Page d'accueilAjouter aux FavorisImprimerEnvoyer à un ami

2, rue St Gilles 44210 PORNIC
 
Vign_Y_de_Viilepin_2

Quand prendra fin ma vie, daigne me recevoir

En ton cœur, ô Jésus, dans la maison du Père,

Donne-moi de te voir et de te contempler,

De vivre en ton amour durant l’éternité.

A DIEU, Yves !

 
 
Vign_Mgr_Aupetit_2

L’ouverture de la PMA (procréation médicalement assisté, ndlr) à tous les couples de femmes et aux femmes seules sera présentée dans le cadre du projet de loi de de bioéthique, le 25 juillet prochain en Conseil des ministres.

Sur RTL, l'archevêque de Paris, Monseigneur Aupetit estime qu'"une loi oblige tout le monde". "Si cette loi change quelque chose sur la filiation et c'est le cas, cela impacte tout le monde et donc à terme cela impactera les couples homme-femme", ajoute-t-il. 

Accéder à l'interview de Mgr AUPETIT 

 
Vign_Chapelle_de_Prefailles

Eté missionnaire 

La présence de nombreux paroissiens à la soirée du 11 juin sur le renouveau missionnaire de nos paroisses marque  notre engagement résolu à faire connaître à tous la Bonne Nouvelle du Christ. Nous avons dit ensemble à chaque Messe jusqu’à la Pentecôte la prière* des disciples missionnaires. Je vous invite tous à la prier désormais quotidiennement chez vous !

Nous la reprendrons encore ensemble à l’Eucharistie le 1er dimanche de chaque mois

Car la mission, c’est l’affaire de tous et chacun !

- C’est d’abord la prière : chaque pointe de sel vous invite à vous unir à la prière commune de la paroisse pour une intention particulière. Vous pouvez aussi venir à l’un des temps d’adoration proposés ou rejoindre un groupe de prière de nos paroisses.

- C’est vivre la fraternité : être attentif à ses voisins. Qui vais-je inviter à venir avec moi à l’une ou l’autre des nombreuses propositions paroissiales de l’été que vous découvrirez les 6-7 juillet dans la « Pointe de sel mag » ?
Lire la suite

DENIER DU CULTE
Vign_Faire_un_don_AFC

Votre don est déductible de vos impôts : si vous êtes imposable, vous pouvez déduire de vos impôts 66 % du montant de votre don, dans la limite de 20 % de votre revenu net imposable. Vous recevrez un reçu fiscal à la fin de l'année civile.

Vous pouvez aussi adresser un chèque à l'ordre de la CNAFC à l'adresse suivante : CNAFC, 28 Place Saint-Georges 75009 Paris
 
Vign_Lettre_a_Macron

Monsieur le Président de la République,

Il est d’usage en France de s’adresser directement au Président de la République en vue d’une grâce présidentielle ou au sujet d’une décision grave dont il portera la responsabilité devant l’Histoire et les générations à venir.

A travers cette lettre ouverte, ce sont les foules immenses qui se sont levées depuis 2012 pour dire leur attachement aux droits de l’enfant et au respect de l’humain qui s’adressent à vous aujourd’hui. Elles souhaitent vous alerter sur les implications et conséquences qu’aurait l’extension de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. C’est une idée que vous avez évoquée pendant la campagne présidentielle, en indiquant votre position favorable.

Vous avez cependant toujours souligné qu’il s’agissait de votre avis « personnel »1. Et de fait elle ne figurait pas dans votre programme officiel de candidat à la présidentielle.

Lire la suite 

 
Vign_EXSPECTO

Le projet qui porte un si beau nom œuvre pour que les espaces d'accueil médicaux soient des lieux où ces trois actions se conjuguent en même temps. 

 

Médecins, sages-femmes, infirmières, thérapeutes, secrétaires médicales...Ce site internet est fait pour vous:

 

vous qui souhaitez insuffler la vie dans vos lieux d'accueil et de consultation, ou qui, comme Arnaud, pensez qu'il est important de prendre soin de vos patients dès la salle d'attente. Vous qui fondez votre mission professionnelle sur la certitude que la vie est précieuse mais aussi fragile, et qu'elle vaut tous les efforts et les soins que vous prodiguez jour après jour.

ExSpecto est né de la volonté d'accompagner le projet de tous les soignants qui cherchent à accueillir leurs patients autrement - et d'une intuition: celle que de belles images soigneusement sélectionnées ont ce pouvoir. 

C'est le fruit de la réflexion et du travail d'une équipe motivée et de l'investissement de la CNAFC. C'est aussi la contribution souvent gracieuse d'artistes qui ont cru dans le projet et ont voulu contribuer à une belle cause, celle de l'enfant à naître pour cette première édition. 

Nous y croyons tellement que ce site n'a pas de vocation commerciale. Par conséquent, l' affiche que vous commanderez ici vous est offerte, avec la libre possibilité pour vous de soutenir l'initiative des AFC par un don.

Vous trouverez tous les détails concernant la commande d'affiche ici.

ExSpecto se propose également comme un moyen pour les soignants de partager leurs idées, leurs initiatives et leurs réussites autour de l’accueil des patients, en particulier dans la salle d’attente.  Vos  expériences, vos réalisations in situ, vos trouvailles, vos suggestions et même vos interrogations nous intéressent et ont leur place sur exspecto.fr : venez nous en faire part via le formulaire de contact.

 

Bonne visite sur exspecto.fr !

 
Vign_Sondage_AV

SONDAGE PMA :

RÉACTION D’ALLIANCE VITA À L’ANNONCE D’EDOUARD PHILIPPE

Alliance VITA rend public le sondage réalisé par l’IFOP à la veille de la fête des pères. Ce sondage atteste l’attachement des Français au rôle du père pour l’enfant : 91% des sondés pensent que le père a un rôle essentiel et 79% que les enfants qui n’ont pas connu leur père sont défavorisés ; la majorité des Français (55%) est opposée à une PMA qui priverait un enfant de père.

Lire le sondage

 
Vign_Besoin_de_pere

En exclusivité pour Atlantico, le collectif "Besoin de (re)pères" publie une tribune sur la question de la PMA et sur la figure du père.

ATLANTICO : Besoin de repères

 
Vign_Figaro

LA FETE DES PERES, UN ACTE MILITANT POUR LES OPPOSANTS A LA PMA POUR TOUTES

Tags sur la voie publique, détournement de slogans… leurs initiatives font polémique.

FAMILLE Les anti-PMA s’emparent de la Fête des pères. Alors que le premier ministre vient d’annoncer que le débat parlementaire sur la loi de bioéthique aurait lieu fin septembre, les opposants à la « PMA sans père » misent sur ce traditionnel événement de la vie de famille pour exprimer leur désaccord. Au cœur de leur discours : la défense de la figure paternelle et de son rôle dans la construction et l’éducation des enfants.

Lire l'article parue dans le Figaro du 15 juin 2019
 
Vign_Ecologie_humaine
 
Vign_Rioufol

APRÈS LA DÉROUTE DES LR AUX EUROPÉENNES, FAUT-IL INCRIMINER LA TÊTE DE LISTE, FRANÇOIS-XAVIER BELLAMY, COMME L’AFFIRMENT CERTAINS CADRES DU PARTI ?

POURQUOI LES REPUBLICAINS ONT PERDU

Ivan Rioufol

À quoi ressemble la France ?

 

 
Vign_VL_T_Derville

Quelques verbatim extraits de l’émission :

« Il y a beaucoup d’amour et de souffrance des deux côtés, dans cette affaire. En 2013, au bout de 21 jours d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation qui leur avait été caché, dissimulé, les parents ont protesté, ils se sont battus, et ils ont obtenu 10 jours plus tard par la justice le retour de cette alimentation et hydratation. Il faut comprendre leur colère ; à partir du moment où on a tenté de faire mourir Vincent Lambert, comment peuvent-ils avoir confiance dans cet établissement hospitalier ? »

« C’est le fond de l’affaire qui m’intéresse, plus que les questions juridiques qui sont lourdes et complexes. Il y a 55 praticiens spécialisés dans ces états dits végétatif chronique ou pauci-relationnel, qui ont protesté parce qu’il n’est pas pris en charge dans un établissement adapté. Il est enfermé à clé, il n’a plus de kiné, plus de sorties depuis 2013. »

« Les parents demandent, avec par exemple Catherine Kiefer, médecin de réadaptation, le professeur Ducrocq, spécialiste de neurologie, que Vincent Lambert soit transféré ; on s’en sortirait par le haut ! Il n’y a ni urgence, ni nécessité à provoquer la mort d’une personne qui n’est pas branchée à des machines, qui respire spontanément, qui n’est pas spécifiquement malade mais gravement handicapée et dépendante, d’où cet imbroglio autour du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU. Quel signe va-t-on donner aux 1700 autres patients comparables à Vincent Lambert, si par hasard on provoque sa mort ? »

« L’enjeu est de mettre en place un projet de vie : j’ai visité ces établissements où des spécialistes travaillent depuis des années, organisent de sorties, de la stimulation… Catherine Kiefer, par exemple, a l’expérience d’accompagner ces personnes. Elle dit qu’on ne peut les évaluer et les accompagner que dans un cadre adapté. Le CHU de Reims est dédié aux soins palliatifs, accompagne des personnes essentiellement en fin de vie, et si le projet pour Vincent Lambert est de le mettre en fin de vie, alors il faut effectivement provoquer sa mort. »

« C’est la réalité complexe de notre situation médicale ; on sauve des personnes gravement cérébro-lésées grâce aux progrès de la médecine, offrons-leur les établissements, et ils existent, qui savent les accompagner au long cours et en prennent soin le mieux possible, en sollicitant au maximum leurs réactions quand elles en ont, et en leur donnant un projet de vie dont elles ont besoin. »

« Vincent a été évalué par le professeur Steven Laureys de Belgique, qui dit à quel point on peut se tromper dans l’évaluation de ces situations, et que souvent les personnes qui sortent de ces situations de grande dépendance y avaient trouvé une mystérieuse raison de vivre. On n’a pas à se projeter dans la situation de Vincent Lambert ; je n’ai pas envie d’être dans sa situation, personne n’en a envie. Mais on ne peut pas se projeter. Il y a une grande incertitude sur son état de conscience. C’est être irrationnel que de donner un avis définitif sur son état de conscience. »

« Je suis opposé à l’acharnement thérapeutique et à l’euthanasie, pour une voie médiane d’accompagnement des personnes. Un certain nombre de médecins ont estimé que le fait d’alimenter un patient lourdement dépendant, sans qu’il soit dépendant de machines mais uniquement de cette gastrostomie, n’était pas de l’obstination déraisonnable. Heureusement qu’on n’est pas en train de dire que la gastrostomie serait de l’obstination déraisonnable, sinon toutes les personnes qui sont nourries par ce type de sonde verraient leur vie en danger ! »

« En tant que personne engagée auprès de personnes lourdement dépendantes ou handicapées, je m’inquiète de l’idée que nous nous faisons si nous disons qu’une vie comme celle de Vincent Lambert, dont on ne sait pas sa conscience, ne mérite pas d’être vécue. »

« Vincent n’est pas maintenu en vie ; il est juste nourri. S’il a résisté à 31 jours d’arrêt d’alimentation et partiellement d’hydratation, qui avaient pour objet de provoquer sa mort, qu’il a survécu, c’est qu’il y a une vitalité qui nous échappe. On a voulu le faire mourir et il n’est pas mort. C’est paradoxal : notre société s’est battue ces derniers jours pour que les personnes vulnérables soient bien hydratées, qu’elles ne meurent pas. L’hydratation est le minimum qu’on doit à une personne fragile. Là, le but est de provoquer sa mort par arrêt d’alimentation et d’hydratation. »

« Je n’emploie jamais le mot « légume » : le risque est de laisser croire que ces personnes sont comme des végétaux, ce n’est pas le cas. On ne sait pas ce qui se passe dans son cerveau, c’est un mystère.

Le laisser partir, ce n’est pas pareil que de le faire partir. C’est là toute la différence. Je ne suis pas pour l’acharnement thérapeutique : dans certains cas, il faut s’abstenir de réanimations forcenées. Mais une fois que la personne est stabilisée, qu’elle est vivante, 100 % vivante, 100 % dépendante, pour moi il faut prendre soin de cette personne, et ne pas provoquer délibérément sa mort alors qu’elle n’est même pas capable de le réclamer. »

 

VACANCES PLOMBÉES ?

Présentée par Tugdual Derville

La France, sa culture, sa nature… et une solide tradition de trêve estivale. Certains pays s’en étonnent. D’autres nous l’envient.

Le rythme scolaire ou professionnel des Français est intense, surtout en Ile-de-France où l’on part de chez soi tôt le matin, pour rentrer tard le soir. Dans d’autres pays, il est mal vu de traîner au bureau en soirée. Compensation française, nous avons une grande coupure en été. L'occasion de reprendre des forces. Même si elles sont écourtées, ces "grandes vacances" font écho à celles de notre enfance. Elles sont attendues avec impatience. Même ceux qui travaillent mettent un peu leur tête en vacances : le rythme est différent, les villes se vident. On vit "autrement". On travaille plus léger. Quand le système scolaire est à l’arrêt, notre labeur vire un peu à l’école buissonnière.

L’esprit en vacances permet de prendre du recul ou de la hauteur. De retrouver l’ancrage dans la nature, dans un territoire, de se reconnecter à son corps, aux rythmes naturels, de prendre soin de soi-même, et de ses proches. La pause estivale offre à nos âmes un espace de contemplation et de retraite. Bref, vive les vacances ! "J’oublie tout. Plus rien à faire du tout…" Avec tout de même une pensée pour ceux qui n’en n’ont pas. Notamment les personnes âgées, isolées ou fragiles.

Or, justement, j’aborde avec un trouble certain les mois à venir car le sort de certains fragiles se joue cet été. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de placer deux étapes clés du débat bioéthique juste avant le mois d’août et juste après, comme s’il voulait anesthésier tout esprit de résistance à la PMA sans papa, et à la série de mesures scientistes et ultra-libérales qu’il promeut pour la procréation humaine. Tout cela ressemble à un passage en force.

Et puis – second malaise – le médecin de Vincent Lambert vient de signifier à sa famille qu’il entamait un nouveau processus d’arrêt de son alimentation et de son hydratation. Soyons clair : l’objectif est d’induire une défaillance de reins et du cœur de cet homme, pour provoquer sa mort. Qu’on nous assure qu’il est "accompagné" et "sédaté" ne parvient pas à lever notre trouble, et notre indignation. Allons-nous assister à distance – et par médias interposés – à la mort estivale d’une personne très vulnérable, qu’on refuse de transférer, comme ses parents et de nombreux spécialistes le réclament, dans un établissement adapté à sa lourde dépendance ? Vous l’avez compris, cette année, je ne partirai pas le cœur tranquille ; mais il reviendra gonflé à bloc.

Sans doute êtes vous comme moi fortement préoccupés par les intentions de notre Gouvernement de déposer à la fin de ce mois devant le parlement, un projet de révision de la loi sur la bioéthique qui autoriserait  en France la PMA sans père, faisant ainsi fi  des nombreuses critiques et réserves qui se sont fait jour ces derniers mois sur le sujet, notamment au cours du débat sur la bioéthique.

J'espère en conséquence que vous voudrez bien me pardonner de venir vous importuner en ce début de wek-end pour vous convier à participer nombreux au rassemblement  qui aura lieu ce dimanche soir 7 juillet à Nantes selon l'invitation ci-dessous.

En effet, pour protester contre le projet de loi PMA Sans Père, dite "PMA pour toutes", nous proposons à tous les pères de famille de se retrouver de nouveau devant le monument des 50 otages, face à la Préfecture.

Cette  opération Sentinelles des Pères se déroulera de 21h à 22h. 

Nous serons en communion avec les pères de Lille et de Toulouse qui seront aussi en sentinelles. 

Vous trouverez un article de Famille Chrétienne qui évoque cette initiative. 

PMA pour toutes : des pères de famille entrent en résistance

 

 

 

 

 
Vign_Marie_de_Hennezel

VINCENT LAMBERT : « DE QUEL CÔTÉ L’ACHARNEMENT ? » (*)

 Le docteur Claire Fourcade, vice-présidente de la société française des soins palliatifs, s’est exprimée sur ce qui lui paraissait « la moins mauvaise solution » dans l’affaire Vincent Lambert. À savoir l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielle dont bénéficie ce patient, désormais condamné à mourir.

Psychologue, ayant travaillé dix ans en soins palliatifs et enquêté sur les services qui accueillent des personnes en état végétatif chronique, j’aimerais exprimer ici mon désaccord.

Selon moi, Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et ne relève pas de la loi Léonetti. Une autre solution aurait pu être trouvée, puisque plusieurs services adaptés à son état acceptaient de le recevoir.

La décision qui vient d’être prise fera jurisprudence. Elle aura des conséquences sur les 1 700 personnes céré-brolésées, leurs familles et les soignants qui prennent soin d’elles.

Pourquoi y aurait-il du « cas par cas » ou du « sur-mesure » dans une société qui juge que la vie de certains ne mérite plus d’être vécue, qu’ils n’ont plus leur place dans la communauté des vivants, à partir du moment où leur cortex est détruit ? Le jour où peut-être notre société jugera que les soigner coûte trop cher ?

Ce qui se joue autour du sort de Vincent Lambert est d’abord un enjeu éthique.

On essaie de nous faire croire que le débat oppose croyants et athées, mais les questions éthiques concernant l’évaluation de l’obstination déraisonnable sont les mêmes pour tous. Au nom de quoi affirme-t-on – sans l’ombre d’un doute – qu’une personne est en obstination déraisonnable ? L’être humain se réduit-il aux connexions électriques du cerveau ? Comment les expertises scientifiques ont-elles pu passer sous silence le rôle du système limbique, parfois appelé cerveau émotionnel ?

Même si dans l’état actuel de la science, on sait encore peu de choses sur ce néocortex, n’est-ce pas un peu péremptoire de qualifier de « réflexes » les réactions émotionnelles de Vincent Lambert, et de tenir pour négligeable la résistance qu’il oppose à la volonté des autres de mettre fin à sa vie ? (1) 

Lors d’une visite de l’hôpital maritime de Berck, j’avais rencontré les soignants qui prenaient soin de ces personnes cérébro-lésées. J’en avais rendu compte dans mon livre Le souci de l'autre. Une infirmière m’avait rapporté que la vie des personnes qu’elle soignait avait un sens parce qu’elles comptaient pour quelqu’un. Cela pouvait être un conjoint, un parent, souvent la mère. « Savez-vous, m’avait-elle dit, que la personne cérébro-lesée meure dans les 48 heures qui suivent le décès de la personne qui vient régulièrement la voir, sans que l’on ait à intervenir médicalement. Elle s’arrête simplement de respirer ». J’avais été particulièrement intéressée par cette observation, qui montre qu’un lien affectif profond, malgré la détérioration des fonctions cérébrales, donne du sens à la vie. Je savais, comme tous les psy, que des liens inconscients tissent les profondeurs de notre psyché, et peuvent être si puissants que la vie et le sens sont maintenus.

"Vincent Lambert aurait mérité une « solution » plus apaisante, digne de nos valeurs démocratiques d’humanité et de solidarité aux côtés des plus vulnérables, loin des enjeux politico-juridico-médiatiques.

Pourquoi s’être acharné à refuser son transfert dans un service adapté à son état ? »

(*) par Marie de Hennezel, psychologue.

(1) E.Hirsch, Le Figaro du 3 juillet.

« Un maintien artificiel en vie » (*)

 
Vign_Directives_anticipees

« UN MAINTIEN ARTIFICIEL EN VIE » (*)

 Cette affaire est d’abord celle d’un affrontement familial. Les médecins peuvent légalement décider d’interrompre les actes de soins ou les traitements, sans souffrance, lorsque la personne est dans une phase terminale d’une affection grave ou incurable.

Si la personne est consciente de son état, on ne peut rien lui imposer. Si elle est hors d’état de manifester sa volonté, et sans directive anticipée, l’avis de la famille est déterminant.

Ce processus est sans difficultés si la famille est unie sur l’examen de la situation et les décisions à prendre dans la palette de celles proposées par les médecins. Il devient impossible lorsque la famille est désunie. Dans la famille divisée, l’état de Vincent Lambert est interprété comme un état irrémédiable et privé de conscience pour les uns, pour les autres comme un handicap sévère.

Le Conseil d’État a décidé que Vincent Lambert était incapable d’exprimer quelque assentiment à quelque proposition que ce soit, que les traitements étant inopérants et les soins ne concouraient qu’à un maintien artificiel de la vie.

La décision d’arrêter les traitements lui apparaît légale en application de l’article 110-5 du Code de la Santé publique. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est allée dans le même sens estimant que le droit à la vie protégé par l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme ne s’appliquait pas à ce cas.6*

La cour d’appel de Paris a ordonné la suspension de l’arrêt des traitements, saisie par les parents qui invoquaient la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Le comité onusien avait demandé six mois pour examiner le dossier. La cour d’appel a ordonné la suspension des mesures d’arrêt des soins au motif qu’elles auraient des conséquences irréversibles et porteraient atteinte au droit à la vie, attribut inaliénable de la personne et valeur suprême dans le domaine des Droits de l’homme.

La Cour européenne des droits de l’homme avait de son côté rendu un arrêt allant dans le même sens que celui du Conseil d’État et a contrario de la cour d’appel de Paris. L’État et le CHU de Reims s’étant pourvus en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel de Paris, la Cour suprême leur a donné raison estimant que la cour d’appel en suspendant l’arrêt des traitements avait excédé ses pouvoirs, que le droit à la vie ne figurait pas à l’article 66 de la Constitution et qu’il n’y avait pas d’atteinte à la liberté individuelle.

Le maintien artificiel en vie, mot essentiel, signifie que plus rien n’est plus possible hormis l’obstination déraisonnable de la prolonger. Au terme de ce cheminement avec le concours d’experts, la justice conclut donc que nous ne sommes en rien dans le cas d’un handicap. Les trois juridictions, fait assez rare, convergent toutes sur ce point.

Aujourd’hui la meilleure des solutions est de remplir une directive anticipée dont le formulaire est sur Internet et de désigner un tiers de confiance, ami ou parent.

Cela prend une heure et garantit une forme de sérénité pour les proches comme pour soi-même. Le système repose sur le consentement éclairé de la personne, c’est-à-dire de chacun de nous.

C’est un progrès majeur, à saisir absolument. »

(*) par Jean-Pierre Mignard, docteur en droit, avocat à la Cour, membre du Comité national d’Éthique.

A DEFAUT DE DIRECTIVES ANTICIPÉES C'EST LE RESPECT DE LA VIE QUI DOIT PRIMÉ !

 
Vign_V_L_Cours_de_cassation

La Cour de cassation a aujourd’hui décidé d’annuler la décision de la Cour d’appel de Paris, prise en conformité avec la demande du Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU, ce qui revient à cautionner un sixième arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de M. Vincent Lambert, dans l’objectif de provoquer sa mort.

Alliance VITA dénonce la poursuite de l’acharnement à faire mourir une personne cérébro-lésée, très handicapée, qui n’est pas dépendante de machines, ni malade, ni en fin de vie, ni demandeur d’une euthanasie.

 
Vign_Projet_LB

Alliance VITA a pu avoir accès à l’avant-projet de loi bioéthique. Sous réserves d’analyses juridiques plus fouillées, elle est en mesure de donner une première appréciation générale sur le fond et sur la forme.

Sur le fond, derrière la dérégulation totale de la PMA, sont en marche la chosification de l’être humain et l’étatisation d’une procréation de plus en plus eugénique.

A/ L’abandon du critère d’infertilité médicale pour accéder à la PMA (dite PMA « pour toutes ») ne conduit pas seulement à organiser la fabrication étatisée d’enfants sans père : toute la régulation de la procréation artificielle s’effondre. Les limites présentées par les gouvernements successifs comme alibi des lois bioéthiques précédentes disparaissent. Par exemple, le double-don de gamète, jusqu’ici interdit serait autorisé. L’enfant devient un objet, qu’on revendique, qu’on finance et qu’on produit après vérification. L’absence constatée dans l’avant-projet de loi de la GPA et de l’implantation de l’embryon post mortem (après la mort du père) est un leurre. Chacun sait que ces digues sont déjà attaquées, selon la logique des petits pas.

B/ L’auto-congélation ovocytaire de précaution pour toutes les femmes ayant dépassé un âge à fixer est l’autre bouleversement majeur : non seulement on pousse les femmes à la procréation artificielle tardive plutôt qu’au respect de l’écologie et de la temporalité de leur corps, mais on brade leur santé en livrant leurs ovocytes à la convoitise des chercheurs. Cette emprise de la bio-technocratie et de l’économie sur le corps des femmes est un choix politique lourd de conséquences. Le marché étatisé de la procréation se met en place, avec l’ovocyte comme matière première la plus sensible.

C/ L’embryon humain perd ses dernières protections. Il pourra désormais être « cultivé » in vitro jusqu’à 14 jours ; le régime d’autorisation de recherche fait place à une simple déclaration pour les lignes de cellules d’origine embryonnaires, désormais traitées à part pour faciliter leur usage… Subrepticement, l’interdit de créer des « embryons chimériques [mélange homme-animal] ou transgéniques » disparaît. En refusant de fermer la porte aux gamètes artificiels, la France cautionne l’artificialisation croissante de la procréation et ouvre la vertigineuse perspective d’embryons et d’enfants transgéniques.

D/ L’eugénisme pratique s’étend. L’IMG [interruption médicale de grossesse autorisée pendant toute sa durée] se banalise : suppression du délai de réflexion d’une semaine, jusqu’ici proposé ; suppression de l’information parentale pour les mineures (avec le risque de les faire passer de l’IVG à l’IMG pour étendre le délai au motif du trouble psychologique généré par une grossesse précoce) ; les conditions du Diagnostic Prénatal (DPN) et diagnostic préimplantatoire (DPI) seront traitées par arrêtés, sur proposition de l’Agence de biomédecine, agence sur laquelle le pouvoir de l’Etat se renforce, ce qui laisse craindre de nouvelles et fréquentes dérives eugéniques.

Au total, la médecine est détournée de ses fins thérapeutiques au profit de certaines revendications individualistes, de l’intérêt financier des laboratoires et de l’idéologie scientiste.

Sur la forme, balayant le résultat des Etats généraux de la bioéthique, le gouvernement tente d’étouffer toute contestation par un passage en force estival.

 
Vign_Carole_R

Caroline Roux, déléguée générale adjointe et coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA, était l’invitée de l’émission À la Source, le 27 juin 2019, pour dénoncer la loi de bioéthique.

 
Vign_Pere_au_Capitole

L’appel des pères* vise à susciter dans toutes les villes et villages des manifestations pacifiques et spontanées contre la PMA pour toutes. Des rassemblements ont eu déjà eu lieu à Toulouse, Nantes et Compiègne. 

Quelle est l’origine de cet « appel des pères » ? 

Suite au dernier discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, lorsqu’il a confirmé le calendrier de la révision des lois de bioéthique, l’enjeu est devenu pour nous concret et urgent. Cela nous a décidé à concrétiser quelque chose que l’on avait sur le cœur depuis plusieurs mois : l’idée de poser un acte de résistance à ce qui est pour nous un basculement de civilisation (légalisation de la PMA sans père). Nous avons donc lancé un appel aux pères le 18 juin dernier, un appel à la résistance, un cri lancé à tous les pères de famille, dont la gravité est pour nous la même que celle de l’appel du général de Gaulle.

Cet appel est inspiré du mouvement des « Sentinelles », qui avaient pris l’habitude, lors des manifestations contre la loi Taubira, de se tenir debout devant le Palais de Justice à Paris.

Pouvez-vous nous décrire vos mobilisations ?

Chaque père de famille est invité à venir aussi souvent et aussi longtemps qu’il le peut, debout en silence, devant un bâtiment symbolique de la République française.  Le lieu de rendez-vous principal est chaque dimanche soir de 21h à 22h devant l’hôtel de ville des lieux de mobilisation, mais le format est adaptable. Il faut que cela ait lieu en silence car tout a été dit sur le sujet de la PMA, les mots n’ont plus de sens... La seule chose qui aujourd’hui peut porter est le silence, pour qu’enfin les mots reprennent du poids, notamment les mots qui ont été écrits dans cet appel. Celui-ci doit être fort mais radicalement non violent, afin de signifier peut-être un jour de quel coté est la violence aujourd’hui.

Paru dans Familles chrétiennes

 

 

LES MÉDIAS FONT LA CAMPAGNE DU GOUVERNEMENT SUR LE DOSSIER PMA

LE PRIX DES VOLTE-FACE

Guillaume Roquette Le Figaro le 23 juin 2019

Il y a peu de temps encore, Jean-Michel ­Blanquer était opposé à l’accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées : il vient de faire adopter la disposition inverse dans sa loi sur l’école. Edouard Philippe, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin étaient, eux, hostiles à la PMA pour les couples de ­lesbiennes :

ils ­s’apprêtent à soutenir comme un seul homme une loi la ­légalisant.

Sans doute faut-il avoir l’échine souple pour passer chaque semaine la porte du Conseil des ministres. Et cette élasticité est d’ailleurs vieille comme la politique : L’Opportuniste, inoubliable chanson de Jacques Dutronc, date de 1968. Sous tous les régimes, il est généralement plus ­important pour un responsable politique de gagner les élections que de défendre des convictions.

« Les idées sont une prison », a dit un jour Jacques Chirac. Mais, dans le cas des ­ministres de droite d’Emmanuel Macron, il n’est pas exclu que ces volte-face aient leur part de sincérité. « Le mérite du ­débat démocratique, c’est de vous faire bouger », affirmait cette semaine Bruno Le Maire sur Europe 1 quand on ­l’interrogeait sur ses prises de position passées sur la PMA. On touche là à l’essence même du progressisme macronien : le mouvement devient la finalité de l’action publique.

Ce qui compte, c’est d’être « en marche ».

Mais en marche vers où ?

Dans un entretien roboratif ­accordé cette semaine au Figaro, l’essayiste François ­Sureau répond en une phrase : « L’Etat n’a plus d’autre fonction que de garantir les désirs. » Ce parti pris a l’avantage de garantir une forme de paix civile en cédant aux ­revendications des minorités qui cessent ainsi, au moins provisoirement, de réclamer des droits nouveaux. De plus, la satisfaction des désirs de certains est réputée ne rien ­enlever aux autres. Comme le rétorquaient les partisans de la loi Taubira à ceux qui s’y opposaient : « On n’empêche pas les hétéros de continuer à se marier. »

Mais la médaille a son revers.

Cette politique de garantie des désirs tient pour secondaire ce qui contribuait à donner à la société française son homogénéité. Les références culturelles communes, l’attachement à la famille et le civisme républicain apparaissent comme quantité négligeable ou vestiges d’un monde dépassé. L’individualisme devient la norme, l’Etat ne s’accordant plus la légitimité d’y résister.

Ce laisser-faire sociétal du gouvernement ne pose sans doute pas de problème majeur aux électeurs d’Emmanuel Macron, les membres du « bloc élitaire » qu’évoquait dans nos colonnes la semaine dernière le politologue Jérôme Sainte-Marie. Rares sont ceux qui verront les sorties ­scolaires de leurs enfants encadrées par des femmes ­coiffées du hidjab. Mais il n’en va pas de même dans les classes populaires. Elles assistent aux premières loges à la montée du communautarisme islamique et ne possèdent pas le capital économique et culturel pour échapper à ce face-à-face. C’est à l’Etat de les défendre.

Il ne le fait pas, comme il s’apprête à ne plus défendre le droit d’un enfant à avoir un père.

Singulière conception du progrès.

 
Vign_Ouest

La réforme de la loi bioéthique sera soumise au Conseil des ministres le 26 juillet. L’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, y compris les couples homosexuels, en constitue la mesure phare. Mais le casse-tête de la filiation n’est pas encore totalement résolu.

Dans son édition du dimanche 23 juin, le JDD dévoile le contenu de la nouvelle loi bioéthique. Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, confirmée par le Premier ministre Édouard Philippe dans son discours de politique générale du 12 juin, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, et non plus seulement aux seuls couples hétérosexuels, en est la mesure phare.

Pourquoi une nouvelle loi bioéthique ?

La première loi bioéthique a été adoptée en 1994. Elle portait sur le respect du corps humain et sur l’utilisation des produits de ce corps. Elle a été complétée en 2004 (interdiction du clonage à visée reproductive, ouverture limitée de la recherche sur les embryons), en 2011 (autorisation du don croisé d’organes, autorisation de la congélation ultra-rapide des ovocytes), et en 2013 (autorisation encadrée des recherches sur l’embryon, uniquement à visée thérapeutique).

Le projet de loi, qui sera présenté en Conseil des ministres le 26 juillet, dont le JDD dévoile le contenu ce dimanche, entend trouver un « point d’équilibre entre ce que la science propose, ce que la société revendique et les valeurs fondamentales qui soutiennent l’identité bioéthique de la France […] tout en accordant une place particulière aux situations de souffrance, voire de drame que rencontrent certaines personnes ».

Quelles nouveautés en matière de PMA ?

L’article premier dispose que « tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée a accès à l’assistance médicale à la procréation ».

Jusqu’à présent seuls les couples hétérosexuels pouvaient y avoir recours L’accès de la PMA a toutes les femmes était une promesse de campagne du candidat Marcon.

« De nombreuses études scientifiques montrent que les enfants élevés par des couples homoparentaux sont aussi heureux que les autres ; ils peuvent trouver un modèle paternel par ailleurs », justifie la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, dans un entretien au JDD.

L’âge limite du recours à la PMA sera fixé par décret. Son remboursement par la Sécurité sociale est aujourd’hui limité à 43 ans.

Quels seront les effets sur la filiation ?

« Il faut établir une filiation qui a la même portée et les mêmes effets que la filiation biologique ou adoptive sans bouleverser le droit de la filiation actuel », cadre Agnès Buzyn, dans le JDD.

Le texte de loi prévoit que les personnes désirant recourir à la PMA pourront déposer une « déclaration anticipée de volonté » de devenir parent devant un notaire.

« Aucun lien de filiation » ne serait ainsi « établi entre l’auteur du don [de gamètes] et l’enfant issu de la procréation ». La reconnaissance anticipée de parentalité serait inscrite sur l’acte de naissance. Problème : faut-il réserver cette mesure aux seuls couples homosexuels ou l’élargir aussi aux couples hétérosexuels ?

Dans le premier cas, les associations LGBTQ dénoncent par avance une discrimination. Dans le second, la transparence inquiète.

 
Vign_Journal_du_dimanche

EXCLUSIF - PMA, filiation, embryon... : les 10 principaux points du projet de loi

Voici le détail du projet de réforme sur la bioéthique qui prévoit - notamment - l'extension de la PMA aux lesbiennes et aux femmes seules.

Le tant attendu projet de loi "relatif à la bioéthique", qui doit concrétiser la promesse présidentielle d'étendre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, est (presque) prêt. Outre cette mesure sociétale phare et la révolution de la filiation qu'elle implique, il englobe, comme les textes bioéthiques précédents, bien d'autres sujets. Revue des points essentiels. Et de ceux qui restent à trancher.

Accéder à l'article

 

 
Vign_Promouvoir_la_vie

Chers amis,

 

Le 7 juin, le Sénat votait l’allongement du délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines. Ils étaient 20 parlementaires présents. Heureusement, 4 jours plus tard, en deuxième délibération, cet amendement était finalement rejeté.

 

Mais le risque reste grand : Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat, considère « l’allongement raisonnable des délais légaux de l’IVG » comme « une avancée pour les droits des femmes et la santé des femmes ». Une proposition de loi devrait être présentée à l’automne.

 

Or, nous le savons, l’avortement est toujours un échec et une grande souffrance. 216 000 IVG ont lieu chaque année en France.

 

Comment pouvons-nous agir pour éviter ces drames et soutenir les couples, les femmes seules, les soignants ?

  • Bien sûr, nous ferons entendre notre voix, auprès des parlementaires et plus largement.

Mais nous devons agir aussi pas à pas, en insufflant une culture de vie dans nos familles, nos lieux de vie, nos environnements professionnels et associatifs.

Ainsi les AFC viennent de mettre en ligne exspecto.fr, un site internet destiné aux médecins, sages-femmes, infirmières, secrétaires médicales pour témoigner de la beauté de la vie dès la salle d'attente : nous leur proposons des photos de maternité, de paternité, des images symbolisant l’éclosion de la vie, des reproductions d’aquarelles de l’enfant in-utero (voir ci-dessous 3 exemples). Nous avons particulièrement soigné la qualité esthétique de ces affiches pour rendre compte de la beauté de la vie naissante par l’image.

De nombreux soignants ont manifesté leur intérêt pour ce projet, pour « habiter » autrement les salles d’accueil et de consultation et pour y prendre davantage soin de leurs patients.

 Même si plusieurs artistes ont offert des œuvres gracieusement, nous devons réunir 20 000 € pour financer la création du site internet, l’impression des affiches, les frais postaux.

Pouvez-vous nous aider à financer cette nouvelle action en faisant un don ?

Face à la tristesse, à l’angoisse, au repli de ceux qui redoutent l’enfant à naitre, nous témoignerons, grâce à vous, que la vie naissante est d’abord un cadeau magnifique.

Par avance, un grand merci.

Pascale Morinière

Présidente de la CNAFC

 
Vign_Defaite_des_peres_2

PROJET DE LOI BIOÉTHIQUE :

QUI PENSE AUX ENFANTS ?

 

Les familles catholiques ne baissent pas les bras !

La Confédération des associations familiales catholiques mène des actions au niveau national auprès des pouvoirs publics. Elle a été reçue le 25 avril par Adrien Taquet, secrétaire d'Etat en charge de la protection de l'enfance auprès d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé et le 11 juin par la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Elle leur a redit sa très ferme opposition à une réforme de la loi. La CNAFC  a rappelé combien la loi sur le " Mariage pour tous " avait suscité de clivages et de rancœurs dans notre pays.

Localement, l'AFC du Pays de Retz a été de tous les combats et au moment des élections européennes elle a dénoncé l'amalgame qui était fait dans les médias en assimilant les familles catholiques à des extrémistes parce que la grande majorité soutenait la ligne politique défendue par François-Xavier Bellamy. Emmanuel Macron a considéré que le faible score des Républicains pouvait être considéré comme un soutien implicite à sa politique sociétale. De ce fait, Edouard Philippe a annoncé dans son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, la présentation d'un projet de loi de bioéthique fin juillet au Conseil des ministres pour une discussion fin septembre au Parlement. Ce projet de loi inclura la généralisation de la " PMA " aux femmes célibataires et aux couple s de femmes.

Depuis l'ouverture des Etats Généraux de la bioéthique, l'AFC du Pays de Retz a dit sa totale désapprobation.  Ce projet priverait délibérément des enfants de père et serait la dernière marche avant la légalisation de la GPA. Cette évolution changerait profondément le droit de la famille et de la filiation dans notre pays. Aujourd'hui, ce droit est fondé sur la référence biologique à la paternité et à la maternité. Demain, il pourrait être fondé sur le seul " projet parental " ou sur le désir - par essence mouvant - des adultes. Comment les enfants se construiront-ils psychiquement alors que leur état civil leur reconnaîtrait une prétendue " double filiation maternelle ", par nature impossible ?

Ce projet ouvrirait aussi la voie à la commercialisation des produits du corps humain : le Conseil d'Etat chiffre à plusieurs centaines le nombre de donneurs de sperme manquant. La tentation pourrait devenir grande de rétribuer le " don " ou d'acheter du sperme dans les banques de sperme étrangères, notamment au Danemark. La sélection des " donneurs " induit, en outre, une démarche eugéniste.

L'AFC du Pays de Retz se prépare à résister par tous les moyens, y compris par la manifestation, à cette transgression lourde de conséquences.

"Quand la famille va bien, c'est la société qui se porte mieux".

Il est vital de renforcer notre voix par celles de tous parents ou grands-parents qui partagent avec nous les mêmes repères, les mêmes convictions et la même vision de l'avenir.

Contact : famillederetz@gmail.com 

 
Vign_Adherez
 
Vign_Tugdual_Projet

Quelques verbatim extraits de l’émission :

« La Ministre de la santé vient d’exprimer un mépris très fort pour notre mobilisation : « Ils n’attendent que cela pour exister » ; depuis plus de 30 ans je me bats pour des enfants, j’accueille et j’accompagne des enfants qui ont été privés de père par des accidents de la vie. Et voilà qu’une loi va organiser l’effacement, l’escamotage du père ? Et plus encore, l’effacement de 50% des origines biologiques, généalogiques d’un enfant ? C’est pour l’enfant que nous nous mobilisons.« 

« Le président de la République avait effectivement promis un débat apaisé ; ce n’était pas un engagement de son programme de campagne. Nous allons nous engager pour que les Français de demain ne soient pas privés délibérément de père par des systèmes de procréation artificielle, par des filiations qui sont bricolées. »

« J’ai été dans le bureau du Garde des Sceaux pour en discuter pendant deux heures, il n’y a pas de solution possible qui respecte profondément l’enfant dans cette histoire. On va inventer des filiations avec deux mères, dont l’une sera une vraie mère qui aura accouché de l’enfant, et l’autre sera une mère qui sera à demi mère, fausse mère au fond ; ça va être extrêmement violent pour ces deux femmes. »

« Et puis, il s’agit aussi de donner des enfants à des femmes célibataires, qui n’ont pas de problèmes médicaux, qui n’ont pas de problèmes d’infertilité, de même que les couples de femmes. Donc on détourne la médecine, on détourne les fonds publics qui n’ont pas besoin de cela, au profit d’un basculement vers le droit à l’enfant, l’enfant-objet, et vers la GPA. »

« Je reprends à mon compte les propos du Premier ministre (je les cite) : « Nous nous opposons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins et à la GPA, qui au nom de l’égalité ne manquera pas d’être réclamée par la suite ». Il s’est renié, mais nous portons cette parole car il est profondément indigne que l’Etat organise cet escamotage, cette amputation du père pour l’enfant. »

« On nous a pris pour des andouilles : on nous a promis qu’il n’y aurait pas la PMA, le Premier Ministre actuel nous l’a promis, maintenant on nous promet qu’il n’y aura pas la GPA… donc nous sommes mobilisés très fortement pour l’enfant. Sans être j’espère stigmatisés, dans la mesure où nous travaillons avec des professionnels de l’enfance qui savent à quel point les enfants souffrent. »

« Notre mobilisation prendra toutes sortes de formes : auprès des parlementaires, dans la rue, mais surtout en expliquant aux Français la réalité de cette loi. 91 % des Français estiment que le rôle du père est essentiel, 79% des Français estiment que les enfants privés de père sont défavorisés par rapport à ceux qui ont leur père et leur mère, et 55% estiment qu’il n’est pas légitime de priver un enfant de père par la PMA. »

« L’APGL se victimise, comme en témoignent ces propos de 2014 : « L’homoparentalité conserve toute la puissance de subversion qui permet d’exploser le modèle, en prônant la co-parentalité, en revendiquant la possibilité d’avoir plus de deux parents. » Nous ne voulons pas que les enfants soient privés de père par une « explosion du modèle ». Il y a assez de souffrances aujourd’hui par manque de pères, pour que nous puissions résister à l’amputation du père par des personnes qui ont des revendications extrêmement subversives.« 

 
Vign_Juriste
 
Vign_Lambert

LE GOUVERNEMENT SE POURVOIT EN CASSATION DANS L'AFFAIRE VINCENT LAMBERT

Le gouvernement français a déposé vendredi un pourvoi en cassation dans l'affaire Vincent Lambert, contre la décision de la cour d'appel de Paris ordonnant la reprise des traitements de ce patient tétraplégique en état végétatif irréversible depuis dix ans.

Une déclaration de pourvoi a été déposée aujourd'hui en fin de matinée auprès de la Cour de cassation pour le compte des ministères parties», a indiqué le ministère de la Santé à l'AFP.

François-Xavier Bellamy en se prononçant contre l'arrêt des soins pour Vincent Lambert avait permis que Emmanuel Macron s'adresse à la Cour d'appel de Paris pour suspendre la décision (la Justice est indépendante !)

Les élections passées et François-Xavier Bellamy n'ayant convaincu que 8.5% des électeurs, Emmanuel Macron pense que désormais il y a un consensus pour autoriser la PMA, la GPA, l'euthanasie...

22% de votes Emmanuel c'est 4 400 000 de votes favorables soit 10% des électeurs 

Ce n'est plus de la démocratie mais de la dictature  Emmanuel Macron fait partie des dirigeants européens qui veulent mettre fin à l’ambivalence. « Il faut sortir de l’hypocrisie qui consiste à penser que l’on peut ouvrir de nouveaux chapitres dans la négociation avec l’Union européenne, ce n’est pas vrai », a-t-il dit. Il a aussi appelé Ankara « à respecter l’État de droit ».!!!

 
Vign_TDradio

CHANGEMENT DE REGARD

"Même aux épreuves les plus douloureuses - voire choquantes, comme la perte brutale d'un être cher - on trouvait au moins cinq conséquences positives"

Tugdual Derville, co-initiateur du Courant pour une écologie humaine, s'appuie sur la pensée de Viktor Frankl pour apprendre à tirer un bien d’un mal.

Positiver

Contactez-nous : famillesderetz@gmail.com