Saisi par le Gouvernement au printemps, le Conseil d'État rend aujourd'hui au Premier Ministre son avis sur la révision des lois de bioéthique.

Ayant distingué plusieurs scénarios possibles, le Conseil d'État, sans surprise, n'identifie pas de contrainte majeure ou rédhibitoire à l'extension de l'Assistance Médicale à la Procréation aux couples de femmes et aux femmes seules, mettant " au vert " un voyant supplémentaire dans l'esprit de ses promoteurs.

Mais si le Conseil d'État est l'institution qui conseille le Gouvernement en amont des projets de loi, son avis n'en possède pas moins un caractère essentiellement technique destiné à éclairer le Gouvernement dans ses choix politiques.

Or les récents États Généraux de Bioéthique l'ont montré : il existe une opposition franche, massive et argumentée à l'extension de l'AMP en France. Les AFC ont largement contribué à l'exprimer, portées par une vision anthropologique au service du Bien Commun. L'évolution de la loi sera donc un choix éminemment politique dont l'entière responsabilité incombera à l'exécutif.

Au moment où la société a plus besoin d'être rassemblée que divisée, cette responsabilité s'alourdit encore et ne saurait se défausser sur un avis technique.

Malheureusement, Emmanuel MACRON préfère picorer à droite et picorer à gauche pour préserver sa cote d'amour. Il va probablement agir comme pour NDDL faire campagne pour la PMA pour tous par l'intermédiaire de ses ministres et secrétaires d'Etat portant l'idéologie LGBT et au final il demandera à Edouard PHILIPPE de se mettre en première ligne pour étendre la PMA à TOUS.

Courageux, notre Président !

Si éventuellement les anti-PMA manifestaient plus fort il pourra se débarrasser de son premier Ministre ...

LMPT Revue de presse
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Blanche Streb Novlangue
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 DROIT DE LA BIOÉTHIQUE

Auteur : Bérengère Legros

Parution : avril 2013

Le droit de la bioéthique est une branche du droit récente qui ne fait que s’étoffer au fil des révisions législatives régulières prévues systématiquement depuis 1994.

La seconde réforme programmée, la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 a légalisé le don croisé d’organes, créé un statut juridique au profit du donneur vivant tant pour favoriser les dons d’organes que ceux d’ovocytes et institutionnalisé les états généraux de la bioéthique.

Par ailleurs, tout en refusant la légalisation de la maternité de substitution et la procréation post mortem, elle a ôté tout caractère expérimental à la technique du double DPI (« bébé médicament ») et à la recherche sur l’embryon humain et ses différentes « déclinaisons », telles les cellules souches embryonnaires, et a autorisé la ratification de la convention d’Oviedo qui est entrée en vigueur à l’égard de la France le 1er avril 2012.

 
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La bioéthique en question

LA MISE EN PLACE D'OUTILS D'INFORMATION ET DE SENSIBILISATION

Pour permettre à chacun de sʼinformer et de se faire une opinion sur les questions de bioéthique,

les AFC ont édité un ensemble de fiches qui font le point sur les grandes thématiques bioéthiques

 
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Nous vivons une période étrange, probablement même périlleuse à bien des égards. Les avancées de la science, de la médecine et des technologies sont telles qu'elles posent désormais la question de l'avenir de notre commune humanité.

Jean-François Mattei nous propose un retour à une culture du doute, nécessaire pour armer notre pensée face aux défis à venir. Nous invitant à une réflexion éthique, philosophique et politique, il nous amène à nous demander si, modifiant notre humanité, nous pourrions néanmoins rester humains...

 
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Vous avez le choix entre la version papier ou la version numérique

Au delà des articles signés par Tugdual Derville, Blanche Streb et des pages "VITA" ce document n'engage pas complètement ALLIANCE VITA, mais il s'agit d'un outil de formation et de réflexion diversifié. Sa lecture est utile pour toute personne au service de la vie et de la dignité humaine.

En perspective des Etats Généraux de la bioéthique qui doivent s'ouvrir prochainement ces pages nous permettent de prendre un peu de hauteur, sur des sujets majeurs à propos desquels Alliance VITA est un des "lanceur d'alertes" reconnus.

 
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La philosophie de la vie,

par Stéphane Mercier, ce prof de l’Université catholique de Louvain qui a fait tant de bruit en France et en Belgique, sur ses positions sur l’avortement.

 
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Bioéthique : "Tout ce qui est techniquement possible n'a pas vocation  à être autorisé" Jean-René Binet

Eugénie Bastié

 

LE FIGARO.- Comment définir exactement la bioéthique ?

 

Jean-René BINET.(*)- La bioéthique est une réflexion pluridisciplinaire sur les questions soulevées par le progrès des sciences de la vie et de la santé. En France, comme dans de nombreux pays, cette réflexion inspire le travail du législateur.

 

De la réflexion bioéthique procèdent alors, de manière indirecte, des règles de droit constitutives de ce que l’on peut nommer le droit de la bioéthique.

 

Ces règles portent sur des sujets particulièrement délicats. Qu’il s’agisse de l’assistance médicale à la procréation, de la fin de vie ou des modifications génétiques, il est dès lors nécessaire de croiser plusieurs regards pour en appréhender la complexitéPublié dans le Figaro le 18 janvier

 

(*) Professeur à la faculté de droit de Rennes, 

      Membre honoraire de l'institut universitaire de France

 
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CERTAINS PRINCIPES NE SE REVISENT PAS !

 

Culpabilisation, chantage émotionnel et confusion font perdre de vue que les lois dites de bioéthique ne peuvent satisfaire tous les désirs individuels et les demandes du marché, argumente le professeur de droit constitutionnel.

 

Ce que l’on a pris pour habitude paresseuse et par euphémisme de qualifier du mot timide de « bioéthique », désigne en réalité la méta-norme philosophique et morale qui nous gouverne tous et qui n’est autre que la singulière et irréductible dignité de l’espèce humaine, opposée à la faune, à la flore et aux choses.

 

La philosophie humaniste à la base de ce que nous appelons les « droits de l’homme », qui n’est évidemment pas étrangère à l’héritage judéo-chrétien, repose sur le postulat d’un être humain doué de conscience et de raison, que cette aptitude particulière distingue du reste du monde vivant et non vivant.

 

 Lire la suite

 
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LES ÉVÊQUES DE FRANCE SIGNENT UNE DÉCLARATION SOLENNELLE CONTRE LA PMA

 

Pour eux, la procréation ne peut être une « fabrication » ni une « marchandisation », pas même un « projet parental ».

Jean-Marie Guénois

 

Mgr Pierre d’Ornellas préside le « groupe de travail bioéthique » de l’épiscopat.

 

L’ÉGLISE catholique de France s’engage contre la procréation médicalement assistée (PMA) par une « déclaration » solennelle intitulée « La Dignité de la procréation » de 112 pages, signée par tous les évêques de France, sans exception - ce qui est très rare - et publiée jeudi soir.

 

Mais Mgr Pierre d’Ornellas, qui fut longtemps secrétaire du cardinal Lustiger, aujourd’hui archevêque de Rennes, à l’origine de ce texte, corrige aussitôt : « Notre attitude n’est pas d’être “contre”. Mais nous sommes pour la dignité de la procréation. » On lui objecte une facilité rhétorique dans sa réponse, il rétorque : « Ce long document ne joue pas sur les mots ! Il est le résultat d’années de réflexions, impliquant le groupe de travail bioéthique de l’épiscopat et une dizaine de consultants mais aussi les départements d’éthique biomédicale du Centre Sèvres et du Collège des Bernardins. Nous entendons les souffrances.

 

Mais c’est avec sérénité que nous présentons ici des arguments éthiques car c’est le dialogue que nous cherchons et non la confrontation. »

 

L’évêque se justifie : « Dans des sujets aussi complexes, éthiques, techniques et évolutifs, qui touchent toute la société et pour longtemps, il faut que la voie la meilleure soit cherchée par tous. S’il n’y a pas de vrai dialogue, nous risquons d’aller tout droit vers un eugénisme libéral où chacun choisira les qualités qu’il veut pour son enfant. Et vers une société où la grande distinction juridique classique entre une personne et une chose risquera d’être écornée. Comment accepter qu’à la place de la dignité de la personne, la marchandisation du corps prenne le pas ? La vie ne se vend pas ni ne s’achète. La vie est donnée et elle se donne. »

 

De fait, bien qu’affaiblie actuellement par les scandales de la pédophilie qui pèse sur sa crédibilité, cet engagement n’est pas une passade pour l’Église catholique : elle n’a jamais cessé d’investir dans la recherche éthique. Le « groupe de travail bioéthique » de l’épiscopat, présidé par Pierre d’Ornellas, a été créé dès 2009. Quant au Centre Sèvres, il est l’équivalent de l’université jésuite à Paris, qui est très respectée. Le Collège des Bernardins, fondé par le cardinal Lustiger, est à la fois la faculté théologique du diocèse de Paris mais aussi un lieu de dialogue très actif avec la culture dominante.

 

C’est d’ailleurs en ce « Collège » que le président de la République, le 9 avril dernier, avait invité les catholiques à s’impliquer, en tant que tels, dans le débat sur la révision des lois de bioéthique. « Voici donc notre contribution éthique au débat, souligne Mgr d’Ornellas. Nous allons faire en sorte que le président de la République ait connaissance de ce document. Nous ne faisons pas de “politique”, mais l’éthique est le ressort fondamental de la politique. D’ailleurs, nous dialoguons en citant les avis du Comité consultatif national d’éthique et le Conseil d’État. »

 

Que dit cette déclaration ?

 

Les 122 pages - disponibles en librairie cette semaine (1) - sont denses mais accessibles. Elles s’articulent autour de deux concepts phares : la « dignité » et la « fraternité ». Pour l’Église, « la procréation » ne peut donc pas être une « fabrication » ni une « marchandisation ».

 

Certes la « souffrance » de ne pas avoir d’enfant ne peut pas être « minimisée » - et l’épiscopat souhaite davantage « d’accompagnement » dans ce domaine -, mais le désir d’avoir un enfant ne peut pas être « abordé par la seule technique », comme l’envisage la PMA.

 

Pourquoi ? 

  • Essentiellement parce que l’on ne sait pas ce qu’il adviendra « des embryons humains surnuméraires » nécessaires à la réussite de la PMA et qui ne seront pas implantés.
  • Parce qu’il y aurait « une suppression juridique de la généalogie paternelle ».
  • Enfin parce que la PMA conduirait à « la tentation de rémunérer les donneurs » masculins - causée par une « pénurie prévisible » si « l’anonymat était levé » -, soit un « commerce qui ruinerait le principe de gratuité des éléments du corps humain ».

Le document critique ensuite la notion de « projet parental » qui donne une « prépondérance aux volontés individuelles ». Enfin, il explique pourquoi « l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes conduira à la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) ».


(1)    La Dignité de la procréation Les Evêques de France, coédition Bayard, Les Editions du Cerf

 
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MACRON À LA RECHERCHE D’UN IMPROBABLE DÉBAT APAISÉ

François-Xavier Bourmaud

 

LA RENTRÉE n’était pas simple, elle risque de se compliquer encore un peu. Mais cette fois, c’est un événement programmé qui attend Emmanuel Macron et auquel il se prépare depuis son élection : la révision de la loi de bioéthique. Le coup d’envoi de ce dossier potentiellement explosif sera donné avec la présentation de l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), le mardi 25 septembre. Bâti sur la base des États généraux de la bioéthique qui se sont achevés fin juin, cet avis sera transmis au chef de l’État.

 

« Nous nous en tenons au calendrier, explique-t-on à l’Élysée. Nous serons sur la présentation d’une loi en fin d’année ou au début de l’année prochaine, en fonction de l’encombrement parlementaire. » D’ici là, impossible de savoir ce que le chef de l’État a en tête. En dehors de son engagement de campagne d’ouvrir la PMA pour les couples de lesbiennes et les femmes célibataires, rien n’a filtré de ses intentions. Emmanuel Macron veut à tout prix éviter de se retrouver dans la même situation que François Hollande avec le mariage pour tous.

Pas simple.

Car au-delà de la seule question de la PMA, les autres sujets abordés dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique sont tout aussi clivants. De la fin de vie à la recherche sur l’embryon en passant par la médecine génomique, tout est potentiellement sujet à d’âpres querelles. « Ce ne sont pas des sujets totalement neutres », reconnaît-on dans son entourage.

 

Et les débats ont déjà démarré au sein même du gouvernement.

  • Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a demandé le remboursement intégral de la PMA. Façon d’entériner l’idée qu’elle sera mise en place comme prévu.
  • Au sein du gouvernement, certains ministres comme François de Rugy et Olivier Dussopt se sont prononcés en faveur de la GPA.
  • Ils se heurtent toutefois à Emmanuel Macron, qui s’y était dit opposé et avait assuré que ce dossier ne serait pas ouvert au cours de son quinquennat.
  • Ce qui n’empêchera toutefois pas le débat de se dérouler.
  • Tout comme sur le thème éminemment sensible de la fin de vie, sujet sur lequel Benjamin Griveaux souhaite « que l’on puisse aller plus vite et plus loin. On doit pouvoir choisir dignement ».

Pour l’heure, le président de la République se tait et poursuit sa réflexion.

 

Il s’est imprégné à bas bruit en rencontrant des intellectuels, des chercheurs, des médecins, des représentants religieux, des philosophes… (qu'il a soigneusement choisis parmi ses fidèles contemplateurs) ! 

 

Il souhaite ce faisant gérer le dossier comme celui de NDDL... Qui parle de NDDL aujourd'hui, même si plus de 60% des Français ont eu le sentiment d'avoir été "enfumés"

 

Hollande - Macron : même désamour des Français, alors pour se faire oublier, le plus sage est de diviser les Français ... 

 

À la recherche improbable d’un débat apaisé ! ! !

 
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PIERRE LE COZ : « LA PMA POUR TOUTES NOUS RAPPROCHE D’UNE LOI SUR LA GPA »

Agnès Leclair

 

Pierre Le Coz est président du Comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts de l’Anses.

 

LE PHILOSOPHE Pierre Le Coz a été membre du groupe de travail du Conseil d’État sur la révision des lois de bioéthique. Ancien vice-président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), il préside aujourd’hui le Comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

 

LE FIGARO. - En quoi la question de la place du père vous semble importante dans ce débat ?

 

Pierre LE COZ. - Notre société a évolué. Les pères s’impliquent davantage au­près de leurs enfants. Ils sont de plus en plus nombreux à manipuler des poussettes, à changer des couches… Cette révolution silencieuse des nouveaux pères est un progrès. Avec la PMA pour toutes, la loi considérerait que le père est facultatif. Le législateur ferait passer un message symboliquement fort : « Vous n’avez pas de père, tant pis. » Par ailleurs, je trouve paradoxal d’institutionnaliser la naissance d’enfants sans pères alors que l’on considère aujourd’hui que les familles monoparentales sont dans une situation de préjudice et qu’il faut davantage les aider.

 

Mais la famille a évolué. Les couples hétérosexuels ont déjà accès à la PMA, les couples homosexuels ont le droit d’adopter, les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses… Est-ce un contexte qui plaide en faveur de la PMA pour toutes ?

 

La famille reste une institution. L’idée qu’un enfant soit élevé par deux parents qui sont ses géniteurs n’appartient pas au passé. Il existe des accidents de la vie et aussi des dérogations mais celles-ci doivent rester exceptionnelles. Nous avons aussi un héritage génétique. On ne se construit pas sur du vide, sans passé. Les êtres humains ont besoin des racines et des ailes. Les enfants qui naissent d’un don et à qui on explique que leur père n’est pas leur géniteur témoignent de leurs difficultés. Ne pas répondre à ce problème et choisir de l’amplifier, c’est un comble !

 

Les opposants à la PMA pour toutes estiment que cette loi serait contraire à l’intérêt de l’enfant. N’est-ce pas un argument abstrait ?

Ce n’est pas abstrait pour les juges qui prennent en permanence des décisions en tenant compte de l’intérêt de l’enfant. Dans les divorces conflictuels, par exemple, ils s’appuient sur cette notion pour rappeler que l’enfant a le droit de voir ses deux parents. Personne n’y trouve rien à redire et la société a plutôt tendance à se féliciter que les pères et les mères soient aujourd’hui mis à contribution dans l’éducation de manière plus équitable. On peut être en empathie avec une femme seule qui exprime un désir d’enfant. Mais imposer à des enfants une situation qu’ils n’auront pas choisie et dont un certain nombre pourrait souffrir pose un vrai problème moral. À mon sens, dans un État de droit comme la France, la loi a une vocation à protéger les plus faibles.

 

Craignez-vous un « effet domino » ? Une loi qui autorise la PMA pour toutes peut-elle entraîner la légalisation des mères porteuses ?

Ce n’est pas une mécanique implacable, mais la PMA pour toutes nous rapproche d’une loi sur la GPA. Comment refuser à un couple infertile de faire un enfant grâce à une mère porteuse alors que l’on autorise une femme seule à faire un enfant sans père ? Certes, l’argument moral sur le refus de l’instrumentalisation du corps, celui de la mère porteuse, reste fort. Mais les partisans de la GPA ne manqueront pas de mettre en avant dans le débat qu’il existe des femmes qui acceptent librement de prêter leur ventre à des couples. Au fil du temps, les scrupules s’estomperont. On le voit par exemple dans un pays comme le Canada qui a autorisé l’ouverture de la PMA et une gestation pour autrui « altruiste » et réfléchit désormais à rendre légale la rémunération des mères porteuses.

 

En 2005, le comité d’éthique estimait que la PMA pour les couples de femmes ou les célibataires constituerait « un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif ». Est-ce la montée de l’individualisme qui ouvert la porte à la PMA pour toutes ?

Depuis 1967, date de la loi sur la contraception, tous les textes du droit de la santé sont marqués par l’accentuation du principe de liberté individuelle et d’autonomie. Avant, ce principe de liberté était régulé par d’autres principes comme la solidarité, la dignité, l’intérêt supérieur de l’enfant.

 

Aujourd’hui, l’affirmation de la liberté individuelle est devenue une valeur souveraine.

  • Il faut vivre pour soi, être à l’écoute de ses désirs, favoriser son développement personnel.
  • Opposer l’intérêt de l’enfant à ces injonctions ne va plus de soi.
  • Il faudrait pourtant se méfier d’un libéralisme débridé qui tient de moins en moins compte des valeurs collectives.
  • L’éthique, c’est la mise à l’épreuve du principe d’autonomie par d’autres valeurs.
 
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HUMANISER LA BIOÉTHIQUE 

 

A l’origine des questions bioéthiques se trouvent de grandes souffrances humaines : épreuve de l’infertilité, du handicap, maladies dégénératives et du vieillissement, maladies héréditaires….

Un défi doit être relevé : entendre le désir légitime d’échapper à ces souffrances, sans cautionner pour autant des atteintes aux droits universels de l’homme. Alliance VITA soutient les efforts de la science et de la médecine pour vaincre le handicap, la maladie et l’infertilité, à condition qu’ils contribuent vraiment à faire progresser l’humanité et respectent la dignité humaine.

Trois critères sont prioritaires pour le vérifier :

– le respect de l’intégrité de l’embryon humain, parce que cet embryon est « l’un des nôtres », un être humain vivant, unique et irremplaçable. La science ne cesse de le confirmer. Les recherches médicales à encourager et financer sont celles qui ne portent pas atteinte à l’embryon ;

– le respect de l’enfant.
Les techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) risquent de consacrer un « droit à l’enfant » alors que ce sont les « droits de l’enfant » qui sont prioritaires, à commencer par celui de naitre d’un homme et d’une femme engagés durablement l’un envers l’autre ;

– le refus de tout eugénisme, c’est-à-dire de la mise en pratique d’une idéologie qui désignerait des êtres humains inférieurs, non conformes, privés pour cette raison du droit de vivre. C’est pourquoi le dépistage anténatal du handicap doit être réorienté vers sa vocation sociale et thérapeutique, et non pas conduire à l’exclusion systématique des fœtus qui portent une maladie.

 
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LE MATRACAGE CONTINUE !

A LA FIN DE L'ETE, LA"PMA POUR TOUS" SERA UNE EVIDENCE 

 

Comment des personnes nées de PMA ont réussi à retrouver leur géniteur

À la recherche de leurs origines, ils ont réussi à remonter jusqu’à leur père biologique grâce à des tests ADN et des enquêtes généalogiques.

Agnès Leclair

FAMILLE L’ANNONCE avait fait l’effet d’un pavé dans la mare. En janvier, Arthur Kermalvezen, un jeune homme issu d’une PMA avec don de sperme anonyme, a raconté avoir retrouvé son géniteur. Cette découverte a été rendue possible par un test ADN effectué aux États-Unis et des recherches sur les réseaux sociaux. Dans la foulée, près de 70 jeunes adultes appartenant comme lui à la première génération d’enfants nés d’un don, tous membres de l’association PMAnonyme, se sont lancés dans cette quête génétique. Quatre d’entre eux ont réussi à remonter le fil de leurs origines à partir de ces tests ADN. Une brèche dans le système français d’anonymat du don de gamètes. Interdits en France, ces tests sont proposés par des sites américains qui permettent de découvrir des membres de sa famille, même très éloignés,....

 

L’accès aux origines des personnes nées par dons de gamètes, mais aussi l’élargissement de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes sera au menu de prochaines discussions parlementaires, dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique. « Un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres avant la fin de l’année, pour un examen (au) début du premier trimestre de l’année prochaine », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Des associations militent pour que l’identité des donneurs de sperme ou d’ovocytes soit accessible, si le donneur l’autorise. Quant à la PMA, réservée aux couples hétérosexuels infertiles, elle pourrait être ouverte aux femmes seules et aux couples de femmes, comme l’a promis Emmanuel Macron pendant sa campagne. É. L. C.

Le Figaro - vendredi 17 août 2018

 

MÊME LE FIGARO CONSIDÈRE QUE CE N'EST PLUS QU'UNE QUESTION DE TEMPS. 

 


 
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Objet : Procréation médicalement assistée (PMA)
Réf. : YC_285_01082018

Nantes, le 1"'août 20L8

Monsieur,

Vous m'avez fait parvenir le communiqué de presse de La Manif Pour Tous suite aux positions que j'ai exprimé sur l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes.

Cette mesure, qui fait partie des engagements pris par le Président de la République lors de sa campagne (www.en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/familles-etsociete), fait actuellement l'objet de réflexions sur ses modalités de mise en œuvre dans Ie cadre de la préparation de la révision des lois de bioéthique. Elle est fondée sur une
demande forte des femmes et des couples concernés et sur la prise en compte de l'évolution des modèles familiaux. À cet égard, il convient de constater qu'en France aujourd'hui un grand nombre d'enfants sont élevés par un seul de leur parent (3,4 millions), dont 82% par leur mère seule. Si les enfants de famille monoparentale rencontrent plus de difficultés, cela n'est pas dû à la composition de leur famille, mais au fait que ces familles font souvent partie des classes sociales les plus défavorisées. En ce qui concerne les enfants de mère seule par choix ou issus de parents homosexuels, les
études ne montrent aucune différence dans leur évolution par rapport aux enfants élevés par des parents hétérosexuels.

 Dans un contexte où d'une part le mariage est désormais autorisé pour tous les couples et que celui-ci ouvre droit à l'adoption, par ailleurs déjà autorisée pour les femmes seules, et que d'autre part un grand nombre de femmes ont recours à ces méthodes à l'étranger, il apparait nécessaire de légiférer sur ce point.

Cette décision sera prise dans le respect des avis émis à la fois par le Conseil consultatif national d'éthique (CCNE) et par le Conseil d'État. Ces deux instances se sont récemment prononcées sur ce sujet : le CCNE a indiqué dans son avis du 15 juin 2017 qu'il recommandait l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, et le Conseil d'État a précisé dans son étude du 28 juin qu'il n'existait pas d'obstacles juridiques à une telle extension.

ll s'agit avant tout de permettre à toutes les femmes, quelle que soit leur situation, de mener à bien leur projet parental.

Soyez assuré que toutes les précautions seront prises pour que l'intérêt de l'enfant soit totalement respecté et que toutes les garanties seront apportées pour que la situation de ces familles soit, notamment au regard des questions de filiation, assurée

Je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de ma considération distinguéE

François de Rugy

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ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA BIOÉTHIQUE : FIN DE VIE ET PROCRÉATION ONT DOMINÉ LES DÉBATS

 

Cette consultation citoyenne se termine après trois mois et une forte participation.

 

AGNÈS LECLAIR

 

ÉTHIQUE Une participation importante et des clivages forts. Telles sont les caractéristiques des États généraux de la bioéthique qui se terminent officiellement ce lundi 30 avril. Cette vaste consultation citoyenne de trois mois et demi a été organisée par le CCNE (Comité national consultatif d’éthique) pour prendre le pouls de la société française avant la révision de la loi de bioéthique.

 

Au menu, neufs grands thèmes, soit scientifiques, comme l’intelligence artificielle ou les neurosciences, soit sociétaux, comme la fin de vie ou l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA), également appelée assistance médicale à la procréation (AMP).

 

Ces deux sujets inflammables ont largement pris le dessus dans les échanges. Ainsi, alors que près de 300 débats ou ateliers ont été organisés par les espaces éthiques régionaux dans toute la France, pas moins d’une cinquantaine ont été consacrés au thème phare de la PMA.

 

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PR MUNNICH : « LA PMA POUR DES RAISONS SOCIÉTALES ME CHOQUE »

Le généticien, qui exerce à l’hôpital Necker à Paris, met également en garde contre le business des tests génétiques et dénonce les illusions de la médecine prédictive.

 

L’extension de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires s’est imposée comme le sujet phare des états généraux de la bioéthique. Y êtes-vous favorable ?

Je suis médecin. Tout ce que je fais, je le fais pour des gens qui ont des problèmes médicaux, pas pour des convenances personnelles. La PMA pour des raisons sociétales, sans infertilité ni cause génétique, me choque. Ce n’est pas parce que c’est techniquement possible que c’est socialement souhaitable. Si la loi change, des médecins accepteront de faire ces PMA mais on ne peut pas les forcer à le faire. J’espère qu’il y aura un « droit de réserve ». Le rôle de la médecine est de soigner les malades et non de s’adapter à une société qui change. Il en va de même pour la conservation ovocytaire. Elle est très utile pour des jeunes femmes qui ont une ménopause précoce ou qui prennent un traitement mettant en péril leur fertilité mais prélever et vitrifier des ovocytes pour convenance personnelle, c’est un dévoiement de la médecine et une histoire de gros sous.

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Evoquant la demande croissante d’euthanasie « comme affirmation idéologique de la volonté de puissance de l’homme sur la vie », le pape François a souligné que

« là où la vie vaut non pas pour sa dignité mais pour son efficacité et pour sa productivité, tout cela devient possible ». Dans ce scénario, a-t-il affirmé, « il faut redire que la vie humaine, de sa conception jusqu’à sa fin naturelle, possède une dignité qui la rend intangible ».

« Les pasteurs authentiques sont ceux qui n’abandonnent pas l’homme à lui-même et ne le lâchent pas en proie à sa désorientation et à ses erreurs », a-t-il assuré, « mais le ramènent avec vérité et miséricorde à son visage authentique dans le bien ».

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