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Et si on parlait du divorce... 

L’origine de cet édito se trouve dans la réflexion d’une personne convertie à la foi chrétienne : « pourquoi les prêtres ne mettent-ils pas en garde contre les dangers du divorce ? »

Bien sûr, le divorce, l’Eglise « n’est pas pour ». Tout le monde le sait, tout le monde le sait tellement que le sujet en est devenu tabou.

Et puis je suis tombé sur le résumé d’un roman récent*, dont je vous livre ici un extrait : « Sarah est une avocate réputée. Mère de trois enfants, deux fois divorcée, elle enchaîne les dossiers à un rythme effréné. En passe d'être promue associée, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Sa vie en apparence parfaite commence à se fissurer. »

Vous avez bien lu. la mention « deux fois divorcée » fait bien partie d’une « vie en apparence parfaite »...

Vraiment !

Lire la suite de l'édito du Père Arnaud +

Accéder au bulletin du 24 février

 
Vign_Senat

À 153 voix contre 143, la chambre haute du Parlement a adopté le projet de loi bioéthique, qui ouvre la PMA aux femmes seules et aux couples lesbiens.

Remanié, le texte prévoit en revanche un remboursement par la Sécu sous conditions.

Le projet de loi bioéthique va repartir à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture. Comme le rapporte L'Express ce mardi 4 février, les sénateurs ont fini par adopter, à 153 voix contre 143, le texte formulé par les parlementaires macronistes pour élargir la procréation médicalement assistée aux femmes seules ou en couple avec d’autres femmes.

L’article autorisant l'autoconservation des gamètes supprimé

À dix voix près, le texte aurait pu ne pas être validé par le Sénat.

Mais largement remanié, il a su convaincre une majorité de l’hémicycle, pourtant dominé par le camp des Républicains. La mesure emblématique voulue par Emmanuel Macron est donc en bonne voie de pouvoir être appliquée à l’avenir, mais les parlementaires ont toutefois limité son remboursement par la Sécurité sociale aux seuls recours motivés par des raisons médicales comme l’infertilité.

 
Vign_Fotolia_74242911_XS

DARMANIN : BON ÉLÈVE !

Il annonce une augmentation du SMIC en janvier 2020,

et en même temps il communique sur la baisse du taux de prélèvement.

Résultat le montant prélevé augmente de 1.3% en moyenne pour 21 million de contribuables

Soit un montant prélevé 2020 76 milliards (base 2019) + 1.3%

= 76 988 000 000 

Pas folle la guêpe ! 

Et 3 fois par jour les radios communique sur la baisse d'impôt !

 
Vign_B_Retailleau

Bruno Retailleau a dit "comprendre la souffrance" des personnes qui ne peuvent pas avoir d'enfant. "Pour autant, est-ce qu'au nom de cette souffrance (...), on peut s'apprêter délibérément à priver de père des enfants à naître, s'est-il interrogé.

Est-ce qu'au nom de cette souffrance, on va s'engager dans un engrenage qui va nous mener inéluctablement à la GPA [gestation pour autrui], c'est à dire à la marchandisation du corps humain ?

Ce sont les préventions que j'ai."

Le sénateur LR de Vendée a rappelé qu'il n'est pas favorable à la PMA pour toutes, "notamment pour ces deux points-là". 

"Comment voulez-vous, et au nom de quoi, pouvez-vous accepter pour les couples féminins homosexuels, ce que vous allez refuser aux couples masculins ?

Le principe d'égalité risque d'être blessé, de la PMA pour toutes on arrivera inéluctablement à cette idée de la GPA pour les hommes.

Et ça c'est le règne d'un monde techno-marchand, où la technique nous impose une éthique", a ajouté le président du groupe LR au Sénat. 

 
Vign_Bellamy_manif
 
Vign_MgrOrnella

Monsieur le Premier Ministre,

Votre responsabilité gouvernementale est grande. Le débat démocratique est vital pour vous aider à l’assumer. Il est un « dialogue » grâce auquel nous cherchons ensemble le bien de tous. Or, vos propos sur la bioéthique dans votre interview du 24 janvier à La Croix laissent dubitatifs.

Suffit-il à un Premier ministre de constater que « le débat a été de grande qualité » et que « l’attitude des Français qui s’opposent » est « pacifique » ? Une personnalité de l’État a affirmé que « la loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure ». Douze hauts fonctionnaires et universitaires ont écrit que ce projet de loi « touche aux structures de notre société ». Sur des sujets aussi sensibles qui ébranlent des repères majeurs pour la vie des êtres humains en société, le discours de la méthode n’est pas suffisant. D’autres personnalités – et non des moindres, croyantes et incroyantes – ont exprimé leur opposition à bien des points de ce projet de loi. Suffit-il de les cataloguer dans le registre des opposants – par bonheur pacifiques – pour conclure le débat ?

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Vign_Sylviane_Agacinski
 
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APPEL AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE POUR LE RESPECT DES DROITS DE L’ENFANT


Monsieur le Président de la République,


Nous en appelons à vous pour la protection des droits de tous les enfants.


Le gouvernement a lancé le processus parlementaire en vue de la légalisation de la procréation médicalement assistée (PMA) en l’absence de père pour l’enfant et sans motif médical.


Cela signifie que, délibérément, la République priverait des enfants de père pour toute leur vie.


Depuis 1917, la République française veille en particulier sur les Pupilles de la nation – orphelins de père pour la plupart -. C’est évidemment parce que la nation est consciente de ce que cela représente pour un enfant.


Mais en 2020, sous votre responsabilité, la République pourrait, à l’inverse, légiférer pour faire délibérément des enfants orphelins de père ? Voilà qui serait une terrible injustice.

 

SIGNEZ LA PÉTITION

 
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LA VRAIE FAUSSE REFORME DES RETRAITES D’EMMANUEL MACRON

Par Guillaume Larrivé

Publié le 27/01/2020 à 06:15

Après un mois et demi de grèves et manifestations, l'Assemblée nationale s'apprête à étudier une réforme des retraites vide de sens et de vision. Une dramatique perte de temps, malgré l'urgence, regrette le député LR ce l’Yonne Guillaume Larrivé.

« Un âge de grands carnassiers » : c'est ainsi que, dans son Histoire de France, Bainville décrit l'Europe à la veille de la Révolution. À l'heure des puissances autoritaires, c'est aussi la loi de notre monde. Pendant que les carnivores déchirent les dernières illusions de la communauté internationale, la France officielle se comporte comme un petit lapin ébloui, incapable de discerner l'essentiel : le basculement du capitalisme vers l'Asie et le Pacifique, l'irruption de l'intelligence artificielle et ses imbrications avec le vivant, la conquête islamiste, l'explosion démographique de l'Afrique et le chaos migratoire. Les dirigeants de notre malheureux pays entament la décennie 2020 en marche arrière. Le système politique regarde ailleurs, car il n'a d'yeux que pour le nombril présidentiel.

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Vign_LUC_FERRY

NI ROUGE, NI VERT, CHER REGIS DEBRAY !

Ferry, Luc

Justice sociale et écologie, oui, bien sûr, mais avec Hugo, pas avec Castro, avec de vrais scientifiques et des industriels, pas avec des khmers verts. Je n’ai pas attendu 2020 pour penser la vague verte qui submerge aujourd’hui le monde et que j’annonçais déjà en 1992 dans Le Nouvel Ordre écologique.

J’y plaidais pour une écologie positive et scientifique contre les idées de ces deep-ecologists, ancêtres des décroissants et collapsologues qui prennent aujourd’hui la place du communisme dans le combat contre le libéralisme, mais aussi contre cette République trop démocratique à leurs yeux pour prendre les mesures autoritaires qu’ils veulent imposer de force.

Soyons modestes, mon ami, et reconnaissons enfin les vertus de ceux qui nous ont épargné le rouge et qui nous protégeront peut-être, par la raison et par la science, des excès de verdure qui se profilent à l’horizon.

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Vign_Lacroix_PMA

PMA, l’impact de la loi sous-évalué

Selon l’enquête menée par La Croix, au moins 2 400 femmes lesbiennes en couple ou femmes célibataires se rendent chaque année en Belgique et en Espagne pour recourir à une PMA. Une évaluation qui laisse présager une demande bien supérieure à celle estimée par le gouvernement si la PMA est étendue.

PMA. Voilà déjà plusieurs mois que ces trois lettres cristallisent l’attention. L’extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules occupe une place centrale dans les débats provoqués par le projet de loi de bioéthique, qui en comporte pourtant bien d’autres. Mais malgré des mois de discussions, une inconnue subsiste : le nombre de femmes qui recourront à cette possibilité nouvelle, si le projet de loi est définitivement adopté.

Au fil des mois, une fourchette, floue, s’est imposée : entre 2 000 et 3 000 femmes pourraient demander à recourir à une PMA. C’est d’ailleurs sur cette estimation que s’est fondée l’étude d’impact du gouvernement pour chiffrer le coût d’extension de la PMA : entre 10 et 15 millions d’euros.

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Vign_Sex_Education2

SEX EDUCATION 2,

UNE SÉRIE TOUJOURS À ÉVITER


Il est difficile en ce moment de passer à côté du matraquage publicitaire de la saison 2 de cette série britannique de Netflix : Sex Education.


Les Associations Familiales Catholiques déconseillent fortement cette série qui présente une vision déformée, utilitaire et purement technique des relations amoureuses, dite " sans tabous ", et formellement déconseillée aux moins de 16 ans. Cette saison, un manuel " d'éducation sexuelle " peut aussi être commandé gratuitement.

 

Hélas, celui-ci n'a rien d'éducatif.

 
Vign_Chantal_Delsol

ELITE BOUFFONNE ET MEURTRIERE 

Ce que les parents auraient dû faire pour la petite Vanessa, c’est une seule chose : aller aussitôt à la ­police.

Et il aurait fallu le faire pour nombre de fauteurs d’inceste, d’aumôniers capables de jeux diaboliques avec les enfants de chœur, de moniteurs de gym ou autres profs criminels, quel que soit par ailleurs leur talent ou même leur destin glorieux.

Ce que le moment présent désavoue sans vouloir le dire, c’est cette crise nihiliste de la seconde moitié du XXe siècle, au cours de laquelle une élite bouffonne et meurtrière avait érigé le marquis de Sade en héros. C’est pourquoi il pourrait arriver que nous ayons d’autres surprises.

Les programmes PMA, GPA et autres manipulations de haute voltige cynique, pourraient bien apparaître un jour pour ce qu’ils sont : des affronts honteux à la dignité des personnes. Une de mes collègues dit qu’il y aura dans les décennies qui suivent un Nuremberg de la bioéthique. Il vaudrait mieux ne pas attendre d’avoir brisé beaucoup de vies et de destins

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Vign_Agnes_Molinier_Verdier

RETRAITES : LA REFORME VA-T-ELLE COUTER CHER ?

Les concessions accordées pour sauver le projet de loi sur les retraites pourraient se révéler plus onéreuses que les économies escomptées, juge la directrice de la Fondation Ifrap*.

La réforme des retraites prend mauvaise tournure pour ceux qui espéraient encore qu’elle ne finisse pas en mascarade.

Rien que le manque à gagner économique du mois de grève - que la France continue à subir de manière inadmissible - approche les 2 milliards d’euros : pertes de la SNCF, de la RATP, des commerçants, du tourisme… on atteindra bientôt le 0,1 point de PIB de 1995, voire plus.

 
Vign_Fondation_Lejeune

Ni bio ni éthique, le projet de loi que les sénateurs sont appelés à voter ne protège pas la dignité de l'embryon mais l'intérêt des chercheurs, analyse Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme-Lejeune.

L'embryon humain est pour la recherche une prise de guerre qui s'obstine à ne pas parler. Il est son échec, sa vexation, sa blessure intime. L'élan de la recherche qui tend à l'universalité de la connaissance se brise sur la modestie de ce prisonnier capturé de haute lutte et qui ne laisse rien percer.

Voilà presque un demi-siècle que certains ont mis la main sur lui au prix d'une schizophrénie assumée : il est si peu de chose qu'on peut l'enlever du ventre des femmes quand il est indésirable et à la fois si précieux qu'on peut l'y introduire quand il est désiré.

L'embryon a été sorti de l'espace, in vitro, et du temps, “in frigo”, mis hors champ, hors juridiction, hors norme. Personne n'a le droit de s'inquiéter de son sort, ni de le défendre. L'humain réduit à sa plus simple expression, privé de son écosystème naturel, est en même temps l'être le plus convoité. La technoscience a préempté l'embryon et l'a mis sous verre tel un insecte pour l'observer et le disséquer avant de jurer que ses précieuses cellules parviendraient à nous guérir de tout. Au bout du sacrifice propitiatoire de centaines de milliers d'embryons et de leur cannibalisation médicalisée brille la régénération rédemptrice

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Vign_Virginie_Pradel

Le prélèvement à la source, un jackpot à 7 milliards pour Bercy

Deux milliards d'euros proviendraient de l'imposition sur des revenus exceptionnels perçus en 2019 et 3 milliards de la réévaluation partielle, sur un an et non deux (2018 et 2019) — année blanche oblige —, du barème de l'impôt 2019.

Un véritable jackpot pour Bercy et une grosse augmentation pour les Français, qui sera à peine masquée par la future baisse de l'impôt sur le revenu.

 
Vign_cafadmd

Directives anticipées : la CAF en collusion avec le lobby de l’euthanasie

La Caisse d'allocations familiales a publié, ce vendredi 20 décembre, sur son site d’actualité et d’information une page de présentation des directives anticipées, mettant en avant le lobby pro euthanasie.

 

LIRE

 
Vign_PMA_NON_REMBOURSABLE
PMA : l’Assurance maladie devrait réserver ses ressources à la prise en charge des maladies
- Le projet de loi bioéthique prévoit le remboursement à 100% de la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires.
Neuf associations de défense des malades craignent que ce choix ne se fasse au préjudice de la prise en charge de maladies rares

Lire la déclaration des associations imprimer, partager

 
Vign_Aude_Mirkovic_pma

LA PMA :

UN ENJEU DE SOCIÉTÉ

Va-t-on enfin prendre les droits de l'enfant au sérieux ?
La PMA pour les femmes célibataires et les couples de femmes est l'une des mesures phare de la révision de la loi de bioéthique de 2011, et l'attente du public en la matière est forte. Mais, au moment d'envisager cette PMA non thérapeutique, la société doit choisir : jusqu'où voulons-nous aller avec ces techniques de procréation artificielle ?
 
La PMA doit-elle demeurer une mesure d'exception, destinée à compenser un problème médical, ou devenir un mode habituel de procréation entraînant la société vers une nouveauté anthropologique, selon les termes du Comité consultatif national d'éthique ?
 
Les Français qui se disent favorables à la PMA pour les couples de femmes et pour les femmes célibataires seraient-ils du même avis si la question leur était posée du point de vue de l'enfant : « pensez-vous que la loi doive organiser la conception d'enfants privés, délibérément et légalement, de père ? »
 
Ce qui se joue désormais n'est pas seulement la PMA pour les femmes, mais un bouleversement majeur de la société qui ne saurait en rester aux cas individuels et à l'émotion qui s'en dégage. Il est urgent de mesurer ce que signifie exactement la PMA pour les femmes, pour en saisir les enjeux et prendre nos décisions en connaissance de cause.
 
C'est le propos de ce livre.

Accéder au dossier Bioéthique

La PMA : dossier complet

Bioéthique et Recherche médicale

Dossier : Fin de vie

 
Vign_IGAS

Plan national de soins palliatifs : l’IGAS fait un bilan critique du plan 2015-2018

Le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) d’évaluation du « plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie » a été rendu public le mercredi 12 février 2020

Pour Alliance VITA, ce rapport met en lumière des dysfonctionnements et le manque de volonté politique observé ces dernières années. Il est urgent de mettre en place un nouveau plan afin que l’offre de soins palliatifs progresse véritablement et qu’ils soient mieux insérés dans l’organisation globale des soins.
Consulter le dossier

 
Vign_FLYER-ConférenceFoiEnfant
 
Vign_Reforme_des_retraites

La réforme des retraites inquiète les AFC. Avec 4 autres associations familiales (Familles de France, Mouvement Mondial des Mères, Confédération Syndicale des Familles, Associations Familiales Protestantes), elles demandent que :

- L'enveloppe des droits familiaux soit maintenue

- Le niveau de pension des mères fasse l'objet d'une grande vigilance

- Le niveau de pension des familles nombreuses soit juste d'une génération à une autre

- L'assurance vieillesse du parent au foyer soit maintenue

- Les droits familiaux soient garantis par la loi

Télécharger le détail ]

A lire sur le sujet :

La Croix - Les associations familiales s’inquiètent de la réforme des retraites

LCI - Réforme des retraites : "Pour trois enfants, la majoration de pension ne sera plus que de 17%"

 
Vign_Caroline_Roux

Chers amis,

 

Le projet de loi bioéthique a été voté au Sénat ce mardi 4 février en première lecture, à une courte majorité (153 voix pour, 143 voix contre).

 

"Les sénateurs aboutissent à un texte contradictoire qui consacre une éthique à géométrie variable, faisant peser de graves injustices sur les générations à venir.

 

Si des tentatives peuvent être saluées pour amender le texte, les sénateurs ne sont pas parvenus à revoir l’économie globale de cette loi cedant au scientisme et à l'individualisme."

  • Comment affirmer que « nul n’a droit à l’enfant » et étendre, à l’article suivant, la PMA avec donneur à toute femme sans partenaire masculin, instituant de facto une « PMA sans père » ?
  • Comment prétendre à la levée de l’anonymat du don de gamètes et faire dépendre du bon vouloir du donneur la divulgation de son identité quand l’enfant le demandera à sa majorité ? C’est une véritable bombe à retardement au détriment des enfants et une terrible hypocrisie.
  • Comment concilier le respect dû au traitement de l’embryon humain avec, à juste titre, le vote de l’interdiction maintenue de créer des embryons transgéniques et chimériques, tout en allongeant la durée de recherche sur l’embryon humain à 21 jours ?

Il nous reste encore quelques semaines pour faire bouger les lignes. Toute notre attention se porte à nouveau aujourd’hui vers les députés qui vont réexaminer ce projet de loi, en deuxième lecture.

 

Ensemble, restons attentifs et mobilisés. Merci !

Caroline Roux, déléguée générale adjointe d'Alliance VITA

 
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  Bioéthique: Alliance VITA dénonce le vote transgressif du Sénat

Ce 4 février 2020, le Sénat a voté en séance plénière le projet de loi bioéthique. Néanmoins, ce texte ne mérite pas d’être appelé bioéthique. Il remet en cause les droits des plus fragiles de notre société, en ignorant des principes fondamentaux d’écologie humaine.

Alliance VITA avait pourtant explicité les contradictions et injustices de ce texte :

Comment affirmer que « nul n’a droit à l’enfant », et à l’article suivant étendre la PMA avec donneur à toute femme sans partenaire masculin, instituant de facto une « PMA sans père » tout en contenant son recours pour les couples homme/femme, uniquement pour des raisons médicales ? Il n’y a plus aucune logique, et les couples confrontés à l’infertilité sont paradoxalement les plus discriminés. Pire, l’instauration d’un plan national infertilité, introduit à l’Assemblée nationale pour la recherche des causes et la prévention de l’infertilité, a été supprimé.

Comment prétendre à la levée de l’anonymat du don de gamètes et faire dépendre du bon vouloir du donneur la divulgation de son identité quand l’enfant le demandera à sa majorité ? C’est une véritable bombe à retardement au détriment des enfants et une terrible hypocrisie.

Comment concilier le respect dû au traitement de l’embryon humain avec, à juste titre, l’interdiction de la levée de l’interdit de la création d’embryons transgéniques et chimériques, tout en allongeant la durée de recherche sur l’embryon humain à 21 jours ?
Enfin, si les sénateurs ont rejeté la mesure ultra eugénique de DPI-A, ils ont réintroduit le DPI-HLA, ou bébé médicament, qui avait été supprimé à juste titre par les députés. Ce refus de supprimer une mesure antérieure signe l’incapacité d’évaluer la loi et de revenir sur des choix particulièrement contraires à l’éthique.

Pour Caroline Roux, déléguée générale adjointe d’Alliance VITA :

Les débats au Sénat ont enfin fait la lumière sur les enjeux de ce projet de loi et sur ses dangers. A plus grande distance du parti présidentiel, de nombreux experts de multiples sensibilités politiques, ont dénoncé les graves entorses à l’éthique du projet de loi.

Les sénateurs ont multiplié les votes contradictoires, prouvant si c’était encore nécessaire que le relativisme en matière bioéthique tend à dissoudre l’éthique.

A l’arrivée, ce texte est inacceptable en raison des graves injustices qu’il fait peser sur les générations à venir en cédant à l’individualisme et au scientisme.

Nous nous battrons pour que le processus parlementaire, qui n’est pas achevé, n’aboutisse pas à ce résultat.

Les équipes d’Alliance VITA seront présentes sur tout le territoire national pour poursuivre leur travail d’information, d’alerte et de mobilisation.”

 
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Ce 4 février 2020, le Sénat a voté en séance plénière le projet de loi bioéthique. Néanmoins, ce texte ne mérite pas d’être appelé bioéthique. Il remet en cause les droits des plus fragiles de notre société, en ignorant des principes fondamentaux d’écologie humaine.

Alliance VITA avait pourtant explicité les contradictions et injustices de ce texte :

Comment affirmer que « nul n’a droit à l’enfant », et à l’article suivant étendre la PMA avec donneur à toute femme sans partenaire masculin, instituant de facto une « PMA sans père » tout en contenant son recours pour les couples homme/femme, uniquement pour des raisons médicales ? Il n’y a plus aucune logique, et les couples confrontés à l’infertilité sont paradoxalement les plus discriminés. Pire, l’instauration d’un plan national infertilité, introduit à l’Assemblée nationale pour la recherche des causes et la prévention de l’infertilité, a été supprimé.

Comment prétendre à la levée de l’anonymat du don de gamètes et faire dépendre du bon vouloir du donneur la divulgation de son identité quand l’enfant le demandera à sa majorité ? C’est une véritable bombe à retardement au détriment des enfants et une terrible hypocrisie.

Comment concilier le respect dû au traitement de l’embryon humain avec, à juste titre, l’interdiction de la levée de l’interdit de la création d’embryons transgéniques et chimériques, tout en allongeant la durée de recherche sur l’embryon humain à 21 jours ?
Enfin, si les sénateurs ont rejeté la mesure ultra eugénique de DPI-A, ils ont réintroduit le DPI-HLA, ou bébé médicament, qui avait été supprimé à juste titre par les députés. Ce refus de supprimer une mesure antérieure signe l’incapacité d’évaluer la loi et de revenir sur des choix particulièrement contraires à l’éthique.

 

Pour Caroline Roux, déléguée générale adjointe d’Alliance VITA :

“Les débats au Sénat ont enfin fait la lumière sur les enjeux de ce projet de loi et sur ses dangers. A plus grande distance du parti présidentiel, de nombreux experts de multiples sensibilités politiques, ont dénoncé les graves entorses à l’éthique du projet de loi. Les sénateurs ont multiplié les votes contradictoires, prouvant si c’était encore nécessaire que le relativisme en matière bioéthique tend à dissoudre l’éthique. A l’arrivée, ce texte est inacceptable en raison des graves injustices qu’il fait peser sur les générations à venir en cédant à l’individualisme et au scientisme. Nous nous battrons pour que le processus parlementaire, qui n’est pas achevé, n’aboutisse pas à ce résultat. Les équipes d’Alliance VITA seront présentes sur tout le territoire national pour poursuivre leur travail d’information, d’alerte et de mobilisation.”

 
Vign_Pascale_Moriniere_et_Macron

 

Le vote solennel, le mardi 4 février, au Sénat du projet de loi bioéthique a été très serré : 153 voix pour, 143 voix contre, 45 abstentions. C'est un texte profondément remanié que les sénateurs ont voté, établissant des limites et en effaçant d'autres.

 

Les AFC - avec les autres associations de Marchons Enfants ! - restent plus que jamais mobilisées pour la poursuite du processus législatif.

 

A lire :

Projet de loi bioéthique : le Sénat approfondit les contradictions

26 janvier 2020 : Pascale Morinière a rencontré Emmanuel Macron lors de la commémoration de la ratification de la Convention internationale des droits de l'enfant à l'Elysée, au cours de laquelle le président de la République a déclaré : "votre problème, c'est que vous croyez qu'un père est forcément un mâle".

 

Lire l'entretien sur Valeurs Actuelles et l'interview de Mme Morinière sur Famille Chrétienne.

Vote de la loi de bioéthique au Sénat, le décryptage des AFC

 

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Vign_F_X_Bellamy

Les équilibres fragiles de la condition humaine
« Nous ne devons pas jouer avec les équilibres fragiles de la condition humaine. Même légitime, le désir des adultes ne suffit pas à fonder un droit à l’enfant. Présent aujourd’hui parmi les milliers de Français, fidèles et libres, qui tiennent à ce simple message. »

Pourquoi vous opposez-vous à la « PMA pour toutes » ?

Nous sommes à un carrefour historique. Depuis son apparition, la médecine a pour but de remédier à la maladie. Dans ce cadre, la loi autorisait la PMA pour pallier une infertilité pathologique, qui devait être médicalement constatée. Si nous supprimons ce critère, la technique médicale ne servira plus à rétablir l’équilibre de la condition humaine, mais à dépasser ses limites. Cette nouvelle PMA n’est plus un acte médical, en fait : elle concernerait des femmes en parfaite santé, qui n’ont pas d’enfant non pas à cause d’une pathologie, mais simplement parce que la vie se transmet organiquement par la complémentarité du masculin et du féminin. Ce n’est pas une violence sociale, c’est la réalité de nos corps… Si nous voulons nous en affranchir, nous assumerons une rupture inédite dans le principe même de la technique médicale : il ne s’agira plus de rétablir le vivant, mais de le dépasser ; non plus de réparer nos corps, mais de les vaincre. Une fois cette nouvelle logique acceptée, je ne vois pas ce qui nous arrêtera : elle nous conduit directement au transhumanisme, par la transformation technique de nos corps. Le désir d’avoir un enfant est bien sûr légitime, mais il ne permet pas tout.


 
Vign_Incoherence

Bioéthique au Sénat : Alliance VITA prévoit de nouvelles mobilisations

 
Vign_Guillaume_Roquette

EXTENSION INFINIE DES DROITS

Guillaume Roquette

Le défi est redoutable pour les dirigeants en place ; ils ­doivent faire face à cette demande permanente d’extension des droits, avec un risque de fracturation définitive de la société. L’actualité législative nous en donne un bon exemple : quand Emmanuel Macron veut faire voter une loi ouvrant la procréation médicalement assistée aux ­couples de femmes, il répond à une demande mais ­déconstruit du même coup la cellule familiale en faisant disparaître le père. L’inquiétude qui a mené des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Paris dimanche dernier est légitime.

Le danger d’une émancipation sans fin est de générer ce que le philosophe britannique Roger Scruton appelait une culture de la répudiation. À vouloir tout changer, ­expliquait-il, on prend le risque de rejeter l’héritage culturel qui nous définit. Face à ce péril, la mission des respon­sables politiques est au contraire de promouvoir ce que nous voulons défendre, ce qui a une réelle valeur. Conforter cet héritage plutôt que de chercher à le mettre en pièces serait aussi une excellente façon de redonner confiance à des Français inquiets de leur avenir. Que la gauche s’y refuse au nom du culte du progrès n’est pas ­surprenant.

Qu’Emmanuel Macron préfère privilégier l’émancipation, tant dans le domaine économique que ­sociétal, est cohérent avec son positionnement poli­tique. C’est finalement à la droite de revendiquer une forme éclairée de conser­vatisme.

Elle le fait au Royaume-Uni, et cela lui réussit plutôt bien électoralement.

Alors ­pourquoi pas en France ?

 

DANS LE QUOTIDIEN DU MEDECIN :

Monsieur le Premier Ministre, J’ai l’honneur de vous écrire à propos de la PMA. Médecin depuis quarante ans, je travaille sur le terrain, voyant, écoutant des hommes, des femmes et des enfants de toute catégorie sociale.

En 2013, sous prétexte de vouloir lutter contre l’homophobie et les discriminations, le gouvernement en place a sabordé le mariage homme-femme pour le remplacer par le mariage pour tous, ouvrant ainsi la porte au déraisonnable. Votre gouvernement, s’engouffrant dans cette porte, s’apprête aujourd’hui à utiliser et dévoyer la médecine pour « fabriquer » des enfants qu’on sacrifiera sur l’autel de l’Égalité.

Une loi ouvrant la PMA à toutes les femmes aurait au moins trois conséquences majeures. Elle détournerait la médecine de son devoir, elle créerait des orphelins de père, elle réduirait les hommes à leur seule capacité de produire du sperme.

Les buts de la médecine sont de prévenir les maladies, restaurer des fonctions défaillantes de l’organisme, réparer des désordres anatomiques.

Lire la suite

 
Vign_Senateurs

EXAMEN DES PREMIERS ARTICLES

janvier 24, 2020 | Fil d'actusLoi bioéthique 2019-2020

Depuis mardi 21 janvier, le Sénat examine en séance le texte du Projet de loi relatif à la Bioéthique. 7 articles ont été examinés sur les 34. Entre tentatives d’améliorations et aggravations, l’économie du texte ne change pas fondamentalement.

L’article 1 du PJL Bioéthique : la “PMA sans père”

L’article 1 qui étend la PMA avec donneur aux femmes seules ou à deux, sans partenaire masculin, a été l’objet d’une longue discussion pour être finalement adopté avec des modifications notables déjà votées en commission spéciale pour certaines : le critère d’infertilité médicale a, en effet, été réintroduit en commission spéciale pour les couples composés d’un homme et d’une femme, assorti de la prise en charge par l’assurance maladie. En revanche, les sénateurs ont supprimé le remboursement de la PMA avec donneur pour les femmes seules ou en couple.

La mention « nul n’a le droit à l’enfant » ajoutée à juste titre en amont de ce même article perd de son effectivité, avec l’adoption de la « PMA sans père ».

Dans ce contexte évolutif de la pratique de la PMA, des sénateurs ont plaidé en vain pour qu’une clause de conscience soit instaurée pour les médecins et personnels de santé qui ne souhaitent pas participer à sa pratique, quelles qu’en soient les raisons d’y recourir. De plus, la commission spéciale a supprimé la mesure d’instauration d’un plan national infertilité, introduite par les députés pour favoriser les recherches sur les causes de l’infertilité et leur prévention, au prétexte que cela ne relevait pas de la loi. 

L’infertilité étant un enjeu sanitaire majeur, cette focalisation sur la PMA alors que la moitié des couples qui y ont recours n’ont pas d’enfant, ne peut qu’interroger.

Les sénateurs sont, par contre, revenus en séance sur le double-don de gamètes pour l’interdire.

De même, les sénateurs ont adopté un amendement du gouvernement, pour que seuls les centres à but non lucratif soient autorisés à accueillir, stocker et congeler les embryons. Cette mention avait été supprimée en commission spéciale et faisait courir le risque de marchandisation des êtres humains.

 
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Les journalistes semblent découvrir que le modernisme n'a pas que des vertus. Les récentes histoires de mœurs dans lesquelles les progressistes d'hier sont impliqués 

Alors peut-être que les sénateurs et même les députés comprendront demain que la révision de la loi bioéthique est dangereuses pour l'écologie humaine.

Ecrivez aux sénateurs et aux députés pour dire et redire que nous comptons sur eux pour voter avec discernement en toute indépendance des partis politiques, selon leur conscience. 

 
Vign_Ouest

BIOETHIQUE : PROTEGER L’HUMAIN

La responsabilité des sénateurs qui révisent les lois bioéthiques est immense. Derrière les questions concrètes se joue une vision de l’homme. Et il faut le protéger.

De nouveaux désirs naissent des possibilités ouvertes par la génétique et les biotechnologies. Mais ce passage : « du corps charnel au corps fabriqué », perçu par Sylviane Agacinski (1), doit nous interroger. Car il s’accompagne de l’essor d’un marché mondial, traitant le corps humain en matériel. Du commerce d’organes aux mères porteuses, de nouveaux esclavages apparaissent dans certains pays. Tandis que des chercheurs modifient génétiquement l’embryon humain.

Il est donc plus que jamais nécessaire de protéger l’humain, sans pour autant entraver toute recherche. D’ailleurs, les dégâts écologiques dus à l’usage irraisonné des techniques nous alertent. Ils invitent à redoubler de prudence vis-à-vis de l’homme.

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BIOETHIQUE : IL N’Y A PAS DE « SENS DE L’HISTOIRE »

Mathieu Bock-Côté

Le 19 janvier, plusieurs dizaines de milliers de manifestants se rassemblaient à Paris pour témoigner de leur opposition à l’extension de la PMA et de la GPA.

Le traitement médiatique, globalement, a été sans surprise : conservateurs, réactionnaires, déphasés et dépassés,

ils défilaient contre les exigences du progrès.

Comment ne pas s’enthousiasmer pour notre temps et la vision qu’il nous propose de l’émancipation ?

Telle est la question que se posent les thuriféraires de la modernité avancée, trop heureux de faire tomber ce qu’ils assimilent aux tabous hérités d’un monde vétuste.

Devant des hommes et des femmes qui se mobilisent pour une autre vision du monde, ils basculent entre la perplexité et la haine

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Merci pour votre mobilisation !

Vous avez été encore une fois très nombreux à manifester dans les rues de Paris ce dimanche. Merci à vous d'avoir porté la voix des plus faibles et des familles !

 
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PMA, UN (BEL) ARBRE QUI CACHE LA FORÊT…

Par Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon II et Hélène Le Gardeur , formatrice en bioéthique — 19 janvier 2020 à 18:06

S’il fallait légiférer sur la PMA, la loi de bioéthique en lecture au Sénat est bien loin de se limiter à cette question. Elle rend aussi possible de dangereuses manipulations génétiques.

Tribune. L’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes qui forment le projet d’avoir et d’élever un enfant représente, sans nul doute, une avancée importante vers plus d’égalité et de justice. Certes, aucune loi ne permettra jamais, une bonne fois pour toutes, de dépasser la tension constitutive de toute filiation entre «le droit à l’enfant» et «les droits de l’enfant» : le premier est aussi légitime que le sont les seconds, et c’est à chacune et à chacun, en accompagnant la venue au monde d’un petit humain, de tenter une conciliation pour laquelle aucun modèle social de la famille ne peut prétendre, aujourd’hui, représenter la norme universelle. 

C’est, en effet, une des conséquences de l’effondrement de tous les moralismes dogmatiques ainsi que de l’explosion des possibilités offertes par la science que de confier à notre responsabilité, et à elle seule, la décision de mettre un enfant au monde et de créer les conditions de son développement. Et cela, quelle que soit la configuration familiale : un couple hétérosexuel se trouve ici face à la même exigence qu’un couple homosexuel ou une femme seule : se voir prolongé par une naissance - aspiration humaine par excellence - n’exonère personne d’une réflexion sur les conditions d’une éducation qui permette à celui ou à celle qui arrive de prendre sereinement sa place dans le monde. 

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CETTE GAUCHE QUI S’INQUIETE A SON TOUR DE LA LOI DE BIOETHIQUE

Par Eugénie Bastié : journaliste au FIGARO 

Dans une actualité dominée depuis plus d’un mois et demi par la réforme des retraites, la loi de bioéthique, actuellement en débat au Sénat, passe au second plan. Pourtant, elle soulève des enjeux autrement plus vertigineux que l’âge de départ des cheminots ou la capacité réformatrice du président de la République, comme celui de la filiation ou de la définition de l’humain. La légèreté - voire le ricanement satisfait quand il s’agit de moquer les foules des opposants - qui accompagne cette mutation majeure des fondamentaux de la bioéthique française a de quoi inquiéter sur la qualité du débat public.

Le décalage avec la loi sur le « mariage pour tous » de 2013 est notable

Dans une actualité dominée depuis plus d’un mois et demi par la réforme des retraites, la loi de bioéthique, actuellement en débat au Sénat, passe au second plan. Pourtant, elle soulève des enjeux autrement plus vertigineux que l’âge de départ des cheminots ou la capacité réformatrice du président de la République, comme celui de la filiation ou de la définition de l’humain. La légèreté - voire le ricanement satisfait quand il s’agit de moquer les foules des opposants - qui accompagne cette mutation majeure des fondamentaux de la bioéthique française a de quoi inquiéter sur la qualité du débat public.

Le décalage avec la loi sur le « mariage pour tous » de 2013 est notable… Lire la suite et partager
 
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Aucun être humain ne peut en traiter un autre comme un objet

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, réuni les 6, 7 et 8 janvier 2020, tient à exprimer son inquiétude devant le projet de révision des lois de bioéthique dont la discussion au Sénat se prépare.

Dans l’état actuel du projet de loi, trois points particuliers engageraient encore davantage notre société française dans des contradictions insolubles. S’ils étaient adoptés définitivement, ils témoigneraient d’une grave méprise quant à ce qu’est l’éthique, méprise qui, si elle n’était pas clarifiée, serait de l’ordre de l’insouciance pour l’avenir.

  1. Soumettre, comme le veut la loi, l’engendrement par PMA d’un nouvel être humain à un « projet parental » est discutable. Le pouvoir ainsi reconnu aux parents ne risque-t-il pas de devenir absolu ? Comment le projet de loi va-t-il exprimer la pleine reconnaissance du droit de l’enfant qui est une « personne » ? En effet, établir des critères applicables aux adultes qui veulent devenir parents pour autoriser ou non ceux-ci à bénéficier d’une technique d’AMP ne suffira pas à garantir une prise en compte suffisante de la dignité de l’enfant. Le respect de l’enfant devrait être la considération première.
  2. La légalisation de la filiation sans père ni ascendance paternelle et de la maternité par simple déclaration de volonté, devant le notaire, sans que la femme vive la gestation, met en œuvre « l’invraisemblable », ont pu dire certains. Est-il juste d’entraîner la société dans cet engrenage ? Notre République est basée sur le respect de la conscience. Cela ne commande-t-il pas de prévoir le recours à l’objection de conscience pour ceux et celles, les notaires par exemple, qui se refuseraient, en conscience, à être engagés malgré eux dans la réalisation de cet « invraisemblable » ? Cette clause de conscience s’impose aussi à propos de l’IMG. Sans une telle expression dans la loi du respect de la conscience de chacun, n’irions-nous pas vers la mise en place d’une police de la pensée, contraire à notre liberté démocratique ?
  3. L’extension du diagnostic pré-implantatoire ouvre la voie à une sélection accrue des enfants à naître, sélection que notre pays professe pourtant de refuser en souhaitant une société inclusive. Un « eugénisme libéral », dépendant de la décision des parents potentiels ou du parent potentiel, serait ainsi toléré. Des parents ayant un enfant portant une maladie génétique nous alertent publiquement sur la « déshumanisation » que produirait un tel tri sélectif. Vouloir l’enfant sans aucun variant génétique est non seulement une illusion, mais ce serait aussi « déshumaniser » notre humanité !

Ces trois points sont significatifs de la fuite en avant dans laquelle sont prises nos sociétés occidentales soumises au libéralisme et aux lois du marché : les désirs individuels y sont exacerbés par l’apparente satisfaction que la conjonction des techniques médicales et juridiques semble promettre.

Nous remercions toutes celles et tous ceux qui prennent au sérieux les enjeux de la loi en discussion. Nous saluons les parlementaires qui travaillent à mettre de la lucidité et du bon sens éthique à propos de l’humain dans le texte de la loi.

Nous encourageons les citoyens inquiets à faire connaître leurs réserves et à exprimer leurs points de vue.

Nous redisons que tout enfant humain est appelé à grandir dans le déploiement de sa liberté et dans le respect de sa dignité, en communion avec tous les autres, et cela tout au long de sa vie, quelle que soit son origine ethnique ou sociale, sa religion ou son absence de religion et son orientation sexuelle.

Aucun être humain ne peut en traiter un autre comme un objet.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, Président de la CEF,
Mgr Dominique Blanchet, évêque de Belfort-Montbéliard, vice-président de la CEF,
Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens, vice-président de la CEF,
Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris,
Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois,
Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers,
Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen,
Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux,
Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre,
Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers.


 
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QUELLE SOCIÉTÉ VOULONS-NOUS POUR DEMAIN ?

Une question fondamentale qui se pose à nous tous et engage notre responsabilité vis-à-vis des générations à venir. C'est le sens d'une grande campagne que nous avons décidé de lancer dès début janvier, pour sensibiliser et alerter le plus grand nombre aux enjeux sociétaux des questions bioéthiques en débat en France.

Cette question - sciemment occultée par le projet de loi bioéthique, qui devrait être votée au cours du premier semestre 2020, et qui porte en son sein nombre d’injustices - est pourtant au cœur des préoccupations d’une majorité de nos concitoyens, nous le savons bien.

A la veille de la reprise des débats au Sénat, prévue pour début janvier, cette question, nous osons la poser, pour clarifier les vrais enjeux et alimenter un vrai débat.

QUELLE SOCIETE VOULONS-NOUS ?

 
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Charlotte d'Ornellas contre les hypocrites : « L'esprit Charlie a des limites :  

Pas de liberté pour les ennemis de la PMA et

sur ordre de la mairie de Paris, le délégué général d’Alliance Vita a dû subir les assauts du plateau entier. Des invectives qui rappellent que, même dans la France d’après “Charlie”, la liberté d’expression a ses limites.

Il fallait le voir pour le croire. Ca se passait à la télévision, la veille de la commémoration de l’abominable attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo. Ca parlait liberté d’expression évidemment, humour, laïcité, avec des phrases que l’on connaît désormais par coeur et que chacun met un point d’honneur à reprendre à son compte. On se lamentait, aussi, que cette liberté régresse. Après quelques minutes, changement de sujet : les affiches de l’association pro-Vie Alliance Vita, en présence du délégué général de cette dernière. Le tiroir de la thématique fut aussi rapidement refermé que la discussion précédente avait été larmoyante. Vous êtes contre l’IVG, vous êtes catholique, le pire des réactionnaires, contre les femmes, on vous connaît, enfin les masques tombent.

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Vous le savez, 2019 a été marquée par notre combat continu contre les injustices que prépare la loi Bioéthique en examen au Sénat.

Certes, conscients de la dérive accélérée des repères de la vie qui caractérise les lois successives, nous ne pouvons pas être optimistes sur l’issue de ce débat.

Mais nous n’attendrons pas les bras croisés la promulgation d’une loi injuste faite pour l’intérêt de quelques-uns.

C’est pourquoi nous avons déjà préparé nos chantiers de 2020, sur 4 fronts :

1.         Former à une vraie bioéthique, d'une part avec la 15ème édition de l’Université de la vie et d'autre part les Campus Vita, pour former les plus jeunes aux enjeux de la Vie, hors de l'influence de l'éducation nationale.

2.         Agir au niveau local, en amont des élections municipales, pour que les élus de nos territoires puissent porter une voix différente de celle de la pensée majoritaire.

3.         Eclairer les consciences, trop souvent entretenues dans la confusion, avec notre nouveau guide des directives anticipées, et grâce au développement de nos services d’écoute SOS Fin de vie et SOS Bébé.

4.         Alerter et sensibiliser le grand-public sur les enjeux occultés des débats parlementaires, en commençant par une campagne de communication à grande échelle que nous vous dévoilerons en avant-première le 31 décembre.

Notre expertise étant déjà reconnue, notre combativité est renforcée par l’adversité.

Jean-François Bouthors
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MOURIR ET VIVRE : LES LIMITES DE L’AUTONOMIE

Quatre mois après la mort de Vincent Lambert, la question de la fin de vie revient, à l’occasion du procès du docteur Sanchez, son médecin. Au-delà des polémiques, s’est imposée l’importance pour chacun, de faire connaître ce qu’il souhaite pour lui-même au moment où sa vie semblera clairement s’approcher de sa fin, ne serait-ce que pour éviter de faire peser sur ses proches des décisions d’une gravité abyssale.

On a vu combien de telles situations d’incertitudes sur la volonté d’une personne en fin de vie peuvent déchirer une famille et diviser une société. Ce constat suffit à montrer que notre mort n’est pas une affaire purement individuelle. Au moment d’écrire ce que nous souhaitons pour notre fin de vie, n’oublions pas que mourir s’inscrit dans un réseau de relations personnelles et collectives qui en sont affectées. En ce sens, notre mort ne nous appartient pas totalement. Ces directives anticipées ne sont pas des « modes d’emploi techniques » que nos entourages et les personnels médicaux appliqueront mécaniquement. Il leur restera toujours une marge d’appréciation et d’interprétation. C’est heureux, car c’est aussi reconnaître à ceux qui nous accompagneront jusqu’à la fin leur propre humanité et leur propre responsabilité.

 
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GPA/CEDH : Refus de l’obligation de transcription d’un acte de naissance étranger

La Cour européenne des droits de l’homme a annoncé, dans une décision du 12 décembre 2019, que le refus des juridictions françaises de retranscrire l’intégralité d’un acte de naissance étranger pour les cas de GPA, en y inscrivant la mère d’intention, n’était pas une mesure disproportionnée.

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Vign_Constitutionnelle

GPA : retranscription à l'état civil français d’actes de naissance d’enfants nés à l’étranger

 

La Cour de cassation a ordonné, ce mercredi 18 décembre, la retranscription à l’état civil français des actes de naissance d’enfants nés à l’étranger par PMA avec tiers donneurs et par GPA

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Comme La Manif Pour Tous l'a toujours dit, PMA sans père et GPA vont ensemble.

Alors que Nicole Belloubet, la ministre de la  « justice », prétendait encore le contraire le 18 décembre après-midi au Sénat, la nouvelle est tombée 1 heure plus tard : la Cour de cassation recommande l'inscription à l'état civil français de la filiation d'enfants nés de GPA au profit de couples d'hommes.

La GPA avance parallèlement à la PMA sans père, que La République en Marche veut légaliser avec le projet de loi bioéthique.

NON AU BUSINESS INTERNATIONAL DE LA PROCREATION
non à la déshumanisation de la filiation 
!


Pour les enfants, pour le monde de demain :
Tous dans la rue dimanche 19 janvier à Paris !

La Manif Pour Tous demande l'annulation d'une nomination au cabinet de Marlène Schiappa et dépose plainte

M. Alexandre Dimeck-Ghione, président du centre LGBT du Mans, a traité les sympathisants de La Manif Pour Tous de « conglomérat de sous-merdes » et de « salafistes » le 8 octobre dernier.

Le comble était que ce tweet injurieux avait été « liké » par Marlène Schiappa.

Est-ce pour le récompenser de ses insultes que la Secrétaire d'Etat a décidé de lui offrir une fonction officielle dans son cabinet ministériel à partir du 6 janvier ?

La Manif Pour Tous a déposé plainte pour injures publiques et demandé l'annulation de cette nomination. 

LIRE LE COMMUNIQUE DE PRESSE


 
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PMA post mortem : la CEDH refuse un transfert de gamètes

Les juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ont déclaré irrecevable la requête d’une mère souhaitant faire transférer les gamètes de son fils décédé pour effectuer une gestation par autrui (GPA) ou une procréation médicalement assistée (PMA) post-mortem en Israël. Ces pratiques sont autorisées dans ce pays.

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[Communiqué de presse]

Alliance VITA demande aux sénateurs de se mobiliser contre les injustices du projet de loi bioéthique

Alliance VITA rappelle que le vote du projet de loi bioéthique en l’état par les députés signe l’effondrement de la plupart des digues éthiques que la France prétendait tenir depuis 25 ans.

LIRE

 
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Bébés CRISPR : les inquiétudes se confirment

L’affaire des premiers bébés génétiquement modifiés par CRISPR-Cas9, nés en novembre 2018, ne cesse de se compléter d’informations alarmantes. Cette expérimentation a abouti à la naissance de deux fillettes, véritables cobayes de la technique qui les a créées.
LIRE

 
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 GPA : le jugement controversé de la Cour d’appel de Rennes

La Cour d‘appel de Rennes a validé, le lundi 25 novembre, la transcription complète, à l’état civil français, de quatre enfants nés de mère porteuse à l’étranger. Cette décision remet gravement en question le droit français qui interdit la gestation par autrui (GPA).

Lire l'info

ET EN MEME TEMPS LA PMA TOUTES SERA GRATUITE !!!
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« LES MERES DE FAMILLE SONT LES GRANDES PERDANTES DE LA REFORME DES RETRAITES »

FIGAROVOX/TRIBUNE - La présidente des Associations Familiales Catholiques Pascale Morinière regrette que le projet de réforme des retraites diminue les majorations de pension prévues pour les mères de familles nombreuses.

Par Pascale Morinière

Publié hier à 13 :08, mis à jour hier à 13 :08

Pascale Morinière est médecin généraliste et présidente des Associations Familiales Catholiques (AFC).


Le projet de réforme des retraites serait favorable aux femmes ?

Le gouvernement ne cesse de le répéter depuis des mois. Pourtant, l’affirmation ne tient pas devant un examen approfondi de ce que deviendraient les pensions des mères de famille dans la nouvelle configuration. Les Associations Familiales Catholiques ont alerté depuis des mois sur les insuffisances, voire les injustices, de ce projet pour les mères de famille.

Une étude chiffrée de l’Institut de la Protection Sociale (IPS) vient confirmer la perte de montant de pension qui en résulterait pour les femmes, et ce dès le premier enfant. Les « droits familiaux » représentent aujourd’hui 20 milliards d’euros et profitent pour 70 % de leur montant aux femmes. Ces droits familiaux se décomposent en trois branches. La Majoration de Durée d’Assurance (MDA) qui alloue aux parents, quel que soit le nombre d’enfants, 8 trimestres d’assurance par enfant élevé et bénéficie essentiellement aux mères. Dans 65 % des cas elle améliore le montant de la pension de la femme et, dans 20 % des cas, elle permet aux femmes d’avancer leur départ en retraite. À cela s’ajoute une majoration de 10 % de la pension de retraite pour les retraités qui ont élevé au moins 3 enfants. Et enfin les mères qui ont interrompu ou réduit leur activité pour élever un enfant bénéficient de l’assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF), sous conditions de ressources. Parmi ces bénéficiaires, 27 % sont des allocataires très modestes.

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LA CLARTE ET LA SIMPLICITE SONT LES CONDITIONS D’UNE REFORME REUSSIE

Le député LR de l’Oise, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, plaide pour d’autres choix afin d’assurer la pérennité du système français de retraites.

Eric Woerth

Les retraites ne sont pas un sujet comptable contrairement à ce que beaucoup pensent. C’est avant tout un sujet profondément humain, une affaire de vie. La retraite est le reflet de notre carrière, de nos choix professionnels et de notre vie familiale. Une petite retraite est le miroir d’un petit salaire. Il est donc bien normal que chaque nouvelle réforme stresse les Français au plus haut point. Mais loin de les rassurer, le gouvernement entretient aujourd’hui une confusion extrême alors qu’il devrait être d’une clarté extrême. Le brouillard est si épais qu’il devient difficile de répondre aux questions les plus simples que se posent les Français : quand est-ce que je vais partir à la retraite ? Combien vais-je toucher ? Le financement du système sera-t-il assuré ?

Le gouvernement a raison, il faut réformer à nouveau le système des retraites. Mais en posant un mauvais diagnostic, il accouche d’une mauvaise solution. Il s’appuie en effet sur un postulat erroné, celui d’un système des retraites qui serait structurellement injuste. Si certaines injustices perdurent et nécessitent d’être corrigées, comme la différence de traitement entre le public et le privé et entre le régime de base et les régimes spéciaux, ce n’est pas pour autant qu’il faut dynamiter tout le système !
Contactez-nous : famillesderetz@gmail.com