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CLIMAT : L’ARGUMENT REVE POUR LES PARTISANS DE L’ETATISME, QUI RETROUVENT LEUR APLOMB

L’évocation du réchauffement climatique devient un procédé d’intimidation morale qui prépare des reculs de la liberté, s’inquiète le président de l’Institut de recherches économiques et fiscales (Iref)*.

Delsol, Jean-Philippe

Chaque rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) apporte son lot de catastrophes à venir.

Il nous est annoncé désormais une aggravation insoutenable de risques sanitaires et alimentaires dus au réchauffement. L’augmentation accélérée de la population et les émissions humaines de carbone précipiteraient la hausse des températures avec tous les effets néfastes attendus en matière de sécheresse et de montée des mers autant que de migrations ingérables ou d’instabilité financière.

 
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Les contribuables reçoivent actuellement leur avis d’imposition sur les revenus perçus en 2018, année blanche. Point complet sur les prochaines échéances.

Il y a un an, Emmanuel Macron exprimait ses hésitations quant à l’opportunité de lancer la massive réforme du prélèvement à la source. Le président redoutait des erreurs techniques et un impact psychologique négatif sur les ménages. L’administration fiscale n’a pas à rougir d’avoir défendu ce big bang. Depuis janvier, étape après étape, la réforme se déroule sans à-coups.

● Des avis d’imposition historiques

 
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Caroline Roux, déléguée générale adjointe et coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, était l’invitée de l’émission À la Source, le 27 juin 2019, pour dénoncer la loi de bioéthique.

 
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Quelques verbatim extraits de l’émission :

« La Ministre de la santé vient d’exprimer un mépris très fort pour notre mobilisation : « Ils n’attendent que cela pour exister » ; depuis plus de 30 ans je me bats pour des enfants, j’accueille et j’accompagne des enfants qui ont été privés de père par des accidents de la vie. Et voilà qu’une loi va organiser l’effacement, l’escamotage du père ? Et plus encore, l’effacement de 50% des origines biologiques, généalogiques d’un enfant ? C’est pour l’enfant que nous nous mobilisons.« 

« Le président de la République avait effectivement promis un débat apaisé ; ce n’était pas un engagement de son programme de campagne. Nous allons nous engager pour que les Français de demain ne soient pas privés délibérément de père par des systèmes de procréation artificielle, par des filiations qui sont bricolées. »

« J’ai été dans le bureau du Garde des Sceaux pour en discuter pendant deux heures, il n’y a pas de solution possible qui respecte profondément l’enfant dans cette histoire. On va inventer des filiations avec deux mères, dont l’une sera une vraie mère qui aura accouché de l’enfant, et l’autre sera une mère qui sera à demi mère, fausse mère au fond ; ça va être extrêmement violent pour ces deux femmes. »

« Et puis, il s’agit aussi de donner des enfants à des femmes célibataires, qui n’ont pas de problèmes médicaux, qui n’ont pas de problèmes d’infertilité, de même que les couples de femmes. Donc on détourne la médecine, on détourne les fonds publics qui n’ont pas besoin de cela, au profit d’un basculement vers le droit à l’enfant, l’enfant-objet, et vers la GPA. »

« Je reprends à mon compte les propos du Premier ministre (je les cite) : « Nous nous opposons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins et à la GPA, qui au nom de l’égalité ne manquera pas d’être réclamée par la suite ». Il s’est renié, mais nous portons cette parole car il est profondément indigne que l’Etat organise cet escamotage, cette amputation du père pour l’enfant. »

« On nous a pris pour des andouilles : on nous a promis qu’il n’y aurait pas la PMA, le Premier Ministre actuel nous l’a promis, maintenant on nous promet qu’il n’y aura pas la GPA… donc nous sommes mobilisés très fortement pour l’enfant. Sans être j’espère stigmatisés, dans la mesure où nous travaillons avec des professionnels de l’enfance qui savent à quel point les enfants souffrent. »

« Notre mobilisation prendra toutes sortes de formes : auprès des parlementaires, dans la rue, mais surtout en expliquant aux Français la réalité de cette loi. 91 % des Français estiment que le rôle du père est essentiel, 79% des Français estiment que les enfants privés de père sont défavorisés par rapport à ceux qui ont leur père et leur mère, et 55% estiment qu’il n’est pas légitime de priver un enfant de père par la PMA. »

« L’APGL se victimise, comme en témoignent ces propos de 2014 : « L’homoparentalité conserve toute la puissance de subversion qui permet d’exploser le modèle, en prônant la co-parentalité, en revendiquant la possibilité d’avoir plus de deux parents. » Nous ne voulons pas que les enfants soient privés de père par une « explosion du modèle ». Il y a assez de souffrances aujourd’hui par manque de pères, pour que nous puissions résister à l’amputation du père par des personnes qui ont des revendications extrêmement subversives.« 

 
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CHANGEMENT DE REGARD

"Même aux épreuves les plus douloureuses - voire choquantes, comme la perte brutale d'un être cher - on trouvait au moins cinq conséquences positives"

Tugdual Derville, co-initiateur du Courant pour une écologie humaine, s'appuie sur la pensée de Viktor Frankl pour apprendre à tirer un bien d’un mal.

Positiver

 
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L’ouverture de la PMA (procréation médicalement assisté, ndlr) à tous les couples de femmes et aux femmes seules sera présentée dans le cadre du projet de loi de de bioéthique, le 25 juillet prochain en Conseil des ministres.

Sur RTL, l'archevêque de Paris, Monseigneur Aupetit estime qu'"une loi oblige tout le monde". "Si cette loi change quelque chose sur la filiation et c'est le cas, cela impacte tout le monde et donc à terme cela impactera les couples homme-femme", ajoute-t-il. 

Accéder à l'interview de Mgr AUPETIT 

 
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EXCLUSIF - PMA, filiation, embryon... : les 10 principaux points du projet de loi

Voici le détail du projet de réforme sur la bioéthique qui prévoit - notamment - l'extension de la PMA aux lesbiennes et aux femmes seules.

Le tant attendu projet de loi "relatif à la bioéthique", qui doit concrétiser la promesse présidentielle d'étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, est (presque) prêt. Outre cette mesure sociétale phare et la révolution de la filiation qu'elle implique, il englobe, comme les textes bioéthiques précédents, bien d'autres sujets. Revue des points essentiels. Et de ceux qui restent à trancher.

Accéder à l'article

 

 
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Eté missionnaire 

La présence de nombreux paroissiens à la soirée du 11 juin sur le renouveau missionnaire de nos paroisses marque  notre engagement résolu à faire connaître à tous la Bonne Nouvelle du Christ. Nous avons dit ensemble à chaque Messe jusqu’à la Pentecôte la prière* des disciples missionnaires. Je vous invite tous à la prier désormais quotidiennement chez vous !

Nous la reprendrons encore ensemble à l’Eucharistie le 1er dimanche de chaque mois

Car la mission, c’est l’affaire de tous et chacun !

- C’est d’abord la prière : chaque pointe de sel vous invite à vous unir à la prière commune de la paroisse pour une intention particulière. Vous pouvez aussi venir à l’un des temps d’adoration proposés ou rejoindre un groupe de prière de nos paroisses.

- C’est vivre la fraternité : être attentif à ses voisins. Qui vais-je inviter à venir avec moi à l’une ou l’autre des nombreuses propositions paroissiales de l’été que vous découvrirez les 6-7 juillet dans la « Pointe de sel mag » ?
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DENIER DU CULTE
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Votre don est déductible de vos impôts : si vous êtes imposable, vous pouvez déduire de vos impôts 66 % du montant de votre don, dans la limite de 20 % de votre revenu net imposable. Vous recevrez un reçu fiscal à la fin de l'année civile.

Vous pouvez aussi adresser un chèque à l'ordre de la CNAFC à l'adresse suivante : CNAFC, 28 Place Saint-Georges 75009 Paris
 
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Monsieur le Président de la République,

Il est d’usage en France de s’adresser directement au Président de la République en vue d’une grâce présidentielle ou au sujet d’une décision grave dont il portera la responsabilité devant l’Histoire et les générations à venir.

A travers cette lettre ouverte, ce sont les foules immenses qui se sont levées depuis 2012 pour dire leur attachement aux droits de l’enfant et au respect de l’humain qui s’adressent à vous aujourd’hui. Elles souhaitent vous alerter sur les implications et conséquences qu’aurait l’extension de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. C’est une idée que vous avez évoquée pendant la campagne présidentielle, en indiquant votre position favorable.

Vous avez cependant toujours souligné qu’il s’agissait de votre avis « personnel »1. Et de fait elle ne figurait pas dans votre programme officiel de candidat à la présidentielle.

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Le projet qui porte un si beau nom œuvre pour que les espaces d'accueil médicaux soient des lieux où ces trois actions se conjuguent en même temps. 

 

Médecins, sages-femmes, infirmières, thérapeutes, secrétaires médicales...Ce site internet est fait pour vous:

 

vous qui souhaitez insuffler la vie dans vos lieux d'accueil et de consultation, ou qui, comme Arnaud, pensez qu'il est important de prendre soin de vos patients dès la salle d'attente. Vous qui fondez votre mission professionnelle sur la certitude que la vie est précieuse mais aussi fragile, et qu'elle vaut tous les efforts et les soins que vous prodiguez jour après jour.

ExSpecto est né de la volonté d'accompagner le projet de tous les soignants qui cherchent à accueillir leurs patients autrement - et d'une intuition: celle que de belles images soigneusement sélectionnées ont ce pouvoir. 

C'est le fruit de la réflexion et du travail d'une équipe motivée et de l'investissement de la CNAFC. C'est aussi la contribution souvent gracieuse d'artistes qui ont cru dans le projet et ont voulu contribuer à une belle cause, celle de l'enfant à naître pour cette première édition. 

Nous y croyons tellement que ce site n'a pas de vocation commerciale. Par conséquent, l' affiche que vous commanderez ici vous est offerte, avec la libre possibilité pour vous de soutenir l'initiative des AFC par un don.

Vous trouverez tous les détails concernant la commande d'affiche ici.

ExSpecto se propose également comme un moyen pour les soignants de partager leurs idées, leurs initiatives et leurs réussites autour de l’accueil des patients, en particulier dans la salle d’attente.  Vos  expériences, vos réalisations in situ, vos trouvailles, vos suggestions et même vos interrogations nous intéressent et ont leur place sur exspecto.fr : venez nous en faire part via le formulaire de contact.

 

Bonne visite sur exspecto.fr !

 
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SONDAGE PMA :

RÉACTION D’ALLIANCE VITA À L’ANNONCE D’EDOUARD PHILIPPE

Alliance VITA rend public le sondage réalisé par l’IFOP à la veille de la fête des pères. Ce sondage atteste l’attachement des Français au rôle du père pour l’enfant : 91% des sondés pensent que le père a un rôle essentiel et 79% que les enfants qui n’ont pas connu leur père sont défavorisés ; la majorité des Français (55%) est opposée à une PMA qui priverait un enfant de père.

Lire le sondage

 
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En exclusivité pour Atlantico, le collectif "Besoin de (re)pères" publie une tribune sur la question de la PMA et sur la figure du père.

ATLANTICO : Besoin de repères

 
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LA FETE DES PERES, UN ACTE MILITANT POUR LES OPPOSANTS A LA PMA POUR TOUTES

Tags sur la voie publique, détournement de slogans… leurs initiatives font polémique.

FAMILLE Les anti-PMA s’emparent de la Fête des pères. Alors que le premier ministre vient d’annoncer que le débat parlementaire sur la loi de bioéthique aurait lieu fin septembre, les opposants à la « PMA sans père » misent sur ce traditionnel événement de la vie de famille pour exprimer leur désaccord. Au cœur de leur discours : la défense de la figure paternelle et de son rôle dans la construction et l’éducation des enfants.

Lire l'article parue dans le Figaro du 15 juin 2019
 
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APRÈS LA DÉROUTE DES LR AUX EUROPÉENNES, FAUT-IL INCRIMINER LA TÊTE DE LISTE, FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY, COMME L’AFFIRMENT CERTAINS CADRES DU PARTI ?

POURQUOI LES REPUBLICAINS ONT PERDU

Ivan Rioufol

À quoi ressemble la France ?

 

 
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Grande journée de mobilisation contre la PMA sans père et la GPA - dimanche 6 octobre 2019 à Paris

Les AFC donnent rendez-vous le dimanche 6 octobre 2019 à Paris à tous ceux qui souhaitent donner à chaque enfant la chance d'avoir un père et une mère, pour une grande journée de mobilisation contre la PMA sans père et la GPA.

 

Cette manifestation est organisée avec d'autres associations, réunies sous le nom "Marchons Enfants".

 

Ce matin, le Conseil des ministres a pris connaissance du projet de révision de la loi bioéthique qui sera débattu à l'Assemblée Nationale fin septembre. Il prévoit l'extension de l'Assistance Médicale à la Procréation aux couples de femmes et aux femmes seules. L'autorisation de congélation des ovocytes et l'élargissement de la recherche sur l'embryon figurent également dans ce texte.

 

Aveuglés par le progrès technique, les promoteurs de la PMA n'en discernent aucune des lourdes conséquences qu'elle aura sur la filiation, la suppression de la figure paternelle, la famille, la construction psychique des enfants, la raréfaction des gamètes et donc de l'instauration d'un marché, avec les dérives eugéniques que l'on peut déjà prévoir.

 

Comment peut-on veiller aux équilibres délicats de la nature sur notre planète et, en même temps, ne pas voir que ces mêmes principes devraient aussi s'appliquer à l'humain ?

 

Les Associations Familiales Catholiques s'insurgent contre l'ensemble de ces évolutions qui laissent entrevoir un monde où le vivant et l'humain deviennent des enjeux technologiques et marchands. Nous sommes convaincus que l'altérité sexuelle est une chance, qu'un enfant aura toujours besoin d'un père, qu'un enfant n'est pas un droit mais un don. Nous avons le devoir de témoigner de ces convictions.

 

Les AFC redisent avec force leur opposition à ce projet injuste et dangereux et invitent chaque famille à se mobiliser.

 

Le 6 octobre 2019

à Paris

 

Invitez vos amis et vos proches !

 
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LES DINDONS DE LA FARCE BIOÉTHIQUE

LA PMA POUR TOUTES N'EST QU'UNE DIVERSION.

d'ANTOINE PASQUIER@PasquierA 

Un os à ronger, que le gouvernement balance au milieu de l'arène politique pour détourner notre regard. Ses conséquences, certes extrêmement néfastes et contre lesquelles il faudra s'élever, ne sont rien, ou si peu, au regard de celles que provoquera la libéralisation quasi totale de la recherche sur l'embryon contenue dans le projet de loi bioéthique.

Un simple coup de tampon en bas d'un formulaire suffira désormais pour manipuler sans vergogne les cellules souches issues d'embryons humains.

Exit les autorisations longues et pointilleuses de l'Agence de biomédecine. Plus d'obstacles, plus de procès, plus de tabous. 2019 marquera l'entrée de la France dans l'ère de l'industrialisation de masse des premiers instants de la vie humaine. On se prendrait presque à regretter le temps des premières expérimentations tâtonnantes, où l'éthique avait encore une consistance et notre démocratie des principes.

Car demain ressemble déjà à un mauvais film de science-fiction.

L'industrie pharmaceutique se prépare à utiliser les cellules souches embryonnaires pour tester l'efficacité et la toxicité d'un nouveau médicament, en évitant ainsi d'avoir recours à des animaux... Et elle rêve à voix haute de fabriquer des cellules médicaments pouvant régénérer des organes atteints par la maladie ou le vieillissement. Si des doutes persistent encore sur l'efficacité thérapeutique de ces cellules hyperplastiques, nos blouses blanches, elles, y croient dur comme fer.

Au point d'investir des sommes colossales dans des centres ultramodernes, à l'instar du Génopole d'Évry et de son dernier né, la plateforme Yposkesi («la promesse» en grec), qui ambitionne de devenir d'ici 2021 le plus grand centre de fabrication de thérapies géniques et cellulaires d'Europe, grâce au soutien financier de l'AFM-Téléthon et de la banque publique d'investissement Bpifrance.

Le business de la biomédecine s'annonce juteux.

Les paillasses des labos et l'industrie pharmaceutique en salivent d'avance. Mais les profits ne sont pas là où on le croit. La commercialisation des gamètes n'est pas pour demain en France, et le chiffre d'affaires de la PMA version XXL restera ­ à tout le moins dans le système actuel ­ minime. Le nouvel eldorado, c'est la thérapie cellulaire. Ce marché en croissance exponentielle se compte en centaines de millions de dollars et dépasse allègrement les petites frontières de notre Hexagone.

Les embryons seront le pétrole du XXIe siècle.

Dans cette nouvelle ère du libéralisme, les couples et les femmes ayant recours à une PMA deviendront les pourvoyeurs, conscients ou non, de cette matière première abondante et totalement gratuite. Leur détresse sera exploitée.

Les dindons de la farce bioéthique, ce seront eux.

 
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L’Église encouragera-t-elle des manifestations contre cette réforme de la PMA ?

N’est-ce pas un combat d’arrière-garde ou un combat perdu d’avance ?

L’excellente formule du cardinal Vingt-Trois en 2012 demeure d’actualité :

"chacun est appelé à se manifester, de la manière qui lui semble la plus opportune." 

La parole et l’action en faveur de la dignité profonde de la personne humaine sont toujours un combat d’avant-garde, quoi que puisse en penser un certain conformisme ambiant.

La seule véritable défaite serait de renoncer à se mobiliser au service du principe de dignité et de fraternité, au service du principe d’humanité.

Lire l'interview de Mgr Rougé parJean-Marie Guenois
 
Vign_F_X_Bellamy

Interrogé sur le projet de loi bioéthique, qui doit être examiné fin septembre à l’Assemblée nationale,

François-Xavier Bellamy a affirmé:

«J’espère que la droite va savoir parler de ces questions. Je ne me laisserai pas intimider par un renvoi à une étiquette radicale. On doit pouvoir parler de la question de savoir quelle place doit avoir la technique dans nos vies. Derrière ces grands débats, il y a la question du transhumanisme, et ma crainte, c’est que derrière le rêve du transhumain il y ait le monde de l’inhumain», a estimé l’eurodéputé.

 
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Éditorial par Jeanne Emmanuelle Hutin

LA RECHERCHE, LA PMA ET LE MARCHE

Cette semaine, le gouvernement a lancé la révision des lois bioéthiques. L’Assemblée nationale et le Sénat en débattront à l’automne. Il est essentiel que les parlementaires aillent au fond de l’objet de cette loi, sans esquive ni sectarisme mais avec discernement et respect.

Il s’agit, en effet, d’un projet de loi très important. Car il touche aux fondements de notre société, à la structure de la filiation, à la vision de l’homme et à sa protection. Le progrès est érigé en arbitre mais il ne peut être assimilé aux seules découvertes scientifiques et techniques. Car, une découverte n’est ni bonne ni mauvaise en soi, mais selon l’usage qui en est fait.

Aujourd’hui, ces découvertes concernent surtout l’être humain lui-même, d’où l’importance de les encadrer éthiquement pour éviter les dérives. Ainsi, la Chine assure avoir fabriqué une chimère, en mélangeant des cellules humaines et animales. Cela pose de graves questions sur les limites de la science !

La tradition des lois bioéthiques françaises protège la personne d’expérimentations hasardeuses. Elle pose aussi l’interdit de la marchandisation du corps. Le principe selon lequel l’être humain est une fin en soi et ne peut jamais être considéré comme un moyen, guide cette éthique. Ce principe sera-t-il confirmé ou remis en cause ?

La procréation médicalement assistée, la PMA, est au centre de cette tension.

Sur le plan scientifique, une partie des chercheurs demandent que soit facilitée l’expérimentation sur les cellules-souches embryonnaires. Ils espèrent trouver des remèdes. Ce projet de loi prévoit d’élargir la recherche sur l’embryon et de la faciliter sur les cellules-souches embryonnaires dans le cadre de la PMA. Aussi, plus la PMA se développera, plus ce type de cellules sera disponible pour la recherche. C’est aussi un résultat escompté de son élargissement. De plus, en proposant d’ouvrir la PMA aux couples hommes - femmes, comme le fait l’avis du Conseil d’État, on fait miroiter le rêve du « bébé parfait », renforçant ceux qui réclament la sélection des embryons. Imperceptiblement, on glisserait vers l’eugénisme.

Les intérêts marchands sont à l’affût. Dans certains pays, on peut acheter cellules, embryons… ! Enquêtes et ouvrages se multiplient pour dénoncer ce business de la procréation. L’extension de la PMA rapprocherait la France de ce qui se fait ailleurs. Même si la Loi se défend d’ouvrir cette porte, on voit mal comment on pourra résister longtemps à ces intérêts puissants. Car, « avec la PMA, on crée le rêve de l’enfant sur commande », explique Sylviane Agacinski au Point.

On le voit, la recherche et le marché, pour des raisons différentes, cherchent à entrer dans le champ de la conception humaine. Dans ce cas, leurs intérêts se rejoignent pour étendre la PMA hors du champ médical. Le désir d’enfant, d’où qu’il provienne, ne saurait en être le prétexte ni masquer un basculement aussi grave.

En travaillant à la lumière des principes humanistes, nul doute que députés et sénateurs
 
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COMMUNIQUE DE PRESSE

La Manif Pour Tous acteur de la mobilisation unitaire « Marchons enfants » du dimanche 6 octobre contre la filiation-fiction,


LA PMA SANS PERE ET LA GPA

 

« Une seule solution : la manifestation ! »

Le « nouveau monde » d’Emmanuel Macron n’aura pas fait long feu pour remettre ce vieux slogan au goût du jour.

Refusant toute forme de dialogue et restant sourd, pour ne pas dire méprisant, au dissensus clair qui s’exprime dans la société à propos de la PMA sans père et de la GPA, l’exécutif a décidé de passer en force en présentant ce matin un projet de loi en conseil des ministres. « Il ne s’agit pas d’un projet de loi de bioéthique mais d’un projet de loi de société » a souligné Albéric Dumont, Vice-président de La Manif Pour Tous, lors d’une conférence de presse unitaire rassemblant une vingtaine d’associations qui appellent toutes à une grande de journée de mobilisation nationale à Paris le dimanche 6 octobre prochain.

Une immense majorité de Français opposés au projet de loi

Lire le communiqué de presse

 
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PMA-GPA : LES MISES EN GARDE DE SYLVIANE AGACINSKI

Eugénie Bastié

« CELA VA DE SOI », a répondu la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, interrogée sur la possibilité de rembourser la PMA pour les couples lesbiens ou les femmes célibataires. Une phrase lapidaire qui ­résume l’état d’esprit du camp du « progrès » face aux « avancées » bioéthiques : la politique se déroule sous le mode de l’évidence.

C’est justement pour rappeler que cela ne va pas de soi que la philosophe Sylviane Agacinski a fourni un argumentaire aussi concis que limpide, publié sous le beau titre L’Homme désincarné dans la collection « Tracts » chez Gallimard. L’auteur de Corps en miettes et du Tiers-corps poursuit dans cet essai court (40 pages) et ciselé sa réflexion sur l’incarnation au temps des technologies de la reproduction.

La philosophe n’hésite pas à aller à contre-courant des positions majoritaires de sa famille politique, la gauche. Elle regrette « une sorte d’intimidation, pour ne pas dire de terreur intellectuelle (qui) fait taire beaucoup de ceux qui se posent des questions, notamment dans les sphères médiatiques, universitaires ou politiques ». Peu intimidée, elle ose avec persévérance poser les questions jusqu’au bout et dérouler les conséquences de progrès présentés comme inéluctables. On connaissait déjà son opposition à la gestation pour autrui, qu’elle compare à un « esclavage ».

Paradigme anthropotechnique 

Dans L’Homme désincarné, la féministe va plus loin, et évoque également les problèmes éthiques que pose la procréation médicalement assistée. La généralisation d’une pratique autrefois réservée aux seules personnes souffrant d’infertilité fait passer la médecine du paradigme thérapeutique au paradigme anthropotechnique et a des conséquences vertigineuses.

« Parler de l’infertilité d’une personne seule, d’une femme ayant passé l’âge de la ménopause ou d’un couple de même sexe est un pur non-sens », tranche la philosophe. Soucieuse de distinctions, elle règle son compte à l’invocation ­lapidaire et systématique de l’égalité pour mettre fin à toute possibilité de débat. Il faut rappeler, écrit-elle, que « la procréation (assistée ou non) n’a que faire des orientations sexuelles, et qu’elle a en revanche tout à voir avec l’asymétrie des deux sexes, qui ne sont en la ­matière ni équivalents ni égaux. Dans ce domaine, un couple de même sexe n’est pas équivalent à un couple sexuellement mixte, et le principe d’égalité devant la loi n’empêche pas le législateur de ­régler différemment des situations différentes. »

Enfin, Sylviane Agacinski s’interroge sur le bouleversement de la filiation qu’entraîne la disparition du père dans la procréation. En ­effet, « le rattachement d’un enfant à deux lignées parentales non équivalentes lui signifie sa propre inscription dans le genre humain, universellement mixte ».

Imprégnée de la pensée grecque, ­Sylviane Agacinski est une philosophe de l’incarnation. Elle décrit l’avènement d’une société déchristianisée où « l’espoir de se délivrer de la chair n’a pourtant pas disparu », mais s’est déplacé vers la puissance technoscientifique.

Citant Merleau-Ponty - « Je n’ai pas de corps, je suis mon corps » -, elle ­plaide pour un retour au sens commun : nous sommes avant tout, comme le ­disait déjà Aristote, des êtres vivants, c’est-à-dire marqués par la naissance, la reproduction et la mort. Renoncer à ces limites signifie notre déshumanisation.

« Le CCNE (Comité consultatif national d’éthique, NDLR) n’est pas là pour indiquer où se trouvent le bien et le mal », avait naguère proféré le Pr Jean-François Delfraissy.

Sylviane Agacinski répond : « Si l’éthique s’effondre, le droit est ­perdu. »

Un ouvrage éclairant qui permet de se faire une idée des enjeux vertigineux qui accompagnent des avancées présentées comme inévitables.

 
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Alliance VITA a pu avoir accès à l’avant-projet de loi bioéthique. Sous réserves d’analyses juridiques plus fouillées, elle est en mesure de donner une première appréciation générale sur le fond et sur la forme.

Sur le fond, derrière la dérégulation totale de la PMA, sont en marche la chosification de l’être humain et l’étatisation d’une procréation de plus en plus eugénique.

A/ L’abandon du critère d’infertilité médicale pour accéder à la PMA (dite PMA « pour toutes ») ne conduit pas seulement à organiser la fabrication étatisée d’enfants sans père : toute la régulation de la procréation artificielle s’effondre. Les limites présentées par les gouvernements successifs comme alibi des lois bioéthiques précédentes disparaissent. Par exemple, le double-don de gamète, jusqu’ici interdit serait autorisé. L’enfant devient un objet, qu’on revendique, qu’on finance et qu’on produit après vérification. L’absence constatée dans l’avant-projet de loi de la GPA et de l’implantation de l’embryon post mortem (après la mort du père) est un leurre. Chacun sait que ces digues sont déjà attaquées, selon la logique des petits pas.

B/ L’auto-congélation ovocytaire de précaution pour toutes les femmes ayant dépassé un âge à fixer est l’autre bouleversement majeur : non seulement on pousse les femmes à la procréation artificielle tardive plutôt qu’au respect de l’écologie et de la temporalité de leur corps, mais on brade leur santé en livrant leurs ovocytes à la convoitise des chercheurs. Cette emprise de la bio-technocratie et de l’économie sur le corps des femmes est un choix politique lourd de conséquences. Le marché étatisé de la procréation se met en place, avec l’ovocyte comme matière première la plus sensible.

C/ L’embryon humain perd ses dernières protections. Il pourra désormais être « cultivé » in vitro jusqu’à 14 jours ; le régime d’autorisation de recherche fait place à une simple déclaration pour les lignes de cellules d’origine embryonnaires, désormais traitées à part pour faciliter leur usage… Subrepticement, l’interdit de créer des « embryons chimériques [mélange homme-animal] ou transgéniques » disparaît. En refusant de fermer la porte aux gamètes artificiels, la France cautionne l’artificialisation croissante de la procréation et ouvre la vertigineuse perspective d’embryons et d’enfants transgéniques.

D/ L’eugénisme pratique s’étend. L’IMG [interruption médicale de grossesse autorisée pendant toute sa durée] se banalise : suppression du délai de réflexion d’une semaine, jusqu’ici proposé ; suppression de l’information parentale pour les mineures (avec le risque de les faire passer de l’IVG à l’IMG pour étendre le délai au motif du trouble psychologique généré par une grossesse précoce) ; les conditions du Diagnostic Prénatal (DPN) et diagnostic préimplantatoire (DPI) seront traitées par arrêtés, sur proposition de l’Agence de biomédecine, agence sur laquelle le pouvoir de l’Etat se renforce, ce qui laisse craindre de nouvelles et fréquentes dérives eugéniques.

Au total, la médecine est détournée de ses fins thérapeutiques au profit de certaines revendications individualistes, de l’intérêt financier des laboratoires et de l’idéologie scientiste.

Sur la forme, balayant le résultat des Etats généraux de la bioéthique, le gouvernement tente d’étouffer toute contestation par un passage en force estival.

 
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L’appel des pères* vise à susciter dans toutes les villes et villages des manifestations pacifiques et spontanées contre la PMA pour toutes. Des rassemblements ont eu déjà eu lieu à Toulouse, Nantes et Compiègne. 

Quelle est l’origine de cet « appel des pères » ? 

Suite au dernier discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, lorsqu’il a confirmé le calendrier de la révision des lois de bioéthique, l’enjeu est devenu pour nous concret et urgent. Cela nous a décidé à concrétiser quelque chose que l’on avait sur le cœur depuis plusieurs mois : l’idée de poser un acte de résistance à ce qui est pour nous un basculement de civilisation (légalisation de la PMA sans père). Nous avons donc lancé un appel aux pères le 18 juin dernier, un appel à la résistance, un cri lancé à tous les pères de famille, dont la gravité est pour nous la même que celle de l’appel du général de Gaulle.

Cet appel est inspiré du mouvement des « Sentinelles », qui avaient pris l’habitude, lors des manifestations contre la loi Taubira, de se tenir debout devant le Palais de Justice à Paris.

Pouvez-vous nous décrire vos mobilisations ?

Chaque père de famille est invité à venir aussi souvent et aussi longtemps qu’il le peut, debout en silence, devant un bâtiment symbolique de la République française.  Le lieu de rendez-vous principal est chaque dimanche soir de 21h à 22h devant l’hôtel de ville des lieux de mobilisation, mais le format est adaptable. Il faut que cela ait lieu en silence car tout a été dit sur le sujet de la PMA, les mots n’ont plus de sens... La seule chose qui aujourd’hui peut porter est le silence, pour qu’enfin les mots reprennent du poids, notamment les mots qui ont été écrits dans cet appel. Celui-ci doit être fort mais radicalement non violent, afin de signifier peut-être un jour de quel coté est la violence aujourd’hui.

Paru dans Familles chrétiennes

 

 

LES MÉDIAS FONT LA CAMPAGNE DU GOUVERNEMENT SUR LE DOSSIER PMA

LE PRIX DES VOLTE-FACE

Guillaume Roquette Le Figaro le 23 juin 2019

Il y a peu de temps encore, Jean-Michel ­Blanquer était opposé à l’accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées : il vient de faire adopter la disposition inverse dans sa loi sur l’école. Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin étaient, eux, hostiles à la PMA pour les couples de ­lesbiennes :

ils ­s’apprêtent à soutenir comme un seul homme une loi la ­légalisant.

Sans doute faut-il avoir l’échine souple pour passer chaque semaine la porte du Conseil des ministres. Et cette élasticité est d’ailleurs vieille comme la politique : L’Opportuniste, inoubliable chanson de Jacques Dutronc, date de 1968. Sous tous les régimes, il est généralement plus ­important pour un responsable politique de gagner les élections que de défendre des convictions.

« Les idées sont une prison », a dit un jour Jacques Chirac. Mais, dans le cas des ­ministres de droite d’Emmanuel Macron, il n’est pas exclu que ces volte-face aient leur part de sincérité. « Le mérite du ­débat démocratique, c’est de vous faire bouger », affirmait cette semaine Bruno Le Maire sur Europe 1 quand on ­l’interrogeait sur ses prises de position passées sur la PMA. On touche là à l’essence même du progressisme macronien : le mouvement devient la finalité de l’action publique.

Ce qui compte, c’est d’être « en marche ».

Mais en marche vers où ?

Dans un entretien roboratif ­accordé cette semaine au Figaro, l’essayiste François ­Sureau répond en une phrase : « L’Etat n’a plus d’autre fonction que de garantir les désirs. » Ce parti pris a l’avantage de garantir une forme de paix civile en cédant aux ­revendications des minorités qui cessent ainsi, au moins provisoirement, de réclamer des droits nouveaux. De plus, la satisfaction des désirs de certains est réputée ne rien ­enlever aux autres. Comme le rétorquaient les partisans de la loi Taubira à ceux qui s’y opposaient : « On n’empêche pas les hétéros de continuer à se marier. »

Mais la médaille a son revers.

Cette politique de garantie des désirs tient pour secondaire ce qui contribuait à donner à la société française son homogénéité. Les références culturelles communes, l’attachement à la famille et le civisme républicain apparaissent comme quantité négligeable ou vestiges d’un monde dépassé. L’individualisme devient la norme, l’Etat ne s’accordant plus la légitimité d’y résister.

Ce laisser-faire sociétal du gouvernement ne pose sans doute pas de problème majeur aux électeurs d’Emmanuel Macron, les membres du « bloc élitaire » qu’évoquait dans nos colonnes la semaine dernière le politologue Jérôme Sainte-Marie. Rares sont ceux qui verront les sorties ­scolaires de leurs enfants encadrées par des femmes ­coiffées du hidjab. Mais il n’en va pas de même dans les classes populaires. Elles assistent aux premières loges à la montée du communautarisme islamique et ne possèdent pas le capital économique et culturel pour échapper à ce face-à-face. C’est à l’Etat de les défendre.

Il ne le fait pas, comme il s’apprête à ne plus défendre le droit d’un enfant à avoir un père.

Singulière conception du progrès.

 
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La réforme de la loi bioéthique sera soumise au Conseil des ministres le 26 juillet. L’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, y compris les couples homosexuels, en constitue la mesure phare. Mais le casse-tête de la filiation n’est pas encore totalement résolu.

Dans son édition du dimanche 23 juin, le JDD dévoile le contenu de la nouvelle loi bioéthique. Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, confirmée par le Premier ministre Édouard Philippe dans son discours de politique générale du 12 juin, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, et non plus seulement aux seuls couples hétérosexuels, en est la mesure phare.

Pourquoi une nouvelle loi bioéthique ?

La première loi bioéthique a été adoptée en 1994. Elle portait sur le respect du corps humain et sur l’utilisation des produits de ce corps. Elle a été complétée en 2004 (interdiction du clonage à visée reproductive, ouverture limitée de la recherche sur les embryons), en 2011 (autorisation du don croisé d’organes, autorisation de la congélation ultra-rapide des ovocytes), et en 2013 (autorisation encadrée des recherches sur l’embryon, uniquement à visée thérapeutique).

Le projet de loi, qui sera présenté en Conseil des ministres le 26 juillet, dont le JDD dévoile le contenu ce dimanche, entend trouver un « point d’équilibre entre ce que la science propose, ce que la société revendique et les valeurs fondamentales qui soutiennent l’identité bioéthique de la France […] tout en accordant une place particulière aux situations de souffrance, voire de drame que rencontrent certaines personnes ».

Quelles nouveautés en matière de PMA ?

L’article premier dispose que « tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée a accès à l’assistance médicale à la procréation ».

Jusqu’à présent seuls les couples hétérosexuels pouvaient y avoir recours L’accès de la PMA a toutes les femmes était une promesse de campagne du candidat Marcon.

« De nombreuses études scientifiques montrent que les enfants élevés par des couples homoparentaux sont aussi heureux que les autres ; ils peuvent trouver un modèle paternel par ailleurs », justifie la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, dans un entretien au JDD.

L’âge limite du recours à la PMA sera fixé par décret. Son remboursement par la Sécurité sociale est aujourd’hui limité à 43 ans.

Quels seront les effets sur la filiation ?

« Il faut établir une filiation qui a la même portée et les mêmes effets que la filiation biologique ou adoptive sans bouleverser le droit de la filiation actuel », cadre Agnès Buzyn, dans le JDD.

Le texte de loi prévoit que les personnes désirant recourir à la PMA pourront déposer une « déclaration anticipée de volonté » de devenir parent devant un notaire.

« Aucun lien de filiation » ne serait ainsi « établi entre l’auteur du don [de gamètes] et l’enfant issu de la procréation ». La reconnaissance anticipée de parentalité serait inscrite sur l’acte de naissance. Problème : faut-il réserver cette mesure aux seuls couples homosexuels ou l’élargir aussi aux couples hétérosexuels ?

Dans le premier cas, les associations LGBTQ dénoncent par avance une discrimination. Dans le second, la transparence inquiète.

 
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Chers amis,

 

Le 7 juin, le Sénat votait l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines. Ils étaient 20 parlementaires présents. Heureusement, 4 jours plus tard, en deuxième délibération, cet amendement était finalement rejeté.

 

Mais le risque reste grand : Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat, considère « l’allongement raisonnable des délais légaux de l’IVG » comme « une avancée pour les droits des femmes et la santé des femmes ». Une proposition de loi devrait être présentée à l’automne.

 

Or, nous le savons, l’avortement est toujours un échec et une grande souffrance. 216 000 IVG ont lieu chaque année en France.

 

Comment pouvons-nous agir pour éviter ces drames et soutenir les couples, les femmes seules, les soignants ?

  • Bien sûr, nous ferons entendre notre voix, auprès des parlementaires et plus largement.

Mais nous devons agir aussi pas à pas, en insufflant une culture de vie dans nos familles, nos lieux de vie, nos environnements professionnels et associatifs.

Ainsi les AFC viennent de mettre en ligne exspecto.fr, un site internet destiné aux médecins, sages-femmes, infirmières, secrétaires médicales pour témoigner de la beauté de la vie dès la salle d'attente : nous leur proposons des photos de maternité, de paternité, des images symbolisant l’éclosion de la vie, des reproductions d’aquarelles de l’enfant in-utero (voir ci-dessous 3 exemples). Nous avons particulièrement soigné la qualité esthétique de ces affiches pour rendre compte de la beauté de la vie naissante par l’image.

De nombreux soignants ont manifesté leur intérêt pour ce projet, pour « habiter » autrement les salles d’accueil et de consultation et pour y prendre davantage soin de leurs patients.

 Même si plusieurs artistes ont offert des œuvres gracieusement, nous devons réunir 20 000 € pour financer la création du site internet, l’impression des affiches, les frais postaux.

Pouvez-vous nous aider à financer cette nouvelle action en faisant un don ?

Face à la tristesse, à l’angoisse, au repli de ceux qui redoutent l’enfant à naitre, nous témoignerons, grâce à vous, que la vie naissante est d’abord un cadeau magnifique.

Par avance, un grand merci.

Pascale Morinière

Présidente de la CNAFC

 
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PROJET DE LOI BIOÉTHIQUE :

QUI PENSE AUX ENFANTS ?

 

Les familles catholiques ne baissent pas les bras !

La Confédération des associations familiales catholiques mène des actions au niveau national auprès des pouvoirs publics. Elle a été reçue le 25 avril par Adrien Taquet, secrétaire d'Etat en charge de la protection de l'enfance auprès d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé et le 11 juin par la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Elle leur a redit sa très ferme opposition à une réforme de la loi. La CNAFC  a rappelé combien la loi sur le " Mariage pour tous " avait suscité de clivages et de rancœurs dans notre pays.

Localement, l'AFC du Pays de Retz a été de tous les combats et au moment des élections européennes elle a dénoncé l'amalgame qui était fait dans les médias en assimilant les familles catholiques à des extrémistes parce que la grande majorité soutenait la ligne politique défendue par François-Xavier Bellamy. Emmanuel Macron a considéré que le faible score des Républicains pouvait être considéré comme un soutien implicite à sa politique sociétale. De ce fait, Edouard Philippe a annoncé dans son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, la présentation d'un projet de loi de bioéthique fin juillet au Conseil des ministres pour une discussion fin septembre au Parlement. Ce projet de loi inclura la généralisation de la " PMA " aux femmes célibataires et aux couple s de femmes.

Depuis l'ouverture des Etats Généraux de la bioéthique, l'AFC du Pays de Retz a dit sa totale désapprobation.  Ce projet priverait délibérément des enfants de père et serait la dernière marche avant la légalisation de la GPA. Cette évolution changerait profondément le droit de la famille et de la filiation dans notre pays. Aujourd'hui, ce droit est fondé sur la référence biologique à la paternité et à la maternité. Demain, il pourrait être fondé sur le seul " projet parental " ou sur le désir - par essence mouvant - des adultes. Comment les enfants se construiront-ils psychiquement alors que leur état civil leur reconnaîtrait une prétendue " double filiation maternelle ", par nature impossible ?

Ce projet ouvrirait aussi la voie à la commercialisation des produits du corps humain : le Conseil d'Etat chiffre à plusieurs centaines le nombre de donneurs de sperme manquant. La tentation pourrait devenir grande de rétribuer le " don " ou d'acheter du sperme dans les banques de sperme étrangères, notamment au Danemark. La sélection des " donneurs " induit, en outre, une démarche eugéniste.

L'AFC du Pays de Retz se prépare à résister par tous les moyens, y compris par la manifestation, à cette transgression lourde de conséquences.

"Quand la famille va bien, c'est la société qui se porte mieux".

Il est vital de renforcer notre voix par celles de tous parents ou grands-parents qui partagent avec nous les mêmes repères, les mêmes convictions et la même vision de l'avenir.

Contact : famillederetz@gmail.com 

 
Vign_Adherez
Contactez-nous : famillesderetz@gmail.com