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Vign_Chritian_Jacob

Le président des députés LR s’est imposé avec 62,58 % des suffrages au premier tour du scrutin interne l’opposant à Julien Aubert (21 %) et Guillaume Larrivé (16 %). Cet agriculteur de profession, qui a grandi politiquement dans l’ombre de Jacques Chirac, hérite de la lourde tâche de redresser un parti en miettes depuis l’échec des européennes.

Julien Aubert n'a pas démérité et noous souhaitons vivement que Christian Jacob ne néglige pas ses électeurs Cette sensibilité-là s’est éloignée au fil des ans et a trouvé refuge pour partie au Rassemblement national, pour partie chez Nicolas Dupont-Aignan, pour partie dans la nostalgie d’un Charles Pasqua ou d’un Philippe Séguin. Julien Aubert a tenté de réveiller ce courant dans la campagne interne, mais force est de reconnaître qu’il fut oublié ces dernières années.

 
Vign_Raffarin

Jean-Pierre Raffarin : « Je vais partir des Républicains, évidemment » 

BON DEBARRAS !

Qu'il continue d'exercer son pouvoir de nuisance auprès de son idole, c'est la meilleure chose qui puisse arriver à Christian Jacob pour reconstruire le parti avec des hommes fiables et courageux.

Les Républicains ont tout perdu avec ces anguilles.

 

 
Vign_Rioufol

APRÈS LA DÉROUTE DES LR AUX EUROPÉENNES, FAUT-IL INCRIMINER LA TÊTE DE LISTE, FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY, COMME L’AFFIRMENT CERTAINS CADRES DU PARTI ?

POURQUOI LES REPUBLICAINS ONT PERDU

Ivan Rioufol

À quoi ressemble la France ?

À un pays durablement fracturé. Les habitants des métropoles mondialisées se désolidarisent des inquiétudes de ceux qui, au cœur des provinces, craignent la dilution de leur mode de vie. La bourgeoisie urbaine a déserté le combat civilisationnel des « réacs » d’en bas. Elle a préféré rejoindre la majorité présidentielle et son parti de l’Ordre, conforté par la mise au pas des « gilets jaunes ». La photographie des européennes fait ressortir cette mésentente civile : le Rassemblement national domine les territoires en quête de protections sociales et culturelles ; La République en marche s’impose dans les grandes villes ouvertes et enrichies, ainsi que dans l’Ouest désenclavé et catholique. À Paris, le feutré XVIe arrondissement a préféré voter pour le « progressisme » plutôt que pour le conservatisme de François-Xavier Bellamy (LR). Même à Versailles, l’enfant de la ville et adjoint au maire n’est arrivé que deuxième. Cet abandon de la cause identitaire par la droite élitaire, pressée d’être de son temps, vaut à Bellamy son échec cuisant (8,48 %). Ce séisme annonce un basculement politique

Dès lundi, Geoffroy Didier, ex-bras droit de Bellamy, a reproché au vaincu son « conservatisme sociétal » et son plaidoyer contre l’arrêt des soins de Vincent Lambert.

Cette débandade dit la médiocrité de cette droite sans convictions.

La trahison est chez elle une seconde nature. La voilà prête à imiter la macronie bêtasse quand celle-ci désignait la tête de liste LR comme un « passéiste », au prétexte que le jeune philosophe évoquait brillamment les racines gréco-latines et judéo-chrétiennes de l’Europe.

·         Rien de durable ne peut être construit avec cette caste sans honneur ni vision. Elle est prête à larguer la nation et le peuple pour ne pas paraître, aux yeux de prétendus modernes, nationaliste ni populiste. Les électeurs soucieux de la préservation de leur pays ne peuvent plus faire confiance à de tels bradeurs.

·         Bellamy n’a pas à s’excuser de sa déroute comme il l’a fait : elle vient des défaillances répétées de son camp mouvant.

·         Les Républicains n’apportent plus rien à la politique, sinon, pour certains, la honte du reniement.

La nouvelle révolution, entamée avec le réveil des Oubliés, n’épargnera pas les équilibres politiques. Édouard Philippe a raison quand il dit, au vu des résultats de dimanche : « Les anciens clivages ne sont plus. » Le tête-à-tête entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron balaie la vieille opposition droite-gauche, au profit de la confrontation mondialistes- souverainistes, avalisée par le chef de l’État.

Toutefois, rien n’est moins évident que sa victoire, présentée comme acquise par le Système en dépit de sa deuxième place.

Certes, moins de 1 % des voix sépare LREM (22,41 %) du RN (23,31 %). Mais ce score fait perdre au président son pari de battre Le Pen. RN gagne 600 000 voix par rapport à 2014 et arrive en tête dans 76 départements. Quant à Macron, s’il peut se féliciter d’avoir attiré 27 % des électeurs de François Fillon, il reste confronté à la défiance de 8 Français sur 10. Près de 50 % des inscrits se sont abstenus. Lorsque Loiseau dit de son bilan : « Ce n’est pas une défaite », resurgit l’incendiaire arrogance d’un pouvoir resté fragile.

Laurent Wauquiez, président des Républicains, propose des « états généraux » du parti, à la rentrée. Gérard Larcher, président du Sénat (LR), veut pour sa part susciter dès à présent un rassemblement de la droite et du centre, en partant des élus de terrain.

Ces gesticulations resteront vaines tant que la droite n’aura pas choisi son camp, entre progressisme et populisme.

Macron sera réélu en 2022 s’il se retrouve face à Le Pen, restée isolée politiquement. Or cette issue pourrait être détournée si les souverainistes décidaient enfin de s’allier contre les mondialistes, en passant outre les interdits d’un rapprochement avec le RN recentré. Dès dimanche soir, la gauche en déroute n’avait que le mot « union » à la bouche. Rien ne justifie que ce qui reste de la droite conservatrice, élaguée de ses faux frères, ne puisse tisser de semblables coalitions avec ceux qui lui ressemblent. Sur les questions sociétales, les différences entre LR et RN sont mineures. Les questions économiques et sociales peuvent s’ouvrir à des compromis. Pourquoi tergiverser ?

Union avec le RN

La société civile attend des politiques qu’ils regardent la France telle qu’elle évolue. C’est pour avoir refusé de se confronter au réel que La France insoumise et le Parti socialiste, enivrés de leurs certitudes, affichent des scores pires encore que ceux de LR, avec respectivement 6,3 % et 6,2 % des suffrages. C’est ce sort qui est promis à la droite hébétée si elle choisit de ne pas entendre ce second avertissement, qui s’ajoute à celui de son échec au premier tour de la présidentielle. Rien n’est plus lamentable que d’entendre ces leaders désireux de « déringardiser » leur parti. Chez Molière, les précieuses redoutent pareillement de sombrer dans le « dernier bourgeois ». Ceux qui croient pouvoir enterrer la question identitaire au prétexte qu’une partie de la droite aseptisée a déserté ce combat se condamnent à regarder s’écrire l’histoire sans eux.

Mercredi, Guillaume Peltier (LR) a appelé à « un congrès d’Épinay de la droite », en référence au congrès suscité par François Mitterrand en 1971 pour unifier les gauches jusqu’au parti communiste. À l’époque, le PCF était le plus stalinien d’Europe. Cependant, pour la droite, il est trop tard. Elle paie ce qu’elle n’a jamais osé faire, tétanisée par la gauche castratrice, en avalant le FN quand il était encore temps. Aujourd’hui, la seule alliance qu’envisagent Les Républicains rétrécis est avec ce qu’il reste de centristes n’ayant pas encore rejoint la macronie. En réalité, LR n’a plus d’espace vital. Le parti de Wauquiez devra, sous la pression de la base, s’ouvrir à des rapprochements avec le RN, qui ne peut être qualifié d’extrême droite ni de raciste : il a quasiment fait le grand chelem en outre-mer. L’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Autriche, le Danemark connaissent déjà ces coalitions. En France, le plus tôt sera le mieux.

La surprise Jadot

Reste la surprise des Verts (13, 5 %), conduits par Yannick Jadot. Mais l’« écologie politique » que défend EELV fait redouter les habituelles dérives vers le multiculturalisme et l’islamo-gauchisme.

L’écologie est un sujet trop sérieux pour être confié aux écologistes.

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