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2, rue St Gilles 44210 PORNIC
 
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VERTU DE PRUDENCE

 

L’avantage avec le débat bioéthique qui s’annonce, c’est que l’on connaît déjà les postures, les discours, les serments. Élisabeth Guigou avait promis, la main sur le cœur : le pacs oui, mais le mariage homosexuel jamais ! François Hollande avait défendu le mariage, mais s’était fait discret sur la PMA. Demain, la majorité plaidera pour cette extension de la loi en jurant, croix de bois, croix de fer, que la GPA n’est pas et ne sera jamais la prochaine étape…

 

Il suffira ensuite d’invoquer le sens de l’histoire face aux « obscurantistes » très fortement priés de ne pas encombrer de leurs états d’âme la grande marche du Progrès.

Si les choses se passent ainsi,

- le véritable débat sur la génération, la disparition du père,

- la possible dérive marchande de la procréation,

- les périls vertigineux d’une alliance de la technique et du marché

  • banque du sperme,
  • bébé sur catalogue,
  • choix du sexe,
  • eugénisme…)

seront une fois de plus évacués de la « conversation civique légitime » (Pierre Manent), et cette loi risque fort d’ajouter au sentiment d’une sécession des élites qui traverse déjà la société française. Emmanuel Macron, qui a construit son art politique en méditant sur un antimodèle, le quinquennat de François Hollande, sait tout cela. Les mêmes demi-habiles pourtant lui conseillent de permettre ce nouveau droit pour compenser sur le plan sociétal les défaillances présumées de sa politique sociale.

Pourquoi donc, quand l’économie ralentit et que les inquiétudes culturelles augmentent, prendre, maintenant, le risque de réveiller d’anciennes divisions ?

D’autant qu’à en croire notre sondage Kantar Sofres publié lundi, la PMA n’est en rien une priorité des Français. Elle arrive avant-dernière d’une série de dix-neuf propositions, très loin derrière le pouvoir d’achat, l’écologie, la sécurité, l’immigration.

Ceux qui s’y opposent, en outre, ne sont pas que des « bourgeois cathos ». Christophe Guilluy, en 2015, rappelait que nombre d’électeurs de François Hollande n’avaient pas aimé la loi Taubira. Ce ne fut donc pas « Versailles » contre « Solferino ».

Sous-estimer la détermination des opposants avait été l’ultime erreur du prédécesseur d’Emmanuel Macron.

Choisir la prudence plutôt que l’usage politicien des réformes de civilisation, voilà ce qui serait disruptif.

INSEE LA FAMILLE
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Cette édition 2018 des "chiffres clefs de la famille" fait état d'une troisième année de chute des naissances et de la fécondité, alors que le souhait de fonder une famille et de l'agrandir, reste intense.

En cliquant sur la photo vous pouvez télécharger les chiffres publiés par l'UNAF 

 
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Proposé depuis 7 ans à Paris, pour la 4ème année à Toulouse et la 3ème année à Nantes.

Ce parcours a été suivi par plusieurs centaines de personnes.

A Nantes, des professeurs de l'enseignement supérieur portent cette formation et animent chacun une à deus séances. 

Les mardis durant la période scolaire (tous les 15 jours)

A partir du mardi 2 octobre 2018

Jusqu'au mardi 12 mars 2019

Pour en savoir plus

 
Télécharger et imprimer le programme 2018-2019
 
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Avez-vous déjà entendu parler du label "Eglise verte" ?

Il y a trois ans, notre pape François a publié l'encyclique « Laudato Si » où il nous invitait, nous les chrétiens, à une conversion écologique (n° 216 et suivants) et au n° 219, il insistait: "La conversion écologique requise pour créer un dynamisme de changement durable est aussi une conversion communautaire."

C'est pour répondre à cette exigence que le projet de label Eglise verte est né, porté par la Conférence des Evêques de France, par la Fédération Protestante de France, par l'Assemblée des Evêques Orthodoxes de France et par le Conseil d'Eglises Chrétiennes en France (CECEF). C'est donc un projet oecuménique ; et comme la démarche écologique est indissociable de la démarche de solidarité, vous ne serez pas étonné de savoir que ce projet bénéficie du soutien du Secours Catholique, du soutien du CCFD-Terre Solidaire et de celui du Cera.

Pourquoi le label Église verte ?

- Parce que nous croyons que Dieu se révèle par son œuvre, et qu’il l’a confiée aux hommes qui doivent la cultiver et la garder.

- Parce que la vie sur terre est une bénédiction et montre l’amour de Dieu, et qu’agir pour la préserver est une façon d’aimer son prochain et d’agir pour la justice.

- Parce que la crise écologique nous engage à entendre le cri de la terre qui “gémit en travail d’enfantement” (Rm 8,22) et à choisir, dans l’espérance, des modes de vie  qui préparent l’émergence d’une création nouvelle maintenant et au delà.

- Pace ce que le peuple de Dieu peut prier et agir pour apporter cet espoir au monde, - Parce que nous avons conscience que c’est en nous convertissant ensemble que nous arriverons à bâtir ce monde plus juste et écologique nécessaire à la survie de l’humanité.

Lire la suite
 
 Si vous êtes sensibles à la cause de l'écologie, nous vous invitons à venir nous rejoindre pour répondre à ce questionnaire et entrer communautairement dans la démarche du label.

Merci de vous signaler à :

jeanjacques.bourgois@sfr.fr 

ou lepeltier.frederic@free.fr.

 
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IVG – Clause de conscience :

Tugdual Derville, invité de Sud Radio

Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, était l’invité de Christophe Bordet, dans l’émission « Les Vraies Voix » sur Sud Radio, le 13 septembre 2018. Il revient sur une parole, prononcée par un médecin gynécologue-obstétricien à propos de l’IVG, qui a emballé les médias.

 
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Le dernier livre de la CNAFC : Quel monde voulons-nous pour demain ?

 

Revendications portant sur la procréation et la fin de vie, les Etats Généraux de la Bioéthique se jouent sur des questions qui touchent intimement et affectent l’essence même de ce qui se vit en famille. Pour aider chacun, citoyens comme décideurs, à réfléchir à ces sujets, les AFC ont publié un ouvrage aux Editions Téqui qui rassemble les fiches et les documents rédigés par l’équipe bioéthique de la Confédération Nationale des AFC.
Un ouvrage clair, concret et pédagogique pour aider chacun à se les approprier, les comprendre, se forger sa propre conviction et savoir en parler.
Nous comptons sur vous pour le faire connaître et le relayer auprès de vos adhérents, de vos élus...


Quel monde voulons-nous pour demain ? : 10 fiches de bioéthique pour comprendre les techniques possibles et leurs enjeux humains, Edition Téqui 5,90 €


Vous pouvez également effectuer une commande groupée directement auprès de la CNAFC au tarif préférentiel de 3 €. Attention : nombre limité d’exemplaires à ce tarif ! (contact : cnafc-assistante@afc-france.org )

 
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Grandir et Aimer :

se former pour parler d’amour aux 7-11 ans

Amour – Vie – Sexualité – Puberté

Vous êtes père ou mère de famille, enseignant, catéchiste, éducateur...

Vous voulez transmettre une bonne nouvelle sur l’amour, la vie, la personne humaine et donner à chaque enfant les clés pour grandir dans la confiance ?

Grandir et Aimer est une formation organisée par les AFC pour être capable de répondre aux questionnements des enfants et préparer des adultes à intervenir auprès des 7-11 ans.

 
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Membres du Courant pour une Écologie Humaine, nous partageons le constat d’un profond besoin de réorientation et de reconstruction des sociétés et de leurs institutions, qui concerne les formes de la vie en commun et les modes de développement. Car nous observons sur la planète une progressive altération des conditions d’une vie pleinement humaine. Cette altération est liée à une dégradation continue de la qualité et de la fécondité des milieux culturels et naturels.

Nous constatons aussi que la préoccupation pour l’environnement n’est pas récente. Depuis des décennies, la question écologique est discutée ; elle a inspiré de multiples politiques publiques et des conférences internationales ; elle a généré la production de normes environnementales dans le champ économique et elle a largement irrigué la culture occidentale. Malgré cet effort apparent, les résultats sont médiocres : la dégradation de l’environnement n’est pas endiguée par l’effervescence du discours écologique.

POURQUOI AGIR ? L’HOMME RESPONSABLE DE SON MILIEU

 
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LES OPPOSANTS À L’EXTENSION DE LA PMA SE MOBILISENT

 

Alors que les évêques de France viennent de publier une déclaration solennelle contre « la fabrication » de l’enfant, les opposants à la PMA pour toutes se mettent en ordre de bataille.

Dans la perspective d’une loi prochaine, dont le projet sera présenté en novembre par le gouvernement, et alors que les opposants à l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules s’activent. Ateliers, débats, colloques… le sujet sera omniprésent à la sixième université d’été de la Manif pour tous, organisée ce week-end. « Avec la PMA “sans père”, on est au cœur du sujet qui heurte le plus les Français, soit le sujet du respect des droits et des besoins fondamentaux de l’enfant », souligne Ludovine de La Rochère, dont le mouvement « est prêt à descendre dans la rue du jour au lendemain » en cas de réforme.

Une contestation qui s’est nourrie de la forte présence des anti-PMA aux États généraux de la bioéthique, organisés entre janvier et mai dernier.

Reste à savoir si l’ampleur de la mobilisation sera aussi forte qu’en 2013 et 2014, contre la loi Taubira.

 

E.Macron à la recherche d'un débat apaisé.

 

Congélation des ovocytes : cette possibilité de devenir mère plus tard fait débat 

Le piège sémantique du « progressisme »

pierre le coz : « la pma pour toutes nous rapproche d’une loi sur la gpa »

 
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LES ÉVÊQUES DE FRANCE SIGNENT UNE DÉCLARATION SOLENNELLE CONTRE LA PMA

 

Pour eux, la procréation ne peut être une « fabrication » ni une « marchandisation », pas même un « projet parental ».

Jean-Marie Guénois

 

Mgr Pierre d’Ornellas préside le « groupe de travail bioéthique » de l’épiscopat.

 

L’ÉGLISE catholique de France s’engage contre la procréation médicalement assistée (PMA) par une « déclaration » solennelle intitulée « La Dignité de la procréation » de 112 pages, signée par tous les évêques de France, sans exception - ce qui est très rare - et publiée jeudi soir.

 

Mais Mgr Pierre d’Ornellas, qui fut longtemps secrétaire du cardinal Lustiger, aujourd’hui archevêque de Rennes, à l’origine de ce texte, corrige aussitôt : « Notre attitude n’est pas d’être “contre”. Mais nous sommes pour la dignité de la procréation. » On lui objecte une facilité rhétorique dans sa réponse, il rétorque : « Ce long document ne joue pas sur les mots ! Il est le résultat d’années de réflexions, impliquant le groupe de travail bioéthique de l’épiscopat et une dizaine de consultants mais aussi les départements d’éthique biomédicale du Centre Sèvres et du Collège des Bernardins. Nous entendons les souffrances.

 

Mais c’est avec sérénité que nous présentons ici des arguments éthiques car c’est le dialogue que nous cherchons et non la confrontation. »

 
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« EST-CE COMPATIBLE AVEC L’INTÉRÊT DE L’ENFANT ? »

Mgr D'ORNELLAS parle à OUEST-FRANCE

L’Église cherche toujours à poser un regard éthique sur les pratiques et les techniques. Regard qui essaie d’être dans la profondeur du mystère des personnes. Dans ce cadre, puisque le projet d’extension de l’assistance médicale à la procréation (AMP) à toutes les femmes a été mis au débat, nous souhaitons entrer dans le dialogue car les problèmes éthiques sont complexes.

Pour les évêques de France, l’extension de l’AMP pose un premier problème : la déclaration universelle des droits de l’homme dit que nous naissons tous égaux en droit. Mais comment les enfants peuvent-ils être égaux en droits si on en fait naître certains sans référence paternelle, et d’autres avec une référence paternelle et maternelle ? Et est-ce compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant ?

En cas d’extension de l’AMP à toutes les femmes, les besoins en gamètes risquent d’augmenter et de conduire à une « marchandisation » des dons. C’est contraire à l’idée défendue par Emmanuel Kant, selon laquelle « l’être humain n’a pas de prix ».

Le principe de gratuité de la personne humaine, inscrit dans la loi, ne peut être remis en cause, au risque d’entamer le principe de dignité.

Concrètement, que dirait un adolescent quand il saura qu’il a coûté telle somme pour être conçu ? Nous redoutons également que l’extension de l’AMP génère un développement de la mentalité eugéniste. On risque de chercher le donneur idéal ce qui n’a rien à voir avec l’amour des personnes. L’accès aux soins, aujourd’hui basé sur des critères médicaux, serait guidé par une problématique sociétale.

Cette prédominance des volontés individuelles irait à l’encontre du principe de fraternité. »

 

L’EXTENSION DE LA PMA REVIENT DANS LES DÉBATS

Lu dans Ouest-France du 22 septembre

La PMA est aujourd’hui autorisée pour les couples hétérosexuels souffrant de problèmes de stérilité

Avant l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), mardi, les opposants à l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes montent au créneau.

LES ÉVÊQUES OPPOSÉS

La Conférence des évêques de France s’est inquiétée, jeudi, de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Dans un texte de 112 pages, les évêques mettent, notamment, en avant l’importance de la « référence paternelle ». Et s’opposent à la « fabrication de l’enfant ». Le sujet sera aussi évoqué ce week-end par les militants de la Manif pour tous, réunis en université d’été. Le mouvement, qui avait ferraillé en 2013 contre le mariage pour tous, est vent debout contre une extension de la PMA.

L’AVIS ATTENDU DU CCNE

Mardi, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) présentera son avis sur les sujets débattus lors des États généraux de la bioéthique. Parmi eux, l’extension de la PMA (ou AMP pour assistance médicale à la procréation) avait suscité des « différences profondes », a souligné le CCNE dans sa synthèse, en juin. Aujourd’hui, la PMA n’est ouverte qu’aux couples hétérosexuels souffrant d’un problème de stérilité. Son extension permettrait aux femmes célibataires et aux couples de lesbiennes d’y recourir également.

BIENTÔT UN PROJET DE LOI

Le gouvernement a prévu de présenter un projet de révision de la loi de bioéthique à la fin de l’année (en décembre ?). Avant des débats à l’Assemblée début 2019. Étendre la PMA ? C’était une promesse du candidat Macron. Lequel avait précisé, une fois élu, qu’il ne souhaitait pas « diviser la société ». La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a appelé hier à un débat « apaisé ». Et promis, en réponse aux craintes de l’Église, que l’extension de la PMA ne mènerait pas à la gestation pour autrui.

L’opinion ? Elle semble prête. En juin, un sondage Ipsos révélait que 75 % des Français étaient pour une extension. Ils étaient 60 % en janvier, selon l’Ifop.

LREM FAVORABLE

Les députés LREM sont, eux aussi, favorables à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Ils veulent également autoriser l’auto-conservation des ovocytes, permettant de les réutiliser plus tard. Les femmes peuvent ainsi espérer préserver leur fertilité.

 
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PIERRE LE COZ : « LA PMA POUR TOUTES NOUS RAPPROCHE D’UNE LOI SUR LA GPA »

Agnès Leclair

 

Pierre Le Coz est président du Comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts de l’Anses.

 

LE PHILOSOPHE Pierre Le Coz a été membre du groupe de travail du Conseil d’État sur la révision des lois de bioéthique. Ancien vice-président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), il préside aujourd’hui le Comité de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

 

LE FIGARO. - En quoi la question de la place du père vous semble importante dans ce débat ?

 

Pierre LE COZ. - Notre société a évolué. Les pères s’impliquent davantage au­près de leurs enfants. Ils sont de plus en plus nombreux à manipuler des poussettes, à changer des couches… Cette révolution silencieuse des nouveaux pères est un progrès. Avec la PMA pour toutes, la loi considérerait que le père est facultatif. Le législateur ferait passer un message symboliquement fort : « Vous n’avez pas de père, tant pis. » Par ailleurs, je trouve paradoxal d’institutionnaliser la naissance d’enfants sans pères alors que l’on considère aujourd’hui que les familles monoparentales sont dans une situation de préjudice et qu’il faut davantage les aider.

 

Mais la famille a évolué. Les couples hétérosexuels ont déjà accès à la PMA, les couples homosexuels ont le droit d’adopter, les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses… Est-ce un contexte qui plaide en faveur de la PMA pour toutes ?

 

La famille reste une institution. L’idée qu’un enfant soit élevé par deux parents qui sont ses géniteurs n’appartient pas au passé. Il existe des accidents de la vie et aussi des dérogations mais celles-ci doivent rester exceptionnelles. Nous avons aussi un héritage génétique. On ne se construit pas sur du vide, sans passé. Les êtres humains ont besoin des racines et des ailes. Les enfants qui naissent d’un don et à qui on explique que leur père n’est pas leur géniteur témoignent de leurs difficultés. Ne pas répondre à ce problème et choisir de l’amplifier, c’est un comble !

 

Les opposants à la PMA pour toutes estiment que cette loi serait contraire à l’intérêt de l’enfant. N’est-ce pas un argument abstrait ?

 

 
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PMA POUR TOUTES : LES OPPOSANTS SUR LE QUI-VIVE

ALORS QU’UN TEXTE DE LOI SE PROFILE, LES DÉBATS SUR CETTE ÉPINEUSE QUESTION SE MULTIPLIENT ET LES MILITANTS SE DISENT PRÊTS À DESCENDRE DANS LA RUE.

Agnès Leclair

 

UNE VAGUE rose et bleu va-t-elle à nouveau déferler dans les rues ?

En 2013 et 2014, l’ampleur du mouvement de contestation à la loi Taubira avait surpris tout le monde. Une loi sur la PMA pour toutes pourrait-elle à nouveau déplacer les foules ?

 

Si personne ne se risque aujourd’hui à sortir sa boule de cristal, les opposants à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires se mettent en ordre de bataille, alors que la perspective d’une loi se rapproche. Cet été, l’exécutif a annoncé que cette réforme serait au menu de la révision de la loi de bioéthique, dont l’examen est pour l’instant prévu début 2019. Le projet de loi du gouvernement doit être présenté en novembre. Très attendu, l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur la loi de bioéthique, présenté mardi prochain, marquera le début d’une séquence plus politique.

 

Le sujet de la PMA pour toutes sera au cœur de la sixième université d’été de la Manif pour tous, organisée ce week-end.

Ces deux journées de réflexion rythmées par des conférences, comme celle du politologue Dominique Reynié sur le macronisme ou du philosophe Pierre Manent, directeur d’études honoraire à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), réuniront avant tout les cadres du mouvement. Le week-end dernier, c’est l’association lyonnaise Cosette et Gavroche, une des premières à s’être mobilisée contre la loi Taubira, qui organisait un colloque « qui a réuni 250 personnes, avant tout issues du monde médical », selon l’association.

 

Au-delà de ces rencontres entre « convaincus », le mouvement peut-il à nouveau mobiliser un grand nombre de Français ?

« La question n’est pas de savoir s’il y aura des manifestations aussi immenses qu’en 2013 mais si elles seront plus importantes, défie Ludovine de la Rochère, à la tête du mouvement. Avec la PMA « sans père », on est au cœur du sujet qui heurte le plus les Français, soit le sujet du respect des droits et des besoins fondamentaux de l’enfant ».

 

Cette dernière fait également valoir « l’expérience et le savoir-faire » du collectif en termes de mobilisation et d’organisation. « Nous avons des équipes constituées, des volontaires actifs en permanence, un réseau de milliers de personnes qui ne demandent qu’à se mettre au travail ».

 

Si l’heure est pour l’instant plus au débat d’idées qu’à la préparation des pancartes, Ludovine de la Rochère juge que le mouvement « est prêt à descendre dans la rue du jour au lendemain » en cas de réforme sur la PMA. 61 % des Français estiment également que cette loi risquerait de susciter « des manifestations d’opposition très importantes parce qu’on toucherait aux droits de l’enfant », indique un sondage Ifop, réalisé du 18 au 19 septembre auprès d’un échantillon de 1012 personnes, et commandé par la Manif pour tous.

 

Enfin, la forte présence des anti-PMA aux états généraux de la bioéthique, organisés entre janvier et mai dernier, est interprétée comme un signal positif par les mouvements qui s’opposent à cette demande. À l’issue de cette consultation citoyenne, Jean-François Delfraissy, le président du CCNE a reconnu que l’ouverture de la PMA ne faisait pas consensus.

 

La volonté affichée par Emmanuel Macron de ne pas « humilier cette France-là » a-t-elle calmé les esprits ?

 

Les cinq années écoulées depuis la loi Taubira ont-elles éteint les ardeurs militantes ?

 

Selon plusieurs sondages sortis en 2018, environ 60 % des Français se disent favorables à la PMA pour toutes. Un pourcentage en nette progression. Sophie, cadre quadragénaire, estime par exemple que ses positions ont évolué depuis le mariage pour tous : «J’ai manifesté contre ce texte mais, aujourd’hui, je ne retournerai pas dans la rue. Les familles homoparentales sont entrées dans les mœurs ». Vincent, avocat d’affaire parisien qui a battu le pavé à plusieurs reprises en 2013, juge, quant à lui, le sujet de la PMA pour toutes « trop technique, trop complexe » pour manifester. « Les enjeux soulevés par la loi Taubira étaient plus simples », relève-t-il. « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », dit le proverbe inspiré d’Héraclite.

 

Confrontée à un contexte très différent de « l’ère Hollande » et à un besoin de renouvellement, la Manif pour tous cherche de nouveaux visages pour incarner ses idées. Marie Marion est l’un d’entre eux. Cette étudiante en école d’infirmière de 20 ans a rejoint le mouvement dans le courant de l’année dernière. Elle a accepté de faire partie des porte-parole du mouvement pour lutter contre « la marchandisation du corps » et « la montée en puissance de la science dans le domaine de la procréation, contre l’ordre naturel des choses ».

 

«Certains éléments laissent entrevoir une forte mobilisation, comme l’implication des militants lors de la consultation ­citoyenne des états généraux de la bioéthique. Mais cinq ans après la loi Taubira, la dynamique de mobilisation est difficile à tenir, analyse Jérôme Fourquet, ­di­recteur du département opinion publique à l’Ifop.

 

Beaucoup d’éléments manquent aujourd’hui pour se lancer dans des prédictions. Quel sera le calendrier du texte ? Une faible popularité de Macron pourrait-elle venir gonfler les voiles de la mobilisation ? Dans les sondages, on voit que 40 % des Français sont acquis à la PMA pour toutes et que 40 % y sont réfractaires. 20 % se prononcent pour ou contre en fonction de la manière dont la question est posée, soit en insistant sur le désir d’enfant soit en interrogeant les droits de l’enfant ».

 

«Le sujet de la procréation et de la parentalité concerne tout le monde. On est bien au-delà de la loi Taubira, défend de son côté Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita. L’autorisation d’une procréation artificielle, qui prive délibérément les enfants de père, et l’émergence d’un marché de la procréation sont des sujets qui ont un écho bien au-delà de l’opposition au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels. Ils peuvent aussi mobiliser bien au-delà de la droite. Nous ferons tout pour lancer un grand mouvement social pour nous opposer. Mais peut-être avec un nouveau logiciel et un collectif renouvelé ».

 

La contestation pourrait-elle agréger des voix de gauche, des antilibéraux ?

Certaines personnalités, comme le député européen écologiste José Bové, ont exprimé publiquement leur opposition à l’extension de la procréation médicalement assistée. Au Corp (Collectif pour le respect de la personne), mené par la philosophe Sylviane ­Agacinski, le sujet divise. Le collectif organise, pour sa part, un colloque ce samedi pour lancer une coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (CIAMS).

 

Pourrait-il aussi s’opposer à l’ouverture de la procréation médicalement assistée ?

Ses membres redoutent-ils un basculement de la PMA pour toutes à la GPA ? « Nous souhaitons montrer que l’opposition à la gestation pour autrui n’est ni homophobe ni conservatrice, explique Ana-Luana Stoicea-Deram, membre du collectif. Mais nous ne prenons pas de position publique contre l’extension de la PMA car ce sujet ne fait pas consensus dans le collectif et la PMA n’implique pas l’instrumentalisation du corps d’autrui. Nous sommes cependant très ­attentifs à la tournure que prendront les débats sur la révision de la loi de bioéthique »

 
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Certains parents craignent des « paroles trop crues »

AGNÈS LECLAIR

 

AU-DELÀ des rumeurs les plus folles, le délicat sujet de l’éducation à la sexualité à l’école inquiète souvent les parents. « C’est un sujet très intime. L’inquiétude est d’autant plus forte qu’on ne sait pas qui va venir parler à nos enfants et ce qui va leur être dit. C’est un discours qui demande beaucoup de délicatesse. Sera-t-il bien ajusté à l’âge de l’enfant ?

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Informer et associer les parents d’élèves à la mise en œuvre de l’éducation à la sexualité : cette recommandation figure noir sur blanc dans la circulaire de 2003 de l’Éducation nationale qui a mis en place les trois séances annuelles d’éducation à la sexualité.

 

« Ces dernières années, ce dialogue avec les parents a été oublié dans certaines écoles, juge Pascale Morinière, vice-présidente des Associations familiales catholiques (AFC).

 

Or cette absence d’échange peut créer de très fortes tensions. Les parents n’ont pas envie d’être contournés ou déshabilités sur ce sujet qui touche à la construction de la vie de leurs enfants. Ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants et la liberté de conscience des familles doit être respectée », défend-elle.

 
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L’éducation sexuelle à l’école recadrée

Fausses rumeurs, fantasmes et inquiétudes… Depuis juillet, le sujet agite le Web. Une circulaire est publiée ce jour.

CAROLINE BEYER

 

ÉDUCATION La nouvelle circulaire d’éducation à la sexualité, qui paraît ce 13 septembre, fait parler d’elle depuis le mois de juillet… « Des choses absurdes ont été dites cet été par des gens qui ont un intérêt idéologique à attiser le feu sur ces questions », a éclaté Jean-Michel Blanquer mercredi matin lors d’une conférence de presse tenue sur un tout autre sujet. Le 31 août, au micro de RTL, le ministre de l’Éducation dénonçait la circulation de « fausses informations » destinées à « effrayer les gens, avec parfois l’intention de les attirer dans de nouvelles écoles privées hors contrats fondamentalistes ». Il invitait chacun à être « attentif » à des propos venus de « milieux catholiques et musulmans intégristes ».

 
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Université d'été 2018 de La Manif Pour Tous

Du samedi 22 septembre 14h au dimanche 23 septembre 16h
Conférences, débats, rencontres, ateliers, dédicaces, apéros, soirée...
A Etiolles (Essonne), 30 minutes au sud de Paris

Événement ouvert à tous sur INSCRIPTION

AVEC LES PARTICIPATIONS /

Ivan Rioufol, journaliste, chroniqueur au Figaro et sur RTL. Auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier : « Macron, la grande mascarade », paru chez L'Artilleur en 2017.
Intervention à l'Université d'été : « Le réveil de la société civile », samedi 22 septembre à 14h15 

Dominique Reynié, politologue, professeur à Sciences Po Paris et directeur de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol). Dernier ouvrage paru : « Où va la démocratie ? »
Intervention à l'Université d'été : « Que nous dit le macronisme sur l'état de la politique », samedi 22 septembre à 15h 

Charlotte d'Ornellas, journaliste à Valeurs Actuelles et chroniqueur sur CNews. Auteur de « Ne nous laissez pas disparaître : un cri au service de la paix » aux Éditions Artège, 2016. 

Intervention à l'Université d'été : « Le Président et les médias », samedi 22 septembre à 15h30

Jean-Marie Andrès , président des Associations familiales catholiques (AFC) 

Intervention à l'Université d'été : « Les enjeux politiques autour de la famille », samedi 22 septembre à 16h10

Franck Meyer, président du collectif Maires pour l'enfance, porte-parole de La Manif Pour Tous.
Intervention à l'Université d'été : « Conflits d'intérêts autour de la PMA », samedi 22 septembre à 16h40

Pierre Manent, philosophe, professeur de philosophie politique, directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales (EHESS). Dernier ouvrage paru : « La loi naturelle et les droits de l'homme » aux PUF, 2018.
Intervention à l'Université d'été : « Quelles limites pour notre société ? », dimanche 23 septembre à 10h50

Gregor Puppinck, juriste, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECJL), expert de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et auprès du Conseil de l'Europe. Dernier ouvrage paru : « La Famille, les droits de l'homme et la vie éternelle », aux Editions de L'Homme nouveau, 2016.
Intervention à l'Université d'été : « Les droits de l'Homme », dimanche 23 septembre à 11h30

Dr Christian Flavigny, pédopsychiatre et psychanalyste, praticien attaché au service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, auteur de nombreux ouvrages sur les évolutions de la famille, dont le dernier : « Interdits et limites, les conditions du vivre ensemble » chez Editions in Press, 2017.
Intervention à l'Université d'été : « La paternité bradée », dimanche 23 septembre à 14h15.

Patrick Buisson , journaliste, spécialiste des études d'opinion, conseiller politique, directeur général de la chaîne Histoire. Dernier ouvrage : « La cause du peuple », chez Perrin 2016, Tempus 2017.
Intervention à l'Université d'été : « Mai 68, le grand basculement », dimanche 23 septembre à 15h

Et aussi : projection en avant-première d'un film-enquête pour savoir si « la GPA aux Etats-Unis, c'est vraiment mieux qu'ailleurs ? ». La réalisatrice, venue de Californie, répondra ensuite à vos questions. 

 

Les différents supports médias proposés : Les conférences comme si vous y étie

- le samedi après-midi : https://www.youtube.com/watch?v=GxGwGVeLM0Y

- le dimanche matin : https://www.youtube.com/watch?v=emW4Mc06qh0

- le dimanche après-midi : https://www.youtube.com/watch?v=ynDPL225cOo

 
Vign_Le_vrai_bilan

Etats généraux de la bioéthique
Le bilan de La Manif Pour Tous
Thème « procréation et société »

Le document que vous pourrez télécharger ci-dessous est exceptionnel : il est la synthèse de la lecture, sur la procréation, des 1256 propositions débattues et des 27 519 arguments postés du 12 février au 30 avril 2018, sur le site Internet participatif des états généraux de la bioéthique, par 17 559 Français, de la revue des débats-citoyens organisés en France et des auditions devant le Comité consultatif national d’éthique.

>> Télécharger le document intégral de 429 pages <<

La réalisation de ce document a été possible grâce à l’immense travail accompli par les volontaires de notre mouvement. Il avait trois objectifs :

  1. réaliser un inventaire exhaustif
  2. analyser la participation des Français et leurs votes
  3. présenter la synthèse de leurs vœux

Ce travail sans précédent s’est imposé face à la participation historique des Français qui, une nouvelle fois, ont montré que « la France est le pays de l’éthique »1.

Afin de respecter la promesse de la démocratie participative voulue, aussi bien par la loi que par le président de la République, nous attendons désormais que tous les acteurs du débat accomplissent la même démarche : qu’ils lisent et constatent, comme nous, que les Français souhaitent le statut quo à propos de la PMA, et une initiative internationale de la France pour l’abolition universelle de la GPA. C’est à l’aune de cet effort, et du devoir de vérité qu’il impose, que la démocratie sera respectée.

Les états généraux de la bioéthique ont produit de véritables cahiers de doléances sur la procréation et la filiation. Les Français y expriment clairement, respectueusement, leur sens de la justice: le respect du droit de l’enfant d’avoir un père et une mère, la non marchandisation de la femme, ainsi que le non dévoiement de la médecine.

Il appartient désormais aux représentants élus des Français et au pouvoir exécutif de ne pas les trahir.

Pour accéder directement aux différents chapitres du document :

  1. Les principaux enseignements des états généraux de la bioéthique 2018
  2. Chapitre 1 – Position des participants à la consultation en ligne (arguments et votes sur les propositions)
  3. Chapitre 2 – Cartographie argumentaire sur l’évolution de la PMA
  4. Chapitre 3 – Cartographie argumentaire sur la GPA
  5. Chapitre 4 – Cartographie argumentaire sur l’autoconservation ovocytaire
  6. Chapitre 5 – Les débats-citoyens
  7. Chapitre 6 – Les auditions
  8. Chapitre 7 – Annexes

 

 
Vign_Revue_de_presseAV

Chers amis,

 

De quoi avons-nous besoin, confrontés aux incertitudes que nous impose un univers politico-médiatique secoué de l’intérieur par sa vacuité, ses contradictions et le caractère de plus en plus flottant de sa parole ? De repères stables mais aussi de faculté d’adaptation. Enracinement et souplesse donc.

 

La revue de presse d’Alliance VITA nous encourage à tenir ces deux exigences. Elle parle du monde tel qu’il est, sans céder à ce qu’il a de destructeur. Déplorer passivement serait vain : si nous nous informons, c’est dans l’intention de mieux comprendre pour mieux agir.

 

Nous l’avons souvent remarqué : une action déterminée est l’antidote au découragement.

 

Le vigoureux roseau de la fable pourrait donc être notre modèle, lui qui sait plier pour résister au vent dominant, sans se laisser emporter, comme la feuille morte, ni arracher de l’humus qui le fait vivre.

 

Le secret de VITA réside dans cet humus, le réel, ce terreau social d’où germe la vérité, c’est-à-dire toutes ces humbles personnes qui font appel à nos services d’aide. Leurs histoires, poignantes ou édifiantes, nous confirment dans une conviction : en soutenant les vies les plus fragiles, nous faisons grandir l’humanité.

 

Bonne rentrée !

 

Tugdual Derville

Délégué général

  

21e Université d’été d’Alliance VITA : Cultiver le goût de la vie pour le transmettre

 

De quel droit le Conseil d’Etat peut-il abandonner la protection des enfants au nom d’intérêts individuels ?

 
Vign_DArmanin

Prélèvement à la source : "Le standard sera gratuit à partir du 1er janvier", annonce Darmani

 

FIGAROVOX/ANALYSE - Alors que le gouvernement a finalement décidé d'appliquer le prélèvement à la source le 1er janvier prochain, Virginie Pradel lève le voile sur le coût qu'aura cette mesure pour le contribuable français.

 

Après moult tergiversations, le gouvernement a finalement confirmé que le prélèvement à la source serait mis en œuvre à compter du 1er janvier 2019 ; rappelant à l'envi, pour convaincre les millions de contribuables encore dubitatifs, que cette réforme ne pourra que leur simplifier la vie !

 

Force est toutefois de constater qu'il existe un gouffre abyssal entre les déclarations gouvernementales et ce qui attend en définitive les contribuables…

 

Le « meilleur » du prélèvement à la source

Au reste, des millions d'entre eux recevront en 2019 un, voire deux chèques de Bercy (le premier en janvier et le second en juillet) correspondant non seulement aux crédits mais aussi aux réductions d'impôt dont ils ont bénéficié en 2018, par exemple au titre d'un don fait à une association ; ce qui est très généreux dès lors que ces dernières ne sont en principe pas restituables

Voilà pour ce que l'on peut appeler le « meilleur » du prélèvement à la source qui, on l'aura bien compris, sera principalement limité aux deux premières années de transition et à certaines catégories de contribuables ; le pire devant survenir par la suite et pour la majorité d'entre eux…

 

Curieusement lors de l'interview du 17 septembre sur RTL, Gérard DARMANIN s'est bien gardé de parler de la réforme de la taxe d'habitation. La prochaine "bonne idée" d'Emmanuel Macron pour mettre les communes en difficulté et pénaliser les retraités qui ont économisé toute leur vie pour devenir propriétaires et voir les taxes foncières augmentées pour compenser le cadeau du Président. La taxe des ordures augmentera aussi... mais çà c'est pour le bien-être de l'environnement.

 
Vign_Blanquer

LA FAUTE DE BLANQUER

 

Non, il ne faut pas enseigner l’arabe à l’école

GUILLAME ROQUETTE

 

 

 

Dans son nouveau et passionnant livre *, Eric Zemmour cite l’écrivain André Suarès, Français juif comme lui, qui définissait la patrie comme « la terre des pères » en ajoutant aussitôt : « Il y a les pères selon la chair et les pères selon l’esprit. » C’est cette double paternité qui permet à chaque Français de se reconnaître descendant des Gaulois, même sans avoir une seule goutte de leur sang dans les veines. On ne saurait mieux définir l’assimilation.

 

Cette dernière suppose, pour les nouveaux arrivés, qu’ils abandonnent une partie de leur identité d’origine pour embrasser celle de leur pays d’adoption, avec son mode de vie, son histoire et bien sûr sa langue. Et c’est parce que la France n’ose plus imposer cette règle d’airain à ses nouveaux enfants que l’immigration maghrébine et africaine du dernier demi-siècle se révèle si conflictuelle.

 

Voilà belle lurette que l’école a abandonné sa mission de transmission du roman national pour enseigner une histoire « inclusive » et, comme si cela ne suffisait pas, elle veut désormais mettre à l’honneur l’enseignement de l’arabe. Après Najat Vallaud-Belkacem, qui voulait qu’on puisse l’apprendre dès le CP, c’est au tour de l’actuel ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, de vouloir lui donner du prestige avec « toute une stratégie qualitative vis-à-vis de la langue arabe », à laquelle il ne trouve que des qualités, comme au chinois ou au russe.

 

 

Pour une fois, Blanquer se fourvoie. Non seulement il n’est pas nécessaire d’enseigner l’arabe à l’école publique (commençons par donner à tous les élèves un niveau correct en anglais), mais il est souhaitable de ne pas le faire. L’arabe n’est pas une langue comme les autres, il est l’une des deux armes (l’autre étant évidemment l’islam) dont se servent ceux qui veulent séparer les musulmans du reste de la communauté française.

 

Nul besoin d’être licencié en sciences de l’éducation pour comprendre que cette option facultative serait d’abord choisie par des enfants issus de l’immigration maghrébine, ou plus exactement par leurs parents, désireux de les enfermer dans leur culture d’origine.

 

Et l’argument selon lequel l’enseignement de la langue et de la civilisation arabe à l’école pourrait réduire l’attractivité des mosquées et autres écoles coraniques, comme l’affirme aujourd’hui l’Institut Montaigne, ne tient pas la route une seconde.

 
Vign_Impots_IR

Le Figaro - jeudi 13 septembre 2018

DÉBATS

DERRIERE LE PRELEVEMENT A LA SOURCE, LA FUSION DE L’IMPOT SUR LE REVENU ET DE LA CSG ?

En reprenant la réforme initiée par François Hollande, Emmanuel Macron révèle une orientation idéologique qui n’est pas libérale, estime l’économiste Pascal SALIN.

Professeur honoraire de l’université Paris-Dauphine, président de l’Aleps (Association pour la liberté économique et le progrès social), ancien président de la Société du Mont Pèlerin, auteur de La Tyrannie fiscale  (Éditions Odile Jacob).

 

Il était clair, avant même son élection, qu’Emmanuel Macron n’était pas un libéral mais un pragmatique avec cependant un instinct de gauche. ...

Le prélèvement à la source est particulièrement complexe du fait de la progressivité et de la multiplicité potentielle des sources de revenus.

·         Le taux de l’impôt progressif dépend de l’ensemble des revenus d’une famille, mais le prélèvement à la source n’est envisagé, pour le moment tout au moins, que pour les revenus accordés par des employeurs ou des caisses de retraite.

·         Pour un même contribuable la collecte de l'impôt nécessitera, pas moins de trois ou quatre transactions bancaires après autant d'échanges entre les collecteurs et l'administration fiscale pour fixer la base du prélèvement. Ensuite, l'administration fiscale devra prélever chaque mois sur le compte bancaire du contribuable le reste du ou ristourner le trop-perçu. Et l'on vous parle de simplification…

·         Mais si l’on voulait vraiment généraliser cette méthode de prélèvement, il faudrait par exemple prélever auprès d’un locataire l’impôt dû par un propriétaire d’appartement sur le loyer qu’il paie ou auprès d’un patient l’impôt dû par un médecin sur le prix d’une consultation…

On prétend qu’il est logique de faire payer l’impôt non pas sur les revenus de l’année précédente mais sur les revenus de l’année courante.

 
Vign_Destin_francais

 

ÉRIC ZEMMOUR UN DESTIN FRANÇAIS

N/A

PAR ALEXANDRE DEVECCHIO

 

« Destin français », le nouvel ouvrage d’Eric Zemmour, est une méditation puissante et profonde sur l’Histoire. Fidèle à lui-même, l’essayiste revisite le passé pour mieux déconstruire le présent. Surprise : dans une introduction poignante en forme de confession, il lève aussi le voile sur son enfance et sa famille.

 

On est de son enfance comme on est d’un pays », écrivait Saint-Exupéry. Et pour comprendre Eric Zemmour, c’est à cette source qu’il faut puiser. Son nom commence par un Z, comme Zorro, mais à 10 ans, Zemmour rêve d’être Bonaparte. Il dévore le Napoléon d’André Castelot, « avec sa couverture verte cartonnée », que sa mère lui a offert pour son anniversaire. Son esprit vagabonde en 1800 au milieu des champs de bataille. Il ­revit l’épopée impériale. Sur son cheval au galop, l’enfant coiffé de son bicorne charge avec les soldats de la Grande Armée, vibre à la victoire d’Austerlitz et pleure après la retraite de Russie et Waterloo. Plus tard, il découvre Illusions perdues. Balzac est son Vautrin, qui lui ­apprend à grandir. C’est décidé, faute de pouvoir être empereur, il sera Rubempré. A moins qu’il ne soit l’auteur de La Comédie humaine lui-même. « Dès l’enfance, j’avais compris que la France était ce pays singulier fait de héros et d’écrivains, de héros qui se prétendaient écrivains, et d’écrivains qui se rêvaient en héros », écrit-il dans Destin français.

 

L’une des immenses surprises des 569 pages foisonnantes de son nouvel essai, concerne les 40 premières. A 60 ans, dans une introduction poignante en forme de confession, l’essayiste révèle la part de lui-même la plus précieuse, celle qu’il gardait jusqu’ici jalousement pour lui : sa part d’enfance. Il a fallu six mois à Lise Boëll, la directrice éditoriale essais et documents d’Albin Michel, pour convaincre ce grand pudique de se ­livrer. Zemmour se moque d’être aimé. Il veut convaincre par ses idées, pas par ce qu’il est. Par la raison, pas par l’émotion.

Contactez-nous : famillesderetz@gmail.com