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2, rue St Gilles 44210 PORNIC
Nous y étions !
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Une modeste vidéo d'un grand moment de convivialité !

Cliquer sur la photo !

 
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Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu’au bout de la vie.

Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, la révolte et l’espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire.

L’auteur témoigne ainsi d’instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes-les murmures d’une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l’oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n’est l’intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d’une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites ce ce qu’est l’existence.

Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.

Laurence de Charette parle du livre de Emmanuel Hirsh


 
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LA PMA :

UN ENJEU DE SOCIÉTÉ

Va-t-on enfin prendre les droits de l'enfant au sérieux ?
La PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes est l'une des mesures phare de la révision de la loi de bioéthique de 2011, et l'attente du public en la matière est forte. Mais, au moment d'envisager cette PMA non thérapeutique, la société doit choisir : jusqu'où voulons-nous aller avec ces techniques de procréation artificielle ?
 
La PMA doit-elle demeurer une mesure d'exception, destinée à compenser un problème médical, ou devenir un mode habituel de procréation entraînant la société vers une nouveauté anthropologique, selon les termes du Comité consultatif national d'éthique ?
 
Les Français qui se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes célibataires seraient-ils du même avis si la question leur était posée du point de vue de l'enfant : « pensez-vous que la loi doive organiser la conception d'enfants privés, délibérément et légalement, de père ? »
 
Ce qui se joue désormais n'est pas seulement la PMA pour les femmes, mais un bouleversement majeur de la société qui ne saurait en rester aux cas individuels et à l'émotion qui s'en dégage. Il est urgent de mesurer ce que signifie exactement la PMA pour les femmes, pour en saisir les enjeux et prendre nos décisions en connaissance de cause.
 
C'est le propos de ce livre.

Accéder au dossier Bioéthique

La PMA : dossier complet

Bioéthique et Recherche médicale

Dossier : Fin de vie

 
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 La mission passera... par nous !

Il y a 5 semaines, je souhaitais à nos deux paroisses une excellente année missionnaire. Et le pape François a mis ce mois d’octobre 2019 sous le signe de la mission ! Durant 2 journées, nous nous sommes retrouvés à 12 paroissiens (laïcs, diacre et prêtres) pour conforter l’engagement missionnaire de nos paroisses. Nous avons été encouragés par l’exemple de la paroisse de Dinard, le partage de leurs expériences et l’enthousiasme des laïcs que nous avons rencontrés.

…/ lire la suite

p Arnaud de Guibert +

 
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Olivier Rey : « La bioéthique ne s’oppose aujourd’hui que pour consentir demain »

LEURRE ET MALHEUR DU TRANSHUMANISME Desclée de Brouwer, 196 p., 16,90 euros

EUGÉNIE BASTIÉ

LE FIGARO. - Dans un rapport de juin 2017, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’était prononcé pour l’ouverture de la procréation médicalement assistée, tout en listant dans son rapport tous les problèmes insolubles que cela allait engendrer. L’Académie de médecine a aussi évoqué ses préoccupations. Comment expliquer le décalage entre l’expertise et les conclusions ?

Olivier REY.- Il ne faut pas oublier une chose : la plupart des membres du CCNE, dont les avis sont censés éclairer les gouvernants, sont nommés par les gouvernants eux-mêmes. C’est ainsi que sous le quinquennat de François Hollande plus de la moitié des membres ont été remplacés d’un coup, afin d’obtenir un comité massivement « progressiste ». Dès lors, l’avis rendu sur l’ouverture de l’insémination avec donneur à toute femme qui en fera la demande était acquis d’avance - le comité a été composé pour aboutir à ce genre de conclusion. Cela étant, ledit comité, avant de statuer, procède à des auditions, et ses membres sont des personnes pourvues d’intelligence. Les problèmes redoutables soulevés par l’usage de certaines techniques en dehors de toute indication thérapeutique ne pouvaient donc manquer d’appa­raître. En résulte un rapport clivé : d’un côté, les arguments qui auraient dû conduire à un avis négatif, de l’autre, envers et contre tout, un avis positif.

Il semble qu’aucun argument ne puisse valoir contre la marche en avant de l’« égalité »…

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CLIMAT : L’ARGUMENT REVE POUR LES PARTISANS DE L’ETATISME,

QUI RETROUVENT LEUR APLOMB

L’évocation du réchauffement climatique devient un procédé d’intimidation morale qui prépare des reculs de la liberté, s’inquiète le président de l’Institut de recherches économiques et fiscales (Iref)*.

Delsol, Jean-Philippe

Chaque rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) apporte son lot de catastrophes à venir.

Il nous est annoncé désormais une aggravation insoutenable de risques sanitaires et alimentaires dus au réchauffement. L’augmentation accélérée de la population et les émissions humaines de carbone précipiteraient la hausse des températures avec tous les effets néfastes attendus en matière de sécheresse et de montée des mers autant que de migrations ingérables ou d’instabilité financière.

 
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Bioéthique : au Sénat de poser des limites à la toute-puissance de la technique

Le vote du projet de loi bioéthique en l’état par les députés signe l’effondrement de la plupart des digues éthiques que la France prétendait tenir depuis 25 ans. Alliance VITA appelle le Sénat à la plus grande vigilance pour faire barrage aux trois graves injustices de ce texte...

LIRE

 
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Rendez-vous les 30 novembre et 1er décembre partout en France !

 

La loi de bioéthique a été votée en première lecture le 15 octobre à l’Assemblée nationale avec une nette majorité (359 voix pour, 114 voix contre et 72 abstentions).

 

Rien n’est cependant joué !

 

Avec vous, nous nous mobilisons le week-end du 30 novembre-1er décembre, partout en France, sous la forme de piquets de manifestants pour tracter, faire signer la pétition et sensibiliser les élus, la population et les médias.

 

Rejoignez les membres de vos AFC pour convaincre et mobiliser, par petits groupes devant les gares, les marchés, les magasins... Un kit sera disponible prochainement.

 

Nous comptons sur vous pour élargir fortement la mobilisation, en nombre et en diversité, en vue d’une manifestation de grande ampleur le 19 janvier 2020 à Paris.

 

Les deux premières actions à faire, réalisables dès maintenant, sont de :

1. signer la pétition du collectif

2. écrire à votre sénateur (le modèle est à télécharger ci-dessous)

 

SIGNEZ LA PETITION    

 

Mardi 15 octobre : une majorité de députés a voté en première lecture pour le Projet de loi relatif à la bioéthique avec notamment la PMA Sans Père.

Merci au seul Député de Loire-Atlantique qui a voté  CONTRE  ce texte : le  député LREM Yves DANIEL

On note l’abstention de la député Sandrine JOSSO.

Ont voté POUR,

les 8 députés LREM suivant : Aude AMADOU   Anne-France BRUNET Audrey DUFEU SCHUBERT Sarah EL HAIRY Sophie ERRANTE  Yannick HAURY  Valérie OPPELT  François de RUGY  

De nombreux militants de Nantes et des environs ont manifesté mardi midi devant la Préfecture pour rappeler qu’une majorité de Français est opposée à la PMA Sans Père

Le combat continue avec vous !  Il sera long : à minima jusqu’à l’été  2020.

Dès à présent, nous vous invitons à noter dans vos agendas :

  • weekend du 30 novembre -1er décembre 2019 : actions multiples et plurielles dans toutes les régions de France, dont Nantes et divers lieux de Loire-Atlantique
  • Dimanche  19 janvier 2020 : manifestation nationale à Paris

 

 
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PMA : l’Assurance maladie devrait réserver ses ressources à la prise en charge des maladies

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le projet de loi bioéthique prévoit le remboursement à 100% de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires. Neuf associations de défense des malades craignent que ce choix ne se fasse au préjudice de la prise en charge de maladies rares. 

Publié le 14 octobre 2019 à 18 :09, mis à jour le 15 octobre 2019 à 09 :40

« Le projet de loi bioéthique prévoit de maintenir la prise en charge à 100 % par l’assurance maladie des actes d’assistance médicale à la procréation (AMP) » alors que sa nouvelle définition ne la lie plus aux cas d’infertilité, rappelle le collectif d’association des droits des malades. 38787253/Louis Renaud - Fotolia


Cette tribune est signée par neuf associations de défense des droits des malades: Association Connaître les Syndromes Cérébelleux, Association de patients ayant une Dyskinésie Ciliaire Primitive, Association des Pancréatites Chroniques Héréditaires, Association française contre l’algie vasculaire de la face, Association française des malades de la Thyroïde, Association K20 Maladies de l’empreinte du Chromosome 20, MOSAÏQUES Association des «X» fragiles, Association française des fibromyalgies, Association Debra France.


Nous, associations de défense des droits des malades, souhaitons exprimer notre préoccupation au sujet des arbitrages actuellement faits en ce qui concerne le remboursement de l’aide médicale à la procréation (AMP).

Le maintien de la prise en charge à 100 % de l’AMP implique un arbitrage en défaveur d’autres pathologies graves de patients.

Le projet de loi bioéthique, en cours d’examen devant le Parlement, prévoit de maintenir la prise en charge à 100 % par l’assurance maladie des actes d’AMP, à savoir les actes eux-mêmes et les médicaments prescrits, y compris des produits pris en charge habituellement à seulement 15 ou 30 %, alors que dans le même temps il entend supprimer le critère pathologique d’infertilité médicalement constatée pour donner accès à l’AMP.

Notre propos n’est en rien de commenter le choix politique de l’extension de l’AMP, cela n’est pas de notre ressort. Mais nous nous étonnons que, tout en élargissant l’accès à l’AMP en supprimant la condition d’infertilité, le projet de loi maintienne la prise en charge à 100 %.

L’Assurance maladie a estimé en 2014 que le coût de la prise en charge de l’AMP s’élevait alors à 288 millions d’euros. Aujourd’hui, ce coût est en constante progression en raison de la hausse des demandes.

Le maintien de la prise en charge à 100 % de l’AMP tel que le projet de loi la redéfinit implique un arbitrage en défaveur d’autres pathologies graves de patients. Ainsi en 2011, le Parlement a préféré soumettre au ticket modérateur la prise en charge de l’hypertension artérielle sévère plutôt que l’AMP, alors même que l’économie induite pour l’assurance maladie était inférieure de plus de la moitié.

Comment ne pas alerter sur l’iniquité que constitue la prise en charge de l’AMP à 100 % alors même que l’efficience de l’AMP est dans bien des cas très faible ?

Aujourd’hui, le gouvernement n’a pu débloquer que 750 millions d’euros sur trois ans pour les services d’urgence, et nombre de secteurs souffrent d’un manque cruel de moyens : comment ne pas nous étonner de l’arbitrage fait en faveur de personnes ne souffrant pas d’une pathologie (l’absence de stérilité), et comment ne pas alerter sur l’iniquité que constitue la prise en charge de l’AMP à 100 %, sans ticket modérateur, alors même que l’efficience de l’AMP est dans bien des cas très faible ?

C’est pourquoi nous, associations de malades, demandons à Madame Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, de remédier à cette situation source d’inégalité envers les malades.

D’abord en réservant les ressources de l’assurance maladie à la prise en charge des maladies, ce qui exclut la prise en charge des actes afférents à la réalisation d’une assistance médicale à la procréation pour des assurés non atteints d’une pathologie altérant leur fertilité́. Ensuite en introduisant le ticket modérateur dans la prise en charge de l’AMP, comme c’est le cas pour la plupart des soins.

Télécharger et imprimer et partager et vous pouvez utiliser cet argument dans un courrier aux députés et aux maires.

 
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BIOÉTHIQUE : UN DÉBAT APAISÉ, VRAIMENT ?

Contrairement à ce que veut laisser croire l'exécutif, le débat parlementaire sur le projet bioéthique n'a pas débouché sur un consensus, l'opposition bataillant même jusqu'au bout pour éviter les dérives les plus flagrantes.

L'assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi relatif à la bioéthique. Durant l'examen de ce texte, la majorité et le Gouvernement n'ont cessé d'affirmer, comme un mantra, leur satisfaction d'avoir eu, sur ces sujets important, "un débat apaisé".

Je veux tordre le cou à cette tentative de manipulation de l'opinion publique !

Elle vise à faire accroire qu'Emmanuel Macron aurait réussi à faire passer une réforme sociétale en douveur, contrairement à ce qu'avait fait son mentor François Hollande en 2013 ! Oui le débat a été digne, mais l'opposition à ce texte des plues résolues.

Rappelons que, face à ses projets tellement contestables, la majorité LREM a trouvé un groupe Les Répulicains opiniâtre, déterminé et mieux préparé que jamais pour contrer les visées libertaires de M. Touraine et consorts. Avec Thibault Bazin, Patrick Hetzel, Xavier Breton et d'autres, nous avons pu affirmer notre opposition résolue à la révolution de société portée par Mme Beloubet et Buzyn, et mettre en lumière les implications funestes de ce texte.

Scandale d'un texte ignorant l'intérêt supérieur de l'enfant en le privant de son droit le plus élémentaire à avoir un père et à pouvoir s'inscrire dans une généalogie crédible;

Mensonge d'une majorité qui, pour affirmer que les enfants élevés par des couples de femmes se porteront aussi bien sinon mieux que ceux qui vivent au foyer de leur père et de leur mère, s'appuie sur des études fallacieuses réalisées par des militants.

Apories d'un gouvernement qui, pour congédier le réel, affirme que n'importe qui peut occuper la place du père  - même une grand-mère (sic) - et que l'accouchement n'est plus une condition suffisante pour être mère !

En outre, avec le temps législatif programmé,  les parlementaires de l'opposition n'ont pu défendre la totalité de leurs amendements. Ainsi que l'a dit mon collègue Patrick Hetzel, cela marquera d'une tache indélébile cet examen. En effet, ni à l'occasion de l'adoption des premières lois de bioéthiques, en 1994, ni à l'occasion des deux révisions, en 2004 et 2011, le Parlement n'avait empêché d'approfondir le débat, notamment sur la question sensible de la recherche sur l'embryon.

Toutefois, la Droite a pris ses responsabilités en parvenant à éviter certaines dérives telles que la PMA post-mortem, la FIV avec réception d'ovules de la partenaire (ROPA) et l'extension du diagnostic préimplantatoire visant à identifier pour les éliminer, les embryons porteurs de trisomie 21.

A l'heure du bilan de cette première lecture, il est crucial que nos concitoyens sachent que, malgré les dénégations, la gestation pour autrui constituera la prochaine étape d'une évolution désormais immaîtrisable.

La notion de "projet parental" adoptée à la demande de M. Touraine, fait en effet le lit de cette "GPA éthique" dont il est, comme certains membres du gouvernement, un ardent défenseur;

Annie Génevard, députée LR du Doubs;

 
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PMA : LA CULTURE CATHOLIQUE ET LE DOGME INDIVIDUALISTE NE SE COMPRENNENT PLUS

Alors que l’Assemblée vient d’adopter en première lecture le projet de loi bioéthique, l’ancien directeur de la revue Esprit observe que la culture catholique joue un rôle central dans le mouvement de protestation à l’extension de la PMA. C’est à la fois sa force et sa difficulté, juge le philosophe.

 

Au recommencement des manifestations de 2013 contre la loi Taubira, on oppose souvent l’idée que les choses suivent leurs cours quoi qu’on veuille, la preuve en est qu’on ne propose plus d’abolir la législation qu’on refusait hier. Il est certain que nous sommes sur une pente, mais, à partir de là consentir d’avance à tout ce qui peut suivre ne fait que refléter une mentalité d’époque, qui associe curieusement progrès et résignation. Plus d’une fois dans le courrier des lecteurs de La Croix, ce réalisme m’a paru associé à l’idée que les catholiques n’ont pas intérêt par les temps qui courent à trop en faire quand il s’agit de mœurs.

Cette prudence un peu sournoise ne m’a paru correspondre ni à l’importance de la question ni à ce que les chrétiens se doivent à eux-mêmes.

Si l’on oublie le contexte et qu’on considère l’enjeu direct, les arguments lus et entendus dans La Croix et Le Monde, sur France Inter et France 2 (telle est avec Causeur et aussi Le Figaro, ma panoplie informative) m’ont paru bien faibles et surtout à courte vue.

On nous répète que la PMA « sociétale », celle qui ne pallie aucune défaillance naturelle, existe déjà, qu’elle est pratiquée par des Françaises à l’étranger où, dit-on, elle est mise en œuvre dans des conditions (achat de sperme par exemple) qui ne correspondent pas à nos exigences éthiques. Comme le souci de « moraliser » la manière d’exécuter un acte ne saurait dispenser de s’interroger sur l’acte lui-même, on ajoute parfois que généraliser la PMA c’est rompre avec un provincialisme français. Mais, s’il y a une spécificité française en la matière, ne doit-on pas avant de la renier en chercher les causes, qui ne sont pas nécessairement honteuses ? J’aurais tendance en ce qui me concerne à y voir l’expression d’une moralité publique laïque indépendante du christianisme, que la sécularisation n’atteint pas, qui a accepté facilement le divorce et toléré l’homosexualité mais s’oppose aux nouveautés actuelles.

L’enjeu du débat présent, c’est la priorité inconditionnelle qu’on veut accorder au désir d’enfant des femmes sans homme. Débordement du mouvement d’émancipation féminine ? Peut-être, mais dans le cadre d’un changement plus large. Pour répondre à la mortalité nous avons différentes ressources : l’une est de participer à la procréation, mais il y en a d’autres comme l’identification à une institution (église, nation) qui nous survivra et nous apparaît comme immortelle.

Désormais, devant la déshérence générale des institutions, la participation personnelle à la chaîne des générations est le seul moyen qui reste de dépasser nos « pauvres vies ». Si l’on pousse cette tendance jusqu’à individualiser la parenté, on entre dans un cercle vicieux, on aggrave la désinstitutionalisation en y consentant.

La réponse la plus directe à ceux qui refusent que le père devienne « facultatif », consiste à déplacer le problème et à inscrire dans la culture ce qu’on attribuait à la nature. La paternité, dit-on, est une fonction qui peut être assurée par d’autres que le père biologique, la « seconde mère », un oncle… Ce déracinement de la paternité renvoie aux enfants la charge de choisir et même d’inventer la figure paternelle dont ils ont besoin. Cette thèse absurde ne paraît pas convaincre les intéressés puisque, au nom de la transparence, on se préoccupe maintenant d’assurer aux « enfants du sperme » l’accès qu’ils réclament à leur origine « paternelle ». Après avoir, en séparant le biologique du social, aboli le père « traditionnel », on cherche à en bricoler un autre, qui lui aussi conjoindra le biologique et le culturel, mais dans des conditions défiant la vraisemblance.

En somme, quel que soit le côté où l’on se tourne, l’argumentation en faveur de la PMA offerte à toutes met des vérités partielles (environnement international, demande de maternité, capacité d’adaptation des enfants) au service d’une idéologie simpliste qui les déforme. Cette idéologie c’est le dogme individualiste, selon lequel il ne saurait y avoir de contradiction entre les divers droits de l’homme, en l’occurrence entre le droit de la femme à engendrer et le droit de l’enfant à n’être pas privé de père. L’utopie est de vouloir produire un droit commun par addition de droits individuels, donc de supposer qu’on peut se passer de société.

Équipé de l’argumentaire résumé ci-dessus, je suis allé au rassemblement du 6 octobre, qui a été plus nombreux que généralement prévu. L’atmosphère était sinon joyeuse du moins sereine et résolue, les participants étaient sûrs de leur cause (Liberté, égalité, paternité - Pas de père, pas de repères…). Devant cette assurance, on ne pouvait pas éviter de se demander pourquoi ces évidences reçues et répétées par les manifestants sont inaudibles pour la majorité des Français, qui se contentent des arguments courts et branlants de leurs journaux. À quoi tient dans l’opinion commune, cet oubli en matière de filiation de ce qui paraît relever du bon sens ? Peut-on imaginer qu’il soit surmonté ?

Une première cause était pour ainsi dire, palpable au cœur de la manifestation : le rôle central de la culture catholique dans la protestation. Même réunis en foule, les catholiques apparaissent acculés et condamnés à l’isolement. On ne peut plus les voir que comme les défenseurs nostalgiques du pouvoir déchu de leur Église. On se venge sur eux du mépris clérical séculaire pour « le monde ». La conscience de cette position difficile explique la réticence de la hiérarchie à intervenir directement. On la comprend mais on peut douter que cette circonspection, allant de pair avec le ralliement à l’humanitarisme commun, suffise à surmonter une disqualification enracinée historiquement. Pour cela ni le sentiment de leur juste cause chez les manifestants ni la prudence de l’institution ne peuvent suffire. Si le catholicisme veut être utile dans le cadre d’une culture de l’autonomie, d’une culture démocratique il lui faut non pas s’effacer, non pas chercher à illustrer à contretemps une autorité dévaluée, mais changer de position, se préoccuper d’être utile, offrir des ressources de nature à enrichir, à « décoincer » l’anthropologie simpliste où étouffe l’Occident postchrétien.

La disqualification de l’institution catholique, aussi bien que des autres, tient largement à l’idée et à la pratique que nous avons de la mondialisation. Mondialisation et individualisme sont pour nous comme les deux faces de la même pièce de monnaie. Individualiste moralement, notre mondialisation déstabilise pratiquement toutes les appartenances antérieures, toutes les fidélités, tous les civismes, et aussi la « famille traditionnelle ». Mais, sûre d’elle devant ce qu’elle enterre, la mondialisation s’affole devant l’avenir où nous entraîne l’individualisme dont elle est le cadre et la justification.

De cela témoigne l’actuelle panique écologique. Justifiée par de nombreuses observations, celle-ci n’est pas pour autant lucide. Obsédée de mesurer les effets elle interroge nos comportements, pas les modes de régulation, ou de dérégulation, qui nous guident, nous entraînent et nous contraignent. Dans ce désarroi, les chrétiens cherchent en général des repères dans le passé, négligeant l’effort positif pour sortir de l’anomie. Pourtant si l’humanité ne reviendra pas à ses « anciens parapets », elle cherche confusément les moyens de refonder des volontés collectives. C’est à cette recherche que devrait se consacrer un christianisme pour qui c’est peut-être un avantage d’être détrôné. Libéré de la prétention de décréter l’universel, il pourrait l’aider à vivre.

On peut dire autrement que si les catholiques ont raison de s’opposer à des pratiques qui font du père celui dont on peut très bien se passer, ils sont démunis pour répondre aux déterminations profondes (individualisme, mondialisation, désinstitutionalisation) qui font s’étendre et s’imposer des demandes qui ont quelque chose de désespéré.

PAUL THIBAUD

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